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Facebook censure Christophe Chalençon suite à l’annonce de candidature d’Anne Guichard

Ce 14 janvier 2022, Christophe Chalençon a fait les frais d’une police – censeurienne -aux ordres, suite à ses interventions sur les réseaux sociaux où il était très largement suivi.

Christophe Chalençon sur M6 lors des Élections Européennes de 2019

Après avoir suspendu son compte personnel (qui comptait plus de trois cent mille abonnés), ces derniers se sont trouvés soudain soucieux de limiter ses expressions sur la page officielle de son parti politique : Évolution Citoyenne. Ce type de mesures n’est pas sans soulever des questions sur la légitimité des acteurs privés à « censurer » une expression venant d’un opposant politique. La décision du Conseil de Surveillance de Facebook visant à limiter la durée du « bannissement » de Christophe Chalençon et son « acquiescement » par la plateforme, fournissent l’opportunité de les poser.

En quoi consiste le Conseil de Surveillance de Facebook ?

Sans renoncer à se prévaloir de son statut de simple hébergeur, Facebook a décidé d’assumer publiquement la police des contenus qu’elle opère auprès de ses usagers au regard de ses conditions générales d’utilisation. Afin de conférer à cette politique une légitimité accrue, l’entreprise américaine s’est notamment dotée d’un Conseil de Surveillance – qualifié parfois de Cour Suprême – constitué de personnes sélectionnées pour leur “expertise” sur les questions de liberté d’expression. Ce panel d’experts mis en place en 2020 compte pour l’heure dix-neuf membres : professeurs de droit, journalistes, représentants d’ONG spécialisées dans la défense des droits de l’homme, etc.

Bien que le renom de ces personnes laisse augurer de leur liberté d’opinion, le fait qu’elles soient rémunérées généreusement pour exercer leurs fonctions par un trust constitué par la firme interpelle quant à l’indépendance de ce Conseil vis-à-vis de Facebook.

Sur quels fondement la décision de « bannissement » de Christophe Chalençon a t’elle était prise ?

Ce n’est pas la première fois que l’ancien leader des gilets jaunes en Vaucluse et actuel Président d’Honneur du parti Évolution Citoyenne se voit frontalement attaqué par les organes de l’État oppresseur. Effectivement, en juin 2021, après plusieurs mois de procès politique, le Tribunal de Carpentras (83) condamne l’opposant à six mois de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité. L’État s’évitant ainsi : une candidature populaire pour la Présidentielle de 2022.

La décision de Facebook de limiter l’accès de Christophe Chalençon à la publication sur ses comptes, n’est sans doute pas un hasard. La décision de Facebook a été prise, le 14 janvier 2022, de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, la publication de contenus par Christophe Chalençon, suite à l’annonce la semaine dernière de la candidature d’Anne Guichard Secrétaire Générale d’Évolution Citoyenne, à la Présidentielle 2022.

C’est l’État français qui aurait décidé, fin 2021, de saisir le Conseil de Surveillance d’une demande de recommandation à suivre sur les suspensions lorsque l’utilisateur concerné est un dirigeant politique. En effet, pour étayer ses arguments, l’État français a estimé que la vaste audience d’un utilisateur influent pouvait être prise en considération pour déterminer la « dangerosité » des contenus et le risque d’atteinte à l’ordre public.

Pour le bannissement des comptes facebook de Christophe Chalençon (ainsi que la page de son parti politique dépassant les 70 000 abonnées), le Conseil de Surveillance s’est donc seulement fondé sur les soit-disants « standards de la communauté » et les valeurs de Facebook – dont la liberté, la sécurité et la dignité – mais également sur les règles de droit international protectrices des droits de l’homme.

Cela signifie-t-il que désormais Facebook n’est plus libre de prendre des décisions de modération selon ses seuls critères ?

Facebook en tant que « média » devenu « pratiquement indispensable au discours politique, en particulier en période électorale », expliquait récemment qu’il « lui incombe à la fois de permettre l’expression politique et d’éviter les potentielles répercussions négatives sur d’autres droits de l’homme ». Ainsi, s’agissant en particulier de limiter les discours politiques, la plateforme indiquait qu’elle devait répondre au moins à trois exigences : ses règles doivent être claires et accessibles ; viser un objectif légitime ; être nécessaires et proportionnées au risque de préjudice.

Or, sur deux des trois critères, Facebook et de leur conformité au respect de la liberté d’expression semble s’appliquer selon les pressions gouvernementales exercées et notamment, sur tous ceux qui pourraient venir nuire à la réélection du “système”. Alors qu’actuellement dans toutes les régions de France, les équipes de Christophe Chalençon s’activent à trouver les 500 signatures de maires, pour porter Anne Guichard à la Présidentielle 2022 ; nous aurons tous bien compris que la liberté d’expression est en voie d’éradication. Ce n’est pas un nouveau fantasme complotiste, mais un simple et froid constat que tout un chacun peut faire.

Nous voilà entrés dans l’ère du contrôle de la censure « de précaution », désormais « légitime » à toutes les délations et les dénonciations dîtes civiques. « L’incitation à la haine » étant un concept si vaste, si fumeux, si subjectif, si imparfaitement défini, il apparaît d’évidence qu’à peu près tout et n’importe quoi pourra être soumis à cette infamante définition. C’est bien d’ailleurs en ce sens que leurs lois ont été pensées et écrites.

Written by La rédaction

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