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EXCLUSIF- Ce couple de hauts fonctionnaires qui veut faire taire Raoult au nom de la médecine génomique.

Si les liens d’intérêts entre les institutions publique et l’industrie pharmaceutique sont nécessaires au développement de l’innovation en santé, ils doivent cependant s’inscrire dans un dispositif de transparence et ne pas porter atteinte à l’intérêt général. Les informations qui vont suivre, vont révéler que certains hauts fonctionnaires, placés dans des postes stratégiques, prennent de cruciales décisions pour des raisons qui ne paraissent pas toujours claires, flirtant alors avec les conflits d’intérêt…

Avant de commencer et pour bien comprendre la ligne de crête sur laquelle les personnes citées jouent les équilibristes, nous souhaitons vous apporter l’éclaircissement suivant :

On parle de lien d’intérêt dès lors qu’existe, entre un industriel pharmaceutique et un médecin, un contrat de fait ou un contrat réel dans le cadre duquel l’industriel fournit un avantage financier ou en nature au médecin (hospitalité, petit-déjeuner, rémunération d’expert ou de consultant, prise en charge d’un voyage…).

Le conflit d’intérêt surgit dès lors que l’indépendance du professionnel se trouve mise en question. Le lien d’intérêt, en revanche, n’est pas condamnable en lui-même et peut contribuer à l’innovation, au progrès thérapeutique et à la production d’un soin de meilleure qualité, sous réserve d’être établi en toute transparence et d’être rendu public, bien évidement.

 

Petit rappel chronologique

Ces dernières semaines nous avons pu découvrir à quel point les controverses scientifiques pouvaient être profondes. Ces polémiques ont démontré qu’il n’y a jamais seulement de la « science », mais bien d’autres choses, qui liées au contexte, aux idéologies défendues de manière explicite ou implicite, aux positions institutionnelles des protagonistes, peuvent avoir un impact direct sur notre propre santé. Parfois même notre vie. Ce qui nous a poussé à enquêter sur ce panier de crabes est l’incontestable acharnement politico-scientifo médiatique autour du protocole Raoult. Nous ne sommes pas des scientifiques, c’est donc pour cela que nous ne sommes pas en mesure de traiter le dossier sur le fond, mais plutôt sur la forme. Comme toujours, nous sommes parti d’un constat, celui de cette fameuse polémique au sujet de l’hydroxychloroquine, puis nous avons remonté le courant jusqu’à la source.

Tout commence véritablement le 5 mars, Didier Raoult (qui n’a encore rien officiellement publié) rencontre Emmanuel Macron à l’Élysée et lui parle de ses travaux. Le Président de la République demande alors à Olivier Véran (ministre de la Santé), de lancer les autorisations pour des essais cliniques, afin d’étudier les essais de la chloroquine sur laquelle travaille Raoult depuis plusieurs jours.

Le professeur Didier Raoult prépublie une étude le 17 mars qui sera complétée par une seconde le 27 mars. Les résultats prépubliés le 17 mars encouragent l’utilisation de l’hydroxychloroquine combinée à l’azithromycine contre le Covid-19. On y voit une disparition du virus après 6 jours de traitement dans plus de 50 % des cas avec l’hydroxychloroquine seule et une disparition dans la très grande majorité , si celle-ci est associée à l’azithromycine.

Déjà, de nombreuses critiques émergent sur l’approche méthodologique de l’étude de Raoult, et de nombreuses voix s’élèvent pour dire que cette étude ne veut rien dire.

Le 22 mars 2020, le protocole de Raoult est inclus (à contre cœur) dans l’essai clinique Discovery.

Cet essai est présenté dans une conférence de presse des professeurs Bruno Lina et Florence Ader le 23 mars. Lors de cette conférence de presse, le professeur Bruno Lina explique que : « Le 4e bras est le bras hydroxychloroquine, c’est un bras qui a été rajouté un petit peu à la fois à la demande de l’OMS et de l’Etat français, pour qu’on puisse avoir des résultats fiables sur cette molécule aussi, de façon à ce que l’on sache si cela a un intérêt ou si ça n’en a pas. » La professeure Florence Ader complète en répondant à la question « N’y-a-t-il pas un emballement autour de cette molécule ? Doit-on être prudent ou au contraire espérer que cette molécule soit la solution miracle ? » de la façon suivante « Elle sera évaluée comme les autres et comparée comme les autres. C’est-à-dire que pour nous, on est sur essai pragmatique qui a pour vocation à répondre à des questions avec des arguments scientifiques solides. Par conséquent, comme toutes les autres molécules qui sont à l’essai dans cette étude, les résultats et les analyses seront extrêmement intéressants. On verra ce qu’il en est. » Elle ne fait aucune mention dans cette conférence de presse de l’azithromycine.

Dans leur communication, les autorités de santé laissent croire que les résultats permettront de savoir si le protocole de Raoult fonctionne ou non. Mais en réalité, l’essai clinique Discovery ne reprend pas l’exact protocole de Didier Raoult. Il ne peut donc pas répondre à la question de l’efficacité ou non de son traitement qui se base sur deux critères:  la combinaison de l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, et son utilisation dès l’apparition des premiers symptômes.

C’est donc une grave erreur d’affirmer que l’essai clinique Discovery permettra de dire si le traitement du Docteur Raoult fonctionne ou non. Pire, la façon dont cet essai clinique est conçu ne peut qu’inmanquablement aboutir à la démonstration que l’hydroxychloroquine ne fonctionne pas. Ce que dénonce d’ailleurs très rapidement l’ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy.

Le 26 mars, le professeur Didier Raoult affirme dans une interview accordée au journal en ligne Marcelle, à propos de l’essai clinique Discovery et de son protocole « Si on avait envie de prouver que ça ne marche pas, on ne s’y prendrait pas autrement. Il y aura une enquête parlementaire après tout ça, et elle sera sanglante, autant que l’affaire du sang contaminé. Et ce sera pire si le gouvernement décide de refuser l’accès au médicament. ».

Quand l' ANSM et HAS censure un scientifique ou lorsque épouse et époux flinguent un protocole qui fonctionne au nom de la science.

Fin mars, suite à un signal émanant des centres régionaux de pharmacovigilance, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) met en garde contre les risques associés à l’utilisation d’hydroxychloroquine sans surveillance cardiaque. 

L’Agence rappelle que ce médicament est actuellement autorisé uniquement pour le traitement des patients COVID-19 dans un état grave et hospitalisés, sur décision médicale collégiale, conformément à l’avis du HCSP (Haut Conseil de Santé publique) et au décret du 25 mars
En aucun cas ce médicament ne doit être utilisé en automédication ou sur prescription d’un médecin de ville ou encore en autoprescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du COVID-19, Insiste-elle.

L’ANSM refuse l’utilisation de l’azithromycine dans le test Discovery et n’autorise pas une seconde étude comme on peut le lire dans le document ci-dessous qui est une synthèse des mesures de santé prisent pour faire face à la crise sanitaire, produite par Hogan Lovells et que vous pouvez retrouver en intégralité ici.

Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’à l’ANSM s’il y a une personne qui est particulièrement influente dans le dossier « tous contre Raoult », c’est bien la Directrice Générale Adjointe Christelle Ratignier-Carbonneil, chercheur de formation qui a exercé entre 2002 et 2010 plusieurs fonctions en lien avec l’évaluation clinique des médicaments au sein de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, devenue aujourd’hui ANSM.

Elle a rejoint en novembre 2010 le cabinet du ministre du travail, de l’emploi et de la santé en tant que conseillère pour les produits et les industries de santé. C’est elle qui a eu à négocier la création du fonds d’indemnisation pour les victimes du Mediator.

Proche des industriels pharmaceutiques, Christelle Ratignier-Carbonneil est l’épouse de Cédric Carbonneil qui lui est chargé de mission au Bureau Innovation et Recherche clinique (PF4) de la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé.

Nommé en 2017 chef du Service d’évaluation des actes professionnels à la Haute Autorité de Santé, Cédric Carbonneil est chargé du comité de pilotage de surveillance épidémiologique et de l’immunologie du Covid 19.

C’est lui qui est également à la manœuvre du Plan Médecine France Génomique 2025 un projet de médecine du futur visant à réduire l’errance diagnostique des maladies  auquel sont rattachés Sanofi et Orange comme on peut le découvrir dans ce document. Oui, oui vous avez bien compris, nous parlons bien d’Orange l’opérateur numérique.

Concrètement, il s’agit d’une médecine personnalisé utilisant l’ADN des personnes qui seront analysées entièrement pour déterminer les risques de développer certaines maladies, pour adapter les traitements en fonction du patient et pour anticiper ses réactions face aux médicaments administrés. Ainsi, en connaissant aujourd’hui le génome de chacun, il serait possible demain de soigner de manière adaptée au capital humain de chaque individu. Une aubaine pour les laboratoires et les industriels.

En fait, le covid 19 et ses conséquences sur les libertés individuelles tombe à pic pour précipiter les collectes de données personnelles. Nous vous conseillons vivement de lire la page 72 qui en fait la promo.

La vidéo ci-dessous vous donne un aperçu du projet Plan Médecine Génomique pour lequel vos données personnelles doivent être collectées par les institutions de santé.

Le Covid-19, une occasion en or pour permettre la collecte de données médicales personnelles.

Dépister les malades, veiller au respect du confinement, surveiller les déplacements… La gestion de l’épidémie de COVID-19 fait appel à de nombreux dispositifs de surveillance et de recueil des données personnelles.

Sanofi et Orange indique que le dernier rapport oSIS (observatoire des systèmes d’information de santé) de la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soin pilotée par Cédric Carbonneil) leurs indique que la maturité des systèmes d’informations visant à supporter la prise en charge des malades au sein des établissements de santé Français (CHU, CH, cliniques, établissements privés, etc.) est en augmentation. Mais que cependant, le niveau d’informatisation du dossier
de soins et du plan de soins n’est que de 58% dans les 2665 établissements interrogés, qui
représentent 84% des établissements de soins français. La digitalisation du système de soins se
poursuit donc mais n’est pas terminée. Par ailleurs, les investissements hospitaliers en France
(1,7% des charges d’exploitation pour les systèmes d’information hospitaliers) restent bien
en deçà de ce que l’on peut observer en Europe (en moyenne 3%) dans ce domaine.

Didier Raoult venait probablement mettre le bordel avec son protocole. Car comment expliquer à la population qu’il faut absolument récupérer des données personnelles pour combattre le virus, si il parvenait à disparaître grâce à un traitement qui rapporte pas un rond ? 

Posons nous simplement la question. Affaire à suivre…

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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  1. Il y aura une enquête parlementaire après tout ça, et elle sera sanglante, autant que l’affaire du sang contaminé. Et ce sera pire si le gouvernement décide de refuser l’accès au médicament. ».

    • Tout cela aura permis au gouvernement de gouverner par la peur en rendant les gens dociles. mais personne ne dit rien et le dit gouvernement ne sera même pas sanctionné

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