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Hôpitaux : La déprogrammation des interventions hors Covid a démarré.

L’agence régionale de santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé ce vendredi 16 octobre enclencher de nouveau une déprogrammation massive de l’activité dans ses hôpitaux, pour anticiper l’afflux de patients atteints du Covid 19.

À partir de ce lundi et pour une durée de quinze jours au moins, les interventions dont le report ne changerait le pronostic du patient, ainsi que la médecine et la chirurgie ambulatoire (ne mobilisant pas une place en moyen séjour), seront reportées dans trois territoires hospitaliers : Loire, Rhône-nord Isère et Alpes Dauphiné. Une situation qui rappelle difficilement la première vague de mars, que redoutaient les médecins depuis plusieurs semaines.

“ Nous sommes arrivés au bout de ce qu’on pouvait faire, sans déprogrammer. ” Vient d’annoncer le professeur Olivier Claris, président de la Commission médicale d’établissement des Hospices civils de Lyon (HCL). 

Effectivement, dans les quatorze hôpitaux publics, la tension n’a cessé de monter depuis le début de la semaine dernière. Ce sont huit à neuf patients positifs au Covid qui sont admis en réanimation chaque jour.

De plus, les trois grandes villes de la région, Lyon, Saint-Etienne et Grenoble, sont fortement touchées en même temps. Le risque de saturation des services de réanimation et des soins intensifs, mais aussi d’hospitalisation conventionnelle, communique l’Agence Régionale de Santé, qui prévient que près de 90 % des lits de réanimation de la région sont occupés, dont 37 % par des malades atteints du Sras-Cov-2.

Pour prévenir d’une surcharge de patients, les premiers transferts de patients contaminés par le Covid-19 entre territoires ont commencé.

Également dans le sud du pays, à Marseille ou à Montpellier, comme en Ile-de-France… la vague de malades Covid-19 commence à se faire sentir et les décisions de déprogrammation se multiplient pour réussir à tenir. Particulièrement, dans les services de réanimation, même si on est encore loin du coup d’arrêt de l’Auvergne-Rhône-Alpes : “ La situation n’est pas encore catastrophique, mais elle est très préoccupante, alerte François-René Pruvot, le président de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement des CHU (centre hospitalier universitaire), les structures qui représentent les médecins hospitaliers. 

D’après ses éléments, outre la région lyonnaise, les déprogrammations ont été actées officiellement dans les CHU d’au moins six métropoles sous haute tension (en Ile-de-France, à Aix-Marseille, Rouen, Montpellier, Toulouse, Lille), dans une fourchette, quand elle est chiffrée, allant de 20 % à 30 % d’arrêt de l’activité, loin encore de l’arrêt massif et brutal de l’activité intervenu en mars, parfois jusqu’à 80 %.

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