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Conflans : Abdelhakim Sefrioui avait été signalé par les RG, il y a plus d’une semaine.

Le renseignement territorial des Yvelines avait signalé le rôle actif d’Abdelhakim Sefrioui dans la montée de la tension autour du professeur décapité. En vain.

Selon les informations de Le Point, les agents du renseignement territorial du 78 (Yvelines), ont dès le lendemain du rendez-vous entre le père d’une élève de quatrième qui a tenté de mobiliser les parents musulmans contre le professeur décapité, et la principale du collège, adressé un signalement que les responsables du renseignement n’ont reçu qu’en milieu de cette semaine.

Le père de l’élève en 4°, a l’origine du conflit et placé en garde à vue, était accompagné d’une figure bien connue de l’islam radical : Abdelhakim Sefrioui, qui s’était présenté à la principale comme étant le président du « conseil des imams de France ».

Si la note résumé que la tension s’était calmée, elle ne pouvait, compte tenu du contexte : entre le procès de “Charlie hebdo ” et l’attaque au couteau devant ses anciens locaux, au minimum, anticiper une protection pour Samuel Paty. Regrette un officier du renseignement territorial des Yvelines. Car en fait Abdelhakim Sefrioui, qui a été interpellé chez lui par le RAID, dans la nuit de vendredi à samedi, s’était largement impliqué dans la montée des tensions. Parallèlement au mystérieux père de famille qui a diffusé une vidéo dénonçant le cours dans laquelle : il a qualifié Samuel Paty de “ voyou ”. Sefrioui, lui, dénonçait dans une vidéo l’administration du collège qui soutenait son enseignant :

“ Comme il n’allait rien y avoir de la part de l’établissement [aucune suite ni sanction, NDLR], nous sommes partis avec la ferme intention de nous mobiliser par une action devant l’établissement et devant l’inspection académique.” Menacer Abdelhakim Sefrioui.

Mais, dans l’après-midi, l’Inspection académique aurait contacté le parent d’élève et lui a exprimé son étonnement et [le fait] qu’ils allaient sévir… »

Sefrioui connu de l’islamisme radical

Abdelhakim Sefrioui est un adepte de l’islamisme radical. Fiché depuis près de deux décennies, en 2009, on lui reproche d’avoir exercé des pressions sur Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris. Après que Boubakeur avait tenu des propos publics d’amitié envers les juifs, Sefrioui, un temps proche de Dieudonné, avait installé un sit-in devant la Grande Mosquée de Paris contraignant ses responsables à fermer le lieu de culte durant six semaines. À travers le collectif Cheikh Yassine (du nom du fondateur du Hamas à Gaza en Palestine), qu’il avait créé, il n’a jamais cessé de promouvoir des actes violents depuis au moins 10 ans, voire de passer lui-même à l’action.

Aussi, on le retrouve derrière le groupe terroriste Forsane Aliza, aujourd’hui dissous, avec qui il tentait d’intimidé, en 2011 déjà, la proviseur du lycée de Saint-Ouen qui avait tenté d’imposer dans son règlement intérieur la fin des jupes longues. Il se disait représentant des parents d’élèves musulmans qui se sentaient stigmatisés par cette décision, se faisant passer pour l’oncle d’une élève concernée par la mesure de la cheffe d’établissement.

Une procédure de déchéance de nationalité abandonnée par l’État.

En 2010 à Montreuil, il avait porté un violent coup de poing contre les participants à un meeting commun en faveur d’une loi sur le voile intégral réunissant Manuel Valls et Jean-Pierre Brard, le maire de Montreuil. La police avait dû intervenir pour mettre fin aux violences.

Le préfet de Seine-Saint-Denis à l’époque et le patron des renseignements généraux avaient tenté de lancer une procédure de déchéance de nationalité de l’intéressé d’origine marocaine, obtenue par mariage. Ils n’y sont pas parvenus. D’aucuns prétendent que la bienveillance dont il jouissait auprès des autorités marocaines avait empêché la France de le déchoir.

Sefrioui a également vilipendé Jean-Christophe Lagarde, lorsque ce dernier était maire de Drancy, pour son soutien à l’imam Chalghoumi. Le collectif Cheikh Yassine est à l’origine de tensions permanentes autour de l’imam de Drancy ces dernières années, au point que ce dernier a fini par être exfiltré de son lieu de culte.

(Source le Point)

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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Samuel Paty, professeur d’Histoire décapité par l’idéologie de l’Islam.

Qui est Charline Avenel, la rectrice accusée d’avoir voulu sanctionner le professeur décapité.