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Réfutation des arguments « scientifiques » justifiant le passe vaccinal

Un « Projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire NOR : PRMX2138186L/Rose-1 » sera déposé début janvier devant le parlement. Il s’agit d’établir un passe vaccinal à la place du pass sanitaire.L’exposé des motifs est critiquable scientifiquement.Ce projet repose sur la supposée explosion des « cas » : ces cas ne sont pas des malades et nous ne sommes donc pas en période épidémique.Le projet de loi reconnaît que les vaccins présentent une efficacité diminuée avec le temps et que les rappels sont de nature à la rétablir ; cependant les nombreuses données récentes montrent l’inefficacité de ce rappel contre les variants actuellement circulants : les données de neutralisation des variants au laboratoire ainsi que d’efficacité constatée en « vie réelle » vont dans le même sens et montrent une efficacité nulle ou parfois même négative (augmentation de la susceptibilité des vaccinés au variant Omicron).De plus le variant Omicron en circulation actuellement semble moins pathogène que les précédents, suivant en cela l’atténuation attendue des virus à ARN (1)Enfin comme le montre Pierre Chaillot dans le document joint la Covid-19 ne sature pas les hôpitaux en cette fin 2021 («Non, les non-vaccinés ne saturent pas les réanimations » ci-dessous).L’instauration de ce passe vaccinal n’est donc aucunement justifiée scientifiquement.Auteur : Hélène Banoun, pharmacien biologiste, ancien chercheur INSERM, membre du Conseil Scientifique Indépendant
Incidence et nombre de « cas » versus nombre de maladesArgument : “L’incidence, mesurée sur sept jours consécutifs, a constamment augmenté depuis octobre et dépasse désormais 530 cas pour 100 000 habitants, soit un niveau jamais mesuré depuis le début de l’épidémie.”L’incidence de « cas » ne correspond pas à un nombre de malades comme l’explique Laurent Toubiana, épidémiologiste INSERM, directeur de l’IRSAN (2)Le nombre de cas positifs est en effet élevé en cette fin d’année car on teste beaucoup, mais le taux de positivité n’est pas très élevé (3). Au 13 décembre le taux de positivité était de 7,3% (contre 16% en novembre 2020), 1 078 745 tests effectués ont été effectués ce même jour (plus que le maximum atteint en aout 2021).Le nombre de positifs oscille entre 88 000 et 13 000 par jour ce qui correspond à une fourchette de 616 000 à 91 000 par semaine. Ce nombre de cas est à opposer au nombre de malades de la Covid estimé à 39/100 000 par semaine selon Sentinelles.Une épidémie de grippe classique est caractérisée par un nombre de malades compris entre 300 et 800/100 000 habitants par semaine 4.D’après le réseau Sentinelles en semaine 50 de 2021 ce nombre de malades de la Covid était estimé à 39/100 000 habitants. Ce chiffre ne justifie pas une quasi obligation vaccinale sous-forme de passe vaccinal.Sentinelles semaine 50 du 13 au 19 décembre 2021(5)IRA 173 malades /100 000 hab par semaine dont 39 Covid/100 000 hab par semaineVirus isolés des malades d’IRA : 10% de SARS-CoV-2 et 28% de virus grippal, 2,8% rhinovirus, 6,1% Virus respiratoire syncytial et 12,2% de metapneumovirus
Efficacité vaccinale diminuée
Argument : « L’efficacité de la protection conférée par la vaccination tend en outre à diminuer avec le temps, ce qui rend nécessaire l’injection d’une dose de rappel pour maintenir une immunité suffisante»
En effet les données récentes confirment cette baisse de la protection vaccinale avec le temps et montrent de plus l’inefficacité de la 3ème dose contre le variant Omicron
Selon l’analyse des données du ministère israélien (6) sur les tests sur les passagers de l’aéroport national, publiée le 1er novembre 2021, la 3è dose est inefficace pour prévenir la diffusion de l’épidémie et expose les individus à des risques élevés de contamination.Selon un communiqué de Pfizer-BioNTech (7), le fabricant « croit que les vaccinés pourraient être protégés des formes graves dues à Omicron et contrôle en vie réelle l’efficacité de la 3è dose », pour justifier cette croyance du sang de vacciné a été recueilli 1 mois seulement après la 3è dose et 3 semaines après la 2de dose, et testé sur le variant Omicron. On sait maintenant que quelques mois après la seconde dose le vaccin devient inefficace contre Omicron (voir références ci-dessous). Comment espérer qu’il en soit autrement avec la 3è dose puisqu’après un intervalle aussi court que 3 semaines ou un mois après l’injection l’effet neutralisant sur omicron est identique après la 2de ou la 3è dose. Il n’y a aucune justification scientifique à supposer que le vaccin reste efficace après la 3è dose alors qu’il ne l’est plus après la 2de. D’ailleurs Pfizer précise que la persistance de la neutralisation de Omicron par le booster va être surveillée dans l’avenir.
Echappement de Omicron au vaccin : études de laboratoire sur la neutralisation du virus par les anticorps vaccinauxDe nombreuses publications montrent l’ échappement du variant Omicron aux vaccins (une virologiste allemande sur twitter (8) : « nos premières données sur la neutralisation d’Omicron versus Delta sont prêtes : avec 2 doses de Pfizer, 2 doses Moderna, ou 1 dose Astra-Z et 1 dose Biontech ; après 6 mois 0% de neutralisation de Omicron,Après la 3è dose de Pfizer, 3 mois après le booster seulement 25% de neutralisation versus 95% chez Delta. Jusqu’à 37 fois la réduction Delta vs. Omicron ». Ce travail a été publié depuis (9).D’autres publications montrent la même diminution drastique du pouvoir neutralisant des anticorps vaccinaux in vitro (10)
L’efficacité des vaccins est faible contre le variant OmicronArgument « Le contexte épidémique est enfin marqué par l’apparition du variant Omicron, d’ores et déjà présent sur le territoire national et dont les premières études révèlent une contagiosité nettement supérieure à celle des autres souches en circulation, ainsi qu’un échappement immunitaire au moins partiel, même si les vaccins à acide ribonucléique messager semblent continuer à procurer une protection significative contre les formes graves, en particulier après l’injection d’une dose de rappel. »
Les vaccins (y compris la 3è dose) ont une faible efficacité sur Omicron.L’efficacité disparaît avec le temps (elle commence à diminuer au bout du premier mois)Selon le Rapport officiel du gouvernement Britannique (11),  après la dose de rappel, l’efficacité contre omicron est plus faible 2 semaines après l’injection comparée à celle contre delta.Selon un rapport officiel hollandais (12), il est noté une réduction de la protection conférée par l’infection ou la vaccination contre le portage de Omicron. Les vaccinés et les primo-infectés sont plus à risque d’être porteurs de Omicron que les personnes non vaccinées et jamais infectées.Encore une fois (comme dans quasiment toutes les études) seuls les vaccinés depuis plus de 14 jours (ou 28 pour Janssen) sont comptabilisés : il n’y a pas de données pour les fraîchement vaccinés!
Selon les statistiques officielles du gouvernement Ecossais (13), les données montrent (page 35) une augmentation du risque d’être infecté avec un nombre croissant de doses de vaccin : chez les non vaccinés : 0,63% de cas positifs Covid, chez ceux qui ont reçu 1 dose : 0,76% de cas positifs et 0,94% chez des doublement vaccinés, après le booster 0,20% de cas positifs (mais ces données sont extraites qq semaines seulement après la 3è doses et il faut tenir compte de la diminution de l’immunité vaccinale avec le temps)
Selon l’Université d’Edinburgh (14),  l’efficacité de la 2è dose vis à vis de Omicron est nulle au bout de 25 semaines (8 mois) et elle est comparable 2 semaines après la 3è dose (56%) et 2 semaines après la 2de (53%) chez les 16-49 ans. Chez les plus de 50 ans, l’efficacité est quasi nulle 2 semaines après la 2de dose et elle est de 57% 2 semaines après le booster.Une étude danoise (15) montre une efficacité « négative » à 3 mois vis à vis de Omicron (c’est à dire une plus grande susceptibilité à l’infection) après de 2 doses. La durée de l’efficacité de la 2de dose est de 1 mois vis à vis de Omicron (3 mois pour delta) et le booster (3è dose) n’a plus que 50% d’efficacité au bout d’un mois sur Omicron.Une étude récente sur une flambée épidémique aux Îles Féroé (16) montre une contamination par omicron avec un taux d’attaque de 63% parmi des triple vaccinés et testés négatifs dans les précédentes 36 heures.Tous ont eu des symptômes bénins résolus au maximum dans les 9 jours après une incubation de 2 à 6 jours. Les Iles Féroé possèdent une des plus fortes capacités de tests au monde.
Une publication d’eurosurveillance.org (17) fait état d’une flambée épidémique en Norvège fin novembre suite à un rassemblement festif. Le taux d’attaque de Omicron était de 74% parmi des personnes vaccinées à 96% ; la plupart ont développé des symptômes bénins et aucune hospitalisation n’a été notifiée.
Selon une autre publication d’eurosurveillance.org qui recense les cas de Omicron observés au Danemark (18), 85,5% des contaminés avaient reçu au moins une dose de vaccin, 76% étaient vaccinés 2 doses et 7,1% avaient reçu le booster : 83% étaient complètement vaccinés. Aucun enfant n’a été contaminé (les enfants ne sont pas vaccinés et étaient pourtant présents dans les chaînes de contamination). La majorité des cas ont rapporté des symptômes, 9 furent hospitalisés (dont 1 en soins intensifs) et aucun décès n’a été enregistré.Le Danemark a une des plus fortes capacités de testing dans le monde. Cette étude conclue à « une augmentation et une propagation rapides du variant Omicron au Danemark, un pays européen doté d’une grande capacité de dépistage, d’une couverture vaccinale élevée et d’une immunité naturelle limitée par l’infection par le SRAS-CoV-2. L’introduction et la propagation se sont produites en dépit d’une réponse de santé publique précoce et complète. »
Selon le PDG de Moderna (19), le français Stéphane Bancel, les vaccins devraient être peu efficaces contre Omicron.
Le variant Omicron semble moins pathogène que les précédents
Voir l’interview d’un médecin sud-africain (20) résumée en français : Omicron est bénin, ne donne pas de symptômes respiratoires ni d’hospitalisation, le vaccin est inutile car il est censé protéger des formes graves qui n’existent pas avec Omicron !
Selon l’Université d’Edinburgh (21) , il y a très peu d’admissions à l’hôpital avec Omicron en comparaison du variant delta.Selon le rapport britannique officiel du 3 décembre 202122, aucune hospitalisation ni aucun décès n’ont été notifiés en liaison avec Omircron.
Selon le rapport officiel sud-africain du 2 décembre (23), le Omicron progresse rapidement mais n’entraîne pas d’augmentation des cas de pneumonies et pas de décès ; la majorité des cas hospitalisés le sont pour des motifs indépendants de la Covid et le Omicron n’est découvert chez qu’à la faveur de tests systématiques.Les études précédentes des paragraphes montrant l’inefficacité des vaccins soulignent toutes également la bénignité de Omicron.
RÉFÉRENCES
1 Evolution of SARS-CoV-2: review of mutations, role of the host immune system Banoun H, Nephron (2021 Apr 28:1-12)https://www.karger.com/Article/Abstract/515417
2 http://recherche.irsan.fr/fr/documentation/index/voir/159-Analyse-17-novembre-2021-:-la-cinqui%C3%A8me-vague-un-feuilleton-qui-a-trop-dur%C3%A9
3 https://geodes.santepubliquefrance.fr/#c=indicator&f=0&i=sp_pos_quot.tx_pos_quot&s=2021-12-20&t=a01&view=map2
4 http://recherche.irsan.fr/fr/documentation/index/voir/164-Analyse-du-28-novembre-2021-:-La-vaccination-obligatoire-:-l%E2%80%99ultime-violence-faite-aux-populations
5 https://www.sentiweb.fr/document/5490
6 Green Pass and COVID-19 Vaccine Booster Shots in Israel – A More ‘Realistic’ Empirical Assessment Analyzing the National Airport Data, https://papers.ssrn.com/abstract=3963606)
7 https://www.pfizer.com/news/press-release/press-release-detail/pfizer-and-biontech-provide-update-omicron-variant
8 https://twitter.com/CiesekSandra/status/1468465347519041539
9 https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.07.21267432v2
10 Broadly neutralizing antibodies overcome SARS-CoV-2 Omicron antigenic shift, https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2021.12.12.472269v2,Pseudotyped SARS-CoV-2 Omicron variant exhibits significant escape from neutralization induced by a third booster dose of vaccination, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.17.21267961v1Reduced Neutralization of SARS-CoV-2 Omicron Variant by Vaccine Sera and monoclonal antibodies, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.07.21267432v2 , réduction importante de la neutralisation de Omicron après la 3è doseSARS-CoV-2 Omicron has extensive but incomplete escape of Pfizer BNT162b2 elicited neutralization and requires ACE2 for infection, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.08.21267417v1Striking Antibody Evasion Manifested by the Omicron Variant of SARS-CoV-2, https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2021.12.14.472719v1Omicron extensively but incompletely escapes Pfizer BNT162b2 neutralizationhttps://www.nature.com/articles/d41586-021-03824-5 Neutralization of ancestral virus was much higher in infected and vaccinated versus vaccinated only participants but both groups showed a 22-fold escape from vaccine elicited neutralization by the Omicron variant
Striking antibody evasion manifested by the Omicron variant of SARS-CoV-2https://www.nature.com/articles/d41586-021-03826-3
11 COVID-19 vaccine surveillance report – week 50, https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1041593/Vaccine-surveillance-report-week-50.pdf
12 Increased risk of infection with SARS-CoV-2 Omicron compared to Delta in vaccinated and previously infected individuals, the Netherlands, 22 November to 19 December 2021, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.20.21268121v1
13 Public Health Scotland COVID-19 & Winter Statistical Report, https://publichealthscotland.scot/media/10930/21-12-22-covid19-winter_publication_report.pdf
14 Severity of Omicron variant of concern and vaccine effectiveness against symptomatic disease: national cohort with nested test negative design study in Scotland , https://www.research.ed.ac.uk/en/publications/severity-of-omicron-variant-of-concern-and-vaccine-effectiveness-
15 Vaccine effectiveness against SARS-CoV-2 infection with the Omicron or Delta variants following a two-dose or booster BNT162b2 or mRNA-1273 vaccination series: A Danish cohort study, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.20.21267966v2
16 Omicron outbreak at a private gathering in the Faroe Islands, infecting 21 of 33 triple-vaccinated healthcare workers https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.22.21268021v1
17 Outbreak caused by the SARS-CoV-2 Omicron variant in Norway, November to December 2021!https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2021.26.50.2101147
18 Epidemiological characterisation of the first 785 SARS-CoV-2 Omicron variant cases in Denmark, December 2021, https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2021.26.50.2101146
19 https://www.ft.com/content/27def1b9-b9c8-47a5-8e06-72e432e0838fModerna chief predicts existing vaccines will struggle with Omicron
20 https://covexit.com/entretien-dr-chetty-omicron/
21 Severity of Omicron variant of concern and vaccine effectiveness against symptomatic disease: national cohort with nested test negative design study in Scotland , https://www.research.ed.ac.uk/en/publications/severity-of-omicron-variant-of-concern-and-vaccine-effectiveness-
22 https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1038404/Technical_Briefing_30.pdf SARS-CoV-2 variants of concern and variants under investigation in England
23 Tshwane District Omicron Variant Patient Profile – Early Featureshttps://www.samrc.ac.za/news/tshwane-district-omicron-variant-patient-profile-early-features
Texte de Pierre Chaillot, statisticienNon, les non-vaccinés ne saturent pas les réanimationsDepuis le début du mois de décembre, les médias se sont mis d’accord pour accuser les non-vaccinés de saturer les hôpitaux et en particulier les réanimations. La mode est de donner le ratio de « 9 personnes hospitalisées sur 10 ne sont pas vaccinées ». Nous avons déjà montré dans les 2 vidéos précédentes réalisées à partir des rapports de l’ATIH que, ni les soins conventionnels des hôpitaux, ni les services de réanimations, n’ont jamais été saturés en 2020. C’est encore le cas en 2021. Malgré le fait que nous sommes en période hivernale et donc que les infections respiratoires, dont les coronavirus engendrent des hospitalisations, seuls 15 % des services de soins critiques sont utilisés par des patients catalogués Covid-19, et parmi eux, la moitié sont non vaccinés. Nous allons donc voir en détail que, non il n’y a toujours rien d’alarmant sur la situation hospitalière et non, les non vaccinés ne sont en rien responsables de la situation des hôpitaux. Seuls les choix politiques le sont.
Les hôpitaux ne sont pas saturés à cause de la Covid-19Nous en avons déjà fait la démonstration dans les 2 vidéos précédentes grâce aux rapports de l’ATIH et à celui de la Cour des Comptes . Jamais pendant l’année 2020 l’hôpital français n’a été saturé à cause de la Covid-19. Les patients identifiés Covid-19 n’ont représenté que 2 % de l’activité, et l’hôpital a été en sous-charge toute l’année. Un très faible 2 %, alors que les déclarations Covid-19 l’ont été avec beaucoup de largesses pour des questions de facturation, il est en effet bien plus rentable pour l’hôpital de déclarer un patient comme infectieux, plutôt que pour la pathologie pour laquelle il est venu. Même les services de soins critiques ont été sous-utilisés et l’augmentation du recours aux services de réanimations est un trompe-l’œil uniquement dû à la requalification de lits de soins continus en lits de réanimations.Aujourd’hui, chacun peut voir sur le site Géodes que 3 000 patients sont déclarés Covid-19 et admis en services de soins critiques . D’après les statistiques de ScanSanté, il y a 20 000 lits de soins critiques en France. Donc aujourd’hui, 15 % sont utilisés par des patients déclarés Covid-19 (Figure 1). On note d’ailleurs que le chiffre de 3 000 mis en avant pour les patients Covid-19 est le nombre de patients en soins critiques (soit l’addition du nombre de patients en services de soins continus, soins intensifs et réanimations), alors que le nombre mis en avant pour le nombre de lits disponibles est le nombre de lits en réanimations uniquement (donc 6 000 au lieu de 20 000) laissant ainsi croire à une saturation inexistante.
Figure 1 : Schématisation des lits de soins critiques en France selon le statut Covid-19
Rappelons que depuis presque 2 ans, les seules déclarations des hôpitaux d’infections respiratoires aiguës (IRA) sont celles de la Covid-19. Toutes les autres causes déclarées ont disparu et notamment les fameuses grippes. Il est donc tout à fait normal quand arrive l’hiver d’avoir des patients âgés arrivant à l’hôpital souffrant d’IRA. Cela ne s’arrêtera pas avec des piqûres préventives. Il n’est donc absolument pas crédible de faire croire à une situation exceptionnelle avec des statistiques aussi basses. La propagande actuelle n’a pas d’autre enjeu que d’imposer des injections répétées à toute la population quelle que soit la situation sanitaire. Il n’y a pas le moindre lien entre les deux. Le ministère de la Santé choisit donc habilement ses indicateurs pour continuer d’entretenir la peur sur un non-sujet en ciblant les non-vaccinés plutôt que de parler des moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’hôpital.
Les non vaccinés ne saturent pas les hôpitauxLa pression médiatique fait toujours immédiatement suite aux communiqués de presse de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Ministère de la Santé. Celui de la mi-novembre avait pour titre « Neuf fois plus d’entrées en soins critiques parmi les personnes non vaccinées que parmi celles qui sont complètement vaccinées de 20 ans et plus » . Les médias ont évidemment mal traduit ce titre en faisant croire que « 9 personnes sur 10 en soins critiques sont non-vaccinés », ce qui n’a rien à voir. D’ailleurs, il suffit de lire le communiqué de presse pour le savoir : « Chez les personnes complètement vaccinées en revanche, le nombre d’entrées en soins critiques est en augmentation : il atteint 3 pour 1 million de personnes complètement vaccinées ; cette population représente 42 % des personnes admises en soins critiques et 48 % des personnes admises en hospitalisation conventionnelle alors qu’elle représente 86 % de la population des 20 ans ou plus. ». Il y a donc au mois d’octobre, presque autant de non-vaccinés que de vaccinés en soins critiques et pas du tout un ratio de 9/10. La répartition en soins critiques de 42 non-vaccinés pour 58 vaccinés a tendance à se rapprocher de 50/50 depuis novembre au regard des données de la DREES sur les entrées dans ces services. La tendance depuis 1 mois est de 46 vaccinés pour 54 non vaccinés (Figure 2).
Figure 2 : Schématisation des patients en soins critiques déclarés Covid-19 selon le statut vaccinal
Le ratio de la DREES de « 9 sur 10 » est un pur calcul théorique découlant de la part estimée du nombre de personnes vaccinées en France (Figure 3). D’après la DREES, il y aurait 86 % de vaccinés chez les plus de 20 ans.
Figure 3 : Schématisation du statut vaccinal dans la population française
Ainsi, la DREES utilise le fameux « produit en croix ». Elle suppose que si les ratios de soins critiques dans la population par statut vaccinal étaient conservés, et qu’il y avait autant de non vaccinés que de vaccinés, alors il y aurait 9 non-vaccinés sur 10 en soins critiques. Ce ratio ne reflète donc en rien la réalité observée en services de soins critiques.Si nous ajoutons, que nous avons appris grâce au rapport de l’ATIH sur la Covid-19, qu’environ 20 % des patients déclarés Covid-19 sont en fait venu à l’hôpital pour une raison complètement différente, mais dont la codification « Covid-19 » permet à l’hôpital une facturation bien plus intéressante, nous pouvons alors schématiser la répartition actuelle en services de soins critiques : pour 100 lits disponibles, nous avons 15 patients identifiés « Covid-19 », 3 ne sont pas venus à l’hôpital pour cette raison, 6 sont venus pour cela et sont vaccinés, 6 sont venus pour cela et sont non-vaccinés.Les patients Covid-19 non vaccinés venus pour Covid-19 représentent environ 6 % des lits en soins critiques à l’hôpital.

La conclusion est donc simple : non, les non-vaccinés ne sont en aucun cas responsable d’une quelconque saturation hospitalière. Leur nombre est bien trop faible à l’hôpital pour embouteiller quoi que ce soit.Rappelons que les hôpitaux et services d’urgences étaient en grève quasi-continue depuis plusieurs années et jusqu’en 2020 pour dénoncer le manque de moyen humain et la gestion inhumaine et uniquement financière de l’hôpital depuis la mise en place de la tarification à l’acte par Jean Castex en 2007. En 2021 rien n’a changé mis à part la suppression de quelques dizaines de milliers de lits d’hôpitaux et la mise à pied sans solde de soignants récalcitrants aux injections expérimentales, dont on sait pertinemment aujourd’hui qu’ils ne garantissent pas du tout d’avoir des tests négatifs, ni même de ne pas être malade, ou de finir en service de réanimation. Mais, le gouvernement aujourd’hui se trouve un bouc-émissaire : les non-vaccinés, et fait croire à la population que pour gérer les problèmes de l’hôpital, il faut donner des milliards d’euros à des laboratoires pour qu’ils nous fassent des piqûres régulièrement. Ces mêmes labos qui ont des liens financiers très étroits avec nos politiques. La fuite en avant que nous constatons mène uniquement à cette question : jusqu’où peuvent-ils prendre les gens pour des abrutis avant qu’ils ne se réveillent ?
1 https://www.bfmtv.com/sante/les-personnes-non-vaccinees-representent-9-patients-sur-10-au-chu-de-nice_VN-202112160035.html2 https://youtu.be/DP27OA-8bzE et https://youtu.be/DP27OA-8bzE3 https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_covid.pdf et https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_mco.pdf4 https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-soins-critiques5 https://geodes.santepubliquefrance.fr/6 https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/lits-de-reanimation-de-soins-intensifs-et-de-surveillance-continue-en-france/information/7 https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse/neuf-fois-plus-dentrees-en-soins-critiques-parmi-les-personnes-non-vaccinees

Written by AIMSIB

L’association AIMSIB est un collectif de bonnes volontés issues de la société civile, des patients déçus, blessés ou en colère et des professionnels de la santé du monde entier. Nos objectifs sont de fournir une information critique, indépendante, scientifique et exempte de conflits d’intérêt sur les médicaments, traitements et dispositifs médicaux ; informer les professionnels de santé et les citoyens vis-à-vis de la publicité et du bruit médiatique sur les thérapeutiques en général ; mettre en relation professionnels de santé et usagers en accord avec ces objectifs ; et mobiliser toutes les ressources y compris juridiques, pour que les agences nationales et internationales des médicaments, des produits de santé et de l’alimentation soient à l’abri de la pression des lobbies et des conflits d’intérêt.

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Témoignage d’une rafle de non-vaccinés dans un restaurant français