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Bruit aérien : des associations militent à l’aéroport Charles de Gaulle

Les habitants d’Île-de-France luttent depuis plusieurs années contre la pollution sonore, qui nuit considérablement à la qualité de vie dans la capitale et ses zones à proximité. Paris est classée comme la ville la plus bruyante d’Europe en raison de sa densité de population, et des hauts niveaux de trafic routier et aérien. Dans ce combat incessant pour contrôler le bruit que génèrent les trains et trouver des solutions, c’est maintenant aux victimes du bruit aérien de se mobiliser. Plusieurs associations se sont manifestées ce jeudi 20 janvier contre le bruit généré par l’aéroport de Roissy et contre une prochaine augmentation du trafic aérien à Charles de Gaulle.

Le trafic aérien est la seconde cause de nuisances sonores en Île-de-France, mais la plus gênante

D’après la dernière étude de perception des nuisances sonores en Île-de-France (étude Crédoc pour Bruitparif), un Francilien sur quatre (24 %) déclare résider dans un lieu survolé par les aéronefs en phase de décollage ou d’atterrissage. Pour 10 % des Franciliens, le bruit du trafic aérien est considéré comme le plus gênant des bruits liés au transport. Selon une étude Bruitparif de février 2019, le principal effet de l’exposition au bruit sont les troubles du sommeil. La gêne est le deuxième effet.

Alors que le bruit aérien n’est pas forcément la cause principale de bruit à Paris, selon l’étude, elle serait la principale cause de gêne et de problèmes de sommeil. Pour ce groupe d’opposants au bruit aérien, l’objectif est que les vols nocturnes soient plafonnés, avec un maximum de 30 000 vols entre 22 h et 6 h. Un plan quinquennal devrait limiter les nuisances sonores aériennes sur la période 2022-2026, élaboré en concertation avec le secteur aérien, des élus et des associations. Cela devrait se faire sous la direction de la préfecture du Val-d’Oise et de la Direction générale de l’aviation civile. Mais, ce plan n’est pas à la hauteur des demandes des manifestants.

Pas de solutions pour le bruit aérien prévues dans la consultation publique sur le Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement

Le prochain plan quinquennal de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE) pour limiter les nuisances sonores aériennes sur la période 2022-2026 ne comporte, selon les militants, « ni objectif de réduction du bruit aérien ni aucune mesure efficace ». Selon les associations, non seulement le plan ne propose pas de plafonnages notamment pour le trafic aérien nocturne, mais il préconise au contraire une “augmentation envisagée du trafic aérien de 180 000 mouvements/an”.

Le confinement, un déclencheur pour se mobiliser pour plusieurs victimes du bruit

Lors du confinement, de nombreuses personnes habitant près des aéroports se sont rendu compte que la vie sans bruit aérien était substantiellement meilleure. “On s’est aperçu que la nature existait, on entendait les oiseaux chanter » déclare ironiquement Françoise Brochot, présidente de l’Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar). Outre le plafonnement du trafic aérien à 500 000 vols annuels, les manifestants demandent le respect des normes de l’OMS, et l’adoption d’un échéancier devant aboutir à un couvre-feu à 22 h.

Lire l’article en intégralité sur France Soir :

https://www.francesoir.fr/societe-environnement/pollution-sonore-militants-aeroport

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