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A table ! Tambouille spéciale Sénatoriales

Mise en bouche

Il paraît que dans quelques jours nous voterons pour les Sénatoriales…enfin par procuration et par l’intermédiaire des grands électeurs , c’est à dire nos élus : des conseillers municipaux et conseillers départementaux. Dans l’imaginaire collectif, les sénateurs sont comme des représentants d’une politique ancienne forcément de droite, voire immobilistes et attachés à leurs avantages plus qu’à l’intérêt général. Nous savons bien sûr que tout cela est purement illusoire et que de servir avec humanité est leur priorité, nul n’en doute. Dans les colonnes des faiseurs de Rois, appelés communément médiastream, on devine rapidement que les effets d’annonces des uns et des autres, LR et LaREM, sont les prémices d’un mariage arrangé, avec les promesses de pouvoir s’asseoir à une confortable place en attendant sagement le grand buffet de 2022. Mais pour l’heure, place à la bonne franquette et trinquons aux nouvelles amitiés. Profitez-en ! C’est nous “les gaulois réfractaires” qui régalons…

La liste LREM

entrée: Roulés dans la farine...par Chef François ***

Peut-on espérer un retour noble de la politique ? En apparence pas dans l’immédiat, si l’on en croit le fonctionnement de François Commeinhes. Et plus particulièrement en matière de transparence. Car si le maire de Sète avait annoncé en juin 2017, après l’élection d’Emmanuel Macron, vouloir « reprendre sa liberté » en quittant Les Républicains et leurs fidèles électeurs pour soutenir le nouveau jeune Président, il n’en sera jamais réellement parti. Pourquoi ? Parce que Chefaillon François maîtrise parfaitement, la méthodologie du « En même Temps ».

En juin 2019, il se positionne amplement et déclare sa flamme au Président Macron “Les projets du gouvernement correspondent à mes valeurs », lisait-on dans le Midi Libre. Puis un an plus tard, en septembre 2020, l’amoureux macroniste reçoit Gérard Larcher. Un bon portant LR élevé au rang de président du Sénat, venu le soutenir à l’occasion du jeu des chaises musicales. Tiens Larcher !!! Ce n’est pas lui qui, en septembre 2019, disait vouloir  « assumer » son rôle d’opposant à la macronie ???Avant le premier tour des municipales dans les Halles de Sète, on se souvient tous de cet ancien électeur LR interrogé par un journaliste, afin de savoir s’il connaissait l’étiquette politique de son maire. “Commenhies ? Un foutoir sans nom !”, Répondit-il… Par sûr que depuis la venue du baron Larcher, ce dernier y voit beaucoup plus clair. Ils se dit que le jour où les cons auront du flair, ils trouveront des truffes ! Alors souhaitons-nous bonne chance…

plat: Bouillabaize de poulpe, pour les intimes...

Faut-il trahir pour accéder au pouvoir ? A cette question, Jean Pierre Grand répondrait clairement oui ! En effet, la longue expérience du fervent ambassadeur de « La République des traîtres » comme on l’appelle dans le milieu, a une sacré longueur d’avance en la matière. Telles les pieuvres qui ont tendance à glisser dans toutes les directions, grâce aux mouvements de leurs tentacules, ce baron de la politique se déplace de parti en parti en deux, trois gesticules. Et comme ces pieuvres qui nagent au dessus de leur proie pour ensuite se laisser tomber et l’immobiliser jusqu’à l’asphyxie, Jean Pierre Grand n’a aucun sentiment quand il s’agit de se faire une place. En cela, ce n’est pas son ancien collègue LR, Dominique Reynié qui nous dira le contraire.
Il faut savoir que celui-ci s’est vu annulé son élection, au Conseil régional Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées en 2016 par le conseil d’Etat, grâce ou à cause d’un recours déposé par Jean Pierre Grand. Ce dernier lui reprochant au premier d’avoir été parachuté. Effectivement, Dominique Reynié avait fourni un bail de location d’une chambre chez sa mère, dans l’Aveyron, daté de mars 2015, alors que le code électoral impose une domiciliation dès janvier pour être éligible. Autant dire que Mr Grand est sans pitié si l’on a le malheur de se retrouver en travers ses ambitions électorales.

“Jean-Pierre Grand ! Celui qu’on surnomme « Joukov » parce qu’il a eu presque autant de mandats politiques qu’un Maréchal soviétique a eu de médailles ! » ou « Un grand donneur de leçon mais petit faiseur de devoir »…. On va dire que la réputation du politico-baroudeur n’est plus à faire en terre héraultaise.

Jean-Pierre Grand est un homme de convictions. Il n’avait d’ailleurs pas hésité à « presque » contre dire Nicolas Sarkozy, en 2007. Sarkozy, en visite en Algérie, avait dénoncé le système colonial et appelé à combattre à la fois le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie. Le lendemain JP Grand, à l’époque député UMP, avait estimé que ces déclarations contribuaient à «raviver le débat» à la veille de la journée «d’hommage, de mémoire à l’action de la France Outre-mer et en particulier en Algérie», , rendant hommage à «l’apport culturel, économique et humain que les rapatriés ont apporté à l’Algérie».

Sur ce point, nous avons cherchez un commentaire du sénateur Grand concernant les plates excuses de Macron vis à vis du colonialisme en Algérie, sans succés… Probablement que sa proximité avec Macron explique cet étonnant silence. Rappelons au passage que notre sénateur faisait parti d’un certain voyage présidentiel au Tchad, en 2018…Ainsi, Jean Pierre Grand semble s’être adouci avec l’âge. En voulons pour preuve les nombreux tweets du docile sénateur valorisant le nouveau maire de Montpellier, Delafosse. Celui qui a pourtant balayé Saurel, son fidèle et tendre compagnon, qu’il chérissait jusqu’il y a peu…
C’est beau l’amour n’est-ce pas ? Foutaise !!! Alors que le clivage gauche/droite semblait avoir définitivement démontré sa futilité  et que naissaient l’espérance de véritables recompositions autour des questions fondamentales que sont libéralisme/socalisme et localisme/mondialisme ; voilà que les indécents prurits des droitards refleurissent, comme boutons d’acné sur un visage d’adolescent. Tout ceci au nom du pacte républicain et de l’opportunité du moment. Ainsi les sirènes des alliances locales, voire nationales, le fumet des bonnes places et accompagnées de leurs avantages, font frétiller les sens et peuvent troubler les consciences, même des plus honorables.

Puis à gauche… On voulait les noms des traîtres. On les a. D’ailleurs tout le monde les « avait », les présumait avec une quasi certitude, même les plus crétins et vendus de bobos. Et donc? Et maintenant? Mais où est le parti qui a construit son existence puis fondé sa rente sur la république qui agit, la république qui protège? Où sont ces élus qui doivent leur rémunération au vote des pauvres gens qui ne voulaient plus être des victimes sans importance? Il est facile de se moquer du jaune, quand ceux qui ont fait carrière en prétendant être les représentants et les porte-paroles de ces sans voix et de ces sans défense sont aux abonnés absents, incapables d’une action un peu virile, d’une déclaration radicale, incapables même d’organiser une simple manif. Ou bien même d’encadrer et de conduire « ceux qui voudraient faire quelque chose »… Il n’est parait-il jamais trop tard pour sauver l’honneur, peut-être est-ce vrai même quand celui-ci est enfoui sous des millions d’euros de prébendes d’argent public et des années d’abandon…

Dessert: Mignardises façon “Géraldine”

“Etre humain consiste essentiellement à ne pas rechercher la perfection, à être parfois prêt à commettre des péchés par loyauté, à ne pas pousser l’ascétisme jusqu’au point où il rendrait les relations amicales impossibles, et à accepter finalement d’être vaincu et brisé par la vie, ce qui est le prix inévitable de l’amour que l’on porte à d’autres individus. George Orwell, (1949). Las, nous terminerons ce désolant constat par une note de douceur pointé d’une pénible astringence. La question n’est donc plus de savoir comment, mais pourquoi ? Pourquoi Géraldine D’Ettore, une femme aussi politiquement cultivé, ait pu se laisser infecter par le Macronisme transmis par ses deux contagieux colistiers. Ce syndrome psycho-pathologique délirant qui sous prétexte d’ obsolescence des clivages partisans, fait s’envoler la disjonction droite/gauche et produit sans discrimination des malades de tous milieux et de toutes origines. On pourrait simplement s’en agacer, en être profondément navré et passer à autre chose en se disant qu’il s’agit juste là d’un énième excès d’opportunité du moment. Il y aurait donc aujourd’hui le Macronisme, comme il y a eu hier le Sarkozyme…

Malheureusement, ce n’est pas si bénin. Le mal est bien plus grave et plus profond. Tout d’abord parce qu’il touche ceux qui, jusque là, faisaient justement part de distance, de discernement devant les emballements  médiatiques et de défiance vis à vis des manipulations communicationnelles… Or, dorénavant, il suffit de lire et de tendre l’oreille pour se rendre compte que même les plus habituellement incrédules d’entre eux sont touchés par les putrides odeurs provenant des marchandages  d’ arrières cuisines. Force est de constater que l’appétence de l’opportunisme est désormais devenu absolu. Aux derniers étages des sièges de partis financés par les militants, on parle sans rire et même sans rougir de « deal » entre LaREM et LR , au nom du combat de l’extrémisme… Quand on ne l’a pas directement rejoint, on affirme « respecter » un adversaire « à la hauteur duquel il va falloir s’élever »….

Et pour le reste ??? La mise à mort du contrat à durée indéterminée, l’étripage du code du travail, le pouvoir d’achat, l’exemption de taxes sur les valeurs mobilières pour les plus fortunés, la démolition des services publics, l’insécurité, les pesticides, les  liaisons politiques avec les industries pharmaceutiques… ? Oh, mais ne nous encombrer donc pas avec ces questions de basse intendance ! La justice sociale, l’écologie, l’identité… c’est très bien dans les tables rondes et les discussions de fin de soirée autour d’une coupette ou d’un bon cognac, là on parle de choses fondamentales ! De la vraie vie ! Du pognon de dingue, de la présidentielle de 2022, de l’espoir de chacun de se retrouver un jour dans le camp des exploiteurs. On ne reviendra pas en arrière, y’a les vainqueurs et les vaincus, c’est comme ça, nous diront-ils !

En fait le Macronisme, c’est le  Fillonisme en mieux, le libéralisme sans le côté viellau. C’est l’argent qui ruisselle, plus glamour, version internationale plutôt que provinciale, la class’ à Dallas sans les poussiéreux vestiges cathos-Mont-Cul…Alors, puisqu’il n’y a plus rien à croire, plus rien à imaginer, à construire, à espérer, autant serrer les rangs derrière celui qui rendra l’ultime effondrement plus doux, plus confortable financièrement, celui qui finalement permettra de prolonger un peu ce bien être matériel qui est au fond la seule chose à laquelle on soit véritablement attaché, celui qui permettra, éventuellement, de continuer à racler quelques miettes… L’obsession du portefeuille a gagné, et en définitive cela arrange presque tout le monde• A.LARREY

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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