LE DÉPUTÉ EUZET DEVRAIT METTRE L’ACCENT SUR L’EXEMPLARITÉ

LE DÉPUTÉ EUZET DEVRAIT METTRE L’ACCENT SUR L’EXEMPLARITÉ

Monsieur Christophe Euzet (Député de la 7eme Circonscription de l’Hérault) vient de déposer avec ses collègues, une proposition de loi appelée « la France des accents » pour lutter contre la discrimination de la prononciation. Ce projet de loi a pour objectif de promouvoir la diversité de prononciation de la langue française en prohibant les « discriminations de l’accent » dont peuvent être victimes, nous les gens du Sud, mais nos concitoyens du Nord et bien d’autres dans beaucoup de régions françaises.

Notre Député veut donc lutter contre toutes les formes de discrimination et il souhaite y contribuer. Nous lui en sommes reconnaissants. Cependant la méthode de Monsieur EUZET, c’est faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais… Lui, est Député de La République En Marche et a le droit de faire de la DISCRIMINATION POLITIQUE et l’assume complètement, comme on peut le lire dans ses derniers propos ou il nous fait comprendre que les élus de la droite extrême sont infréquentables alors qu’ils sont autorisés à s’assoir, eux aussi, sur les bancs de l’Assemblée Nationale.

Cette proposition de loi qu’il a signée comporte d’ailleurs un rappel de la notion de « discrimination » en droit français, dont voici un extrait :

La discrimination est définie à l’article 225-1 du code pénal comme une « distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d’autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race, une religion déterminée ». Elle est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Les propos du Député de la majorité, sont donc très malvenus voir inacceptables pour nous qui sommes des sympathisants de l’opposition.

Même si nous baignons actuellement en plein autoritarisme, jusqu’à preuve du contraire, les convictions politiques sont des idées politiques auxquelles on peut croire et auxquelles l’on peut s’identifier. On a donc le droit de les exprimer en se réclamant d’une idéologie politique, ou en militant pour un parti politique quel qu’il soit.

Les convictions politiques sont un motif interdit de discrimination et de harcèlement. Cela signifie qu’on ne peut nous traiter différemment en raison de nos convictions politiques. De même, vous ne pouvez être la cible de commentaires ou de comportements offensants et répétés du fait de vos convictions politiques.  Ces situations sont contraires aux droits et libertés de la personne.

Je voudrais donc rappeler à Monsieur EUZET (qui est un spécialiste du droit), qu’avant de vouloir modifier des textes de lois, il faudrait avant tout faire part d’exemplarité et commencer par respecter celles qui existent déjà.

Alexandre LARREY

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