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Censure médiatique : Selon que vous soyez progressiste ou conservateur.

Le 17 septembre 2020, Sentinelle Citoyenne éditait son second numéro, titré « Désordre ordonné ». Une revue comprenant 52 pages parmi lesquelles un dossier de 12 pages faisant la démonstration que les chiffres sur l’insécurité relayés récemment par le “néo” garde des Sceaux Dupont-Moretti, sont tronqués. Le résultat d’un travail d’investigations de plusieurs journées. Bien évidemment, nous avions décidé d’en faire la promotion afin de gagner en visibilité. Las, nous n’aurons pas cette chance…

Avant tout. Nous tenions à rappeler que nous sommes un média indépendant, immatriculé au RCS de Montpellier et avons fait volontairement le choix de ne pas opter pour un statut “associatif”. Et donc par conséquences, de ne dépendre d’aucune subvention publique (y compris la publicité provenant d’institutions publiques). L’objectif étant de garder notre liberté journalistique, surtout en ce qui concerne la rubrique “politique”. Nos seules sources de revenus possibles restent alors : nos abonnés et les annonceurs privés.

Depuis les années 2000, les réseaux sociaux sont devenus d’incontournables canaux de communication et en ce qui nous concerne, ce sont nos principaux flux de trafic pour notre site internet. Concrètement, ils représentent prés de 75 % de nos visites quotidiennes (20 % proviennent des moteurs de recherches et les 5 % restants “les meilleurs” sont nos fidèles lecteurs.). Alors comme toute entreprise qui se respecte, nous avons voulu “ sponsoriser” un post sur Facebook pour faire “la promo” de notre nouveau numéro, monnayant quelques euros. Comme il nous est déjà arrivé de le faire. Mais cette fois-ci, quelques heures après l’envoi pour validation, notre publication a été refusé, car selon les modérateurs de Facebook, celle-ci « ne respecte pas les standards de la communauté ». Nous les avons sollicité pour en savoir plus, mais aucune explication de leur part. 

Après le blocage de notre compte Twitter, à son tour, Facebook opère l’arbitrage de notre ligne éditoriale. Probablement que nous payons le prix de notre pensée dissidente par la censure de nos idées jugées “néfastes”, pour ce qu’ils appellent la “communauté ”. En ce point, force est de constater que l’étouffement de la pensée dissidente s’amplifie ces derniers temps. D’ailleurs, plus personne n’est aujourd’hui à l’abri de la censure sur le web : même les plus puissants, tels que Donald Trump en sont également des victimes. Ainsi, toute prise de parole déviant un tant soit peu du politiquement correct peut valoir à son auteur une suspension, voire un bannissement à vie, des réseaux sociaux.

Les algorithmes, des gardes-fous 2.0

En France, du haut de leur phare, les tenants de la fanatique idéologie progressiste veillent à ce qu’aucune tête ne dépasse du troupeau. Toute voix dissidente qui tenterait de le détourner de l’abreuvoir universel, alimenté par les serviles médias main stream, doit disparaître sans délai aucun. C’est en effet, ce que la loi Avia devait imposer aux éditeurs de supprimer en 24 heures un contenu illicite sous peine de grosses sanctions, avant d’être elle-même censurée par le Conseil d’Etat. Mais jusqu’à quand ? Parallèlement, sous pressions de minorités actives, des annonceurs tels que Coca ColaLevi’s ou encore Ben & Jerry’s ont fait savoir qu’ils refusaient jusqu’à nouvel ordre, d’acheter de la publicité sur facebook, si ces derniers ne faisaient pas plus d’efforts pour encadrer les messages jugés inacceptables par le grand public. Mais avec ses 2,7 milliards d’utilisateurs pour Facebook, 330 millions pour Twitter et 80 000 requêtes à traiter par seconde pour Google ; il est impossible de faire vérifier les contenus par des humains et leur discernement. La plupart de ces vérifications se font donc par des machines. Plus précisément des algorithmes. Sauf que ces robots qui décident de ce qui doit être supprimé ou pas, sont loin d’être neutre, politiquement parlant. Il est intéressant de savoir qu’une enquête du Western Journal a démontré que les sites de sensibilité conservatrice ont essuyé une baisse de 14 % de leur audience, tandis que ceux des progressistes, eux ont augmenté de 2 % depuis le changement des algorithmes Facebook, en 2018.

Plus inquiétant encore, aux USA, le site Project Veritas a pu filmer en caméra caché des modérateurs du sous-traitant facebook. Celui-ci admettait “truquer le jeu” en faveur de la gauche. « Si quelqu’un porte une casquette “Make America great Again” [un slogan de Trump NDLR], je supprime la photo pour apologie du terrorisme », expliquait l’un des modérateurs. Le média social Facebook assure de son côté, « prendre ces accusations avec sérieux et tout faire pour effectuer une modération équitable ». 
En attendant que les équipes de Mark Zucherberg deviennent, un jour, impartiales… Nous faisons les frais de cette indécente chasse aux mal-pensants, qui au-delà de freiner notre développement et d’abîmer gravement la liberté d’expression, va jusqu’à influer sur la liberté de penser. Et ça, c’est grave !

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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