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LA CARTE DE L’INÉDITE CRISE SOCIALE QUI VIENT

La crise sanitaire aura été un hors-d’oeuvre en préalable de la crise sociale qui se profile en 2021. Un plat principal bien amer, dont nous sommes tous et tous potentiellement victimes.

La crise sanitaire aura été un hors-d’oeuvre en préalable de la crise sociale qui se profile en 2021. Un plat principal bien amer, dont nous sommes tous et tous potentiellement victimes.

Qu’il s’agisse de plans de départs, ou de licenciements secs, nombreuses sont les entreprises qui profitent de la situation sanitaire pour la faire peser sur les salarié.es éternelles variables d’ajustement. Très récemment, nous apprenions que Michelin à son tour, allait supprimer jusqu’à 2300 postes. Et on nous répète inlassablement que tant mieux, ce ne sont pas de vrais licenciements, puisqu’ils sont volontaires.

Pourtant le 28 novembre 2020, Muriel Penicaud déclarait à l’antenne de France Inter que  » ceux qui n’ont pas le couteau sous la gorge, je les invite à ne pas engager des plans de licenciements dans la période qu’on connait, alors que le marché du travail est plus difficile : c’est une question de responsabilité »Nope, les patrons toujours avides de dividendes, auront été prompts à ignorer les pseudo consignes d’une ministre finalement bien peu écoutée par ses pairs. Et n’hésitent pas à dérouler leur rouleau compresseur inhumain.

Quid de l’avenir de ces milliers de salariés d’Airbus, Hop, Air France, Michelin, Renault, Valéo, Auchan, Alinea, Nokia, BFM ( sic), et de toutes ces plus petites entreprises qu’il est impossible de lister ici, tant elles sont nombreuses. Que ce soit du côté des faillites, des plans sociaux ou de l’emploi, la crise a jusqu’ici produit des effets de second ordre au regard du potentiel de destruction de capacités que suppose le niveau actuel d’activité : dans une étude publiée mercredi 16 septembre, intitulée “Une rentrée économique sous perfusion”, le cabinet d’études économiques Xerfi est limpide. ( source Le Monde 17 sept 2020 ). “Prétextant” de la pandémie, de grands groupes annoncent des plans sociaux massifs, qui permettent souvent de cacher des erreurs ou des crises de direction.

Ces restructurations viennent mettre à mal le « nouveau contrat social » invoqué par le gouvernement dans le cadre de la loi Pacte : à la fin, c’est toujours le capital qui parle. ( source Médiapart, 30 novembre 2020 ).

Le 23 janvier des syndicats appellent à une marche contre les licenciements, vers l’Assemblée Nationale. S’organiser, se regrouper, et se révolter contre ces injustices permanentes, est crucial.

Carte CGT Stop licenciement

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