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Après avoir reçu plus de 50 000 messages haineux, MILA annonce vouloir se faire plus “discrète”face à ceux qui veulent nous soumettre à un diktat.

Mila, cible de menaces de mort en janvier, est à nouveau visée par des menaces à la suite de la publication récente d’une vidéo sur les réseaux sociaux où elle s’en prend à ses détracteurs dans des termes assez crus. Dimanche, le parquet de Vienne (Isère) a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « menaces de mort par écrit et harcèlement électronique ». Son avocat fait savoir qu’elle vit “Bunkerisée” comme les journalistes de Charlie Hebdo. La jeune fille de 17 ans, a publié un communiqué de presse, le voici :

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – le 16/11/2020

Afin de lever les ambiguïtés et rétablir la vérité, je pense qu’il est important de rappeler les faits.

Le cyber-harcèlement et les menaces de mort contre ma moi n’ont jamais cessé. Depuis janvier 2020, ai reçu plus de 50 000 messages haineux. Même si des périodes ont été plus calmes que d’autres, je subis, sans interruption, une campagne de persécution , émanant de personnes, notamment celles de ma génération, mais pas seulement, qui se réclament de la religion musulmane.

Ce samedi 14 novembre, une jeune fille connue et très active sur la plate-forme TikTok a décidé de s’attaquer gratuitement à moi en jetant en pâture mon nom et les profils que j’utilise sur les réseaux sociaux. S’en est suivie alors, une immense vague de harcèlement.

J’ai donc tourné une vidéo qui, en réalité, dure plus d’une minute, dans laquelle j’ai parlé de manière constructive et posée. À la fin de celle-ci j ‘ai conclu de façon crue pour mieux rappeler que je ne renoncerai jamais, et surtout pas sous la contrainte, à ma liberté d’expression. Et je m’autorise, même si cela déplaît à mes harceleurs, d’évoquer, y compris avec excès, les symboles d’une religion, dont certains serviteurs autoproclamés, veulent, en son nom, nous imposer à tous un « délit de blasphème » de fait.

Depuis cette vidéo et notamment l’extrait qui a été isolé, je reçois, à nouveau , un interminable flot de messages haineux et de menaces de mort.

Je réponds avec humour et pacifisme à des offensives d’une violence inouïe, mais je me sens impuissante et surtout en insécurité.

Je tiens à rappeler que je n’ai rien contre les musulmans. Je réponds tout simplement à ceux qui veulent nous soumettre à un diktat. Et je réponds en m’attaquant à cette conception extrémiste d’une religion et non pas à tous les croyants.

Je précise que dans cette affaire, je ne suis coupable de rien, sinon de m’être prononcée publiquement sur des réseaux sociaux où s’étalent une violence et une vulgarité bien supérieures à ce que j ‘ai pu exprimer.

Dans cette affaire, c’est moi la victime. Et ceux qui me menacent de mort sont les coupables. Je le souligne, car certains ont parfois tendance d’inverser les rôles.

Je vais essayer, à l ‘issue de ce communiqué, dans la mesure du raisonnable, de me faire plus discrète sur les réseaux sociaux. Je garde espoir bien sûr qu’un jour, je n ‘aurais même plus à parler de cette triste histoire. Je tente de retrouver une vie normale, celle d’une jeune fille de 17 ans. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il s’agit pour moi de renoncer à ma liberté d’expression.

Je laisse à leur conscience ceux qui cèdent devant la facilité et qui sont prêts à piétiner un principe essentiel de notre pays : la liberté.

Mila

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