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Vaccin : Ces liens d’intérêts entre Jean-François Bergmann et le laboratoire AstraZeneca qui posent question

Souvenez-vous de Jean François Bergmann, l’ancien chef de médecine interne à l’hôpital Lariboisière de Paris. Celui qui, durant plusieurs semaines et sur de multiples médias, n’a cessé de tirer à boulets rouge sur le Professeur Raoult. Le même qui a coprésidé la Commission d’Autorisation de Mise sur le marché (AMM) des produits pharmaceutiques de 2003 à 2012, et qui n’a « rien vu » sur le Médiator des laboratoires Servier devenu par la suite l’un des plus grands scandales sanitaire du Pays. Ce même Jean François Bergmann, arrosé pendant des années par le laboratoire AstraZeneca avec qui, Olivier Véran le ministre de la Santé, vient de déclarer avoir signé un accord Européen pour l’achat de 400 millions de doses de vaccin anti-covid.

Quand Bergman qualifiait l'étude du professeur Raoult de "pseudo science"

Dans le club des « il faut à tout prix flinguer Raoult« , on pouvait compter parmi l’entreprise de démolition, le bon vieux Bergmann. Ce brave professeur éhonté dont l’historique n’a rien de glorieux, mais à qui de nombreux journalistes sont allés tendre le micro afin d’alimenter la machine à broyer du Raoult.

Et il faut dire que dans son rôle de piétineur, Jean François Bergmann a mouillé le maillot. Le retraité qui déborde de certitudes, ira même jusqu’à affirmer dans le Parisien  :« On peut le dire haut et fort, le Pr Raoult se trompe !». 

Mais celui qui lors du procès du Médiator a prétendu ne rien savoir, là pour le Covid19, il sait ce qui est bon ou pas pour les français. Et il le sait tellement bien, qu’il est même invité le 25 mai chez BFM, dans un débat intitulé « La chloroquine est-elle dangereuse » et dans laquelle il assure son rôle de destructeur comme on peut le voir à partir de la 6ème minute dans vidéo ci-dessous : 

Bergmann et ses liens décomplexés avec les laboratoires pharmaceutiques

Dans la déclaration d’intérêts du bon vieux Bergmann, on peut voir qu’il est plutôt proche des laboratoires pharmaceutiques. Il a travaillé plus de 20 ans pour Sanofi, Bayer, BSK et bien sûr AstraZeneca, qui va ramasser le pactole s’il parvient à mettre sur le marché son vaccin avant son confrère Sanofi.

***VOUS AIMEREZ LIRE AUSSI :EXCLUSIF- Ce couple de hauts fonctionnaires qui veut faire taire Raoult au nom de la médecine génomique.

Lorsqu’un jour, pour un reportage de Cash Investigation diffusé le 14 septembre 2015, le journaliste Benoit Bringer lui demanda si ça ne le gêne pas trop d’être payé par des labos et d’être en même temps vice président de l’Agence Nationale du Médicament, Jean François Bergmann répondit :

Ce n’est pas moi qui fais les lois. On est venu me chercher. C’était la décision de l’AMM (Autorisations de Mise sur le Marché), de prendre dans son sein des membres qui avaient des liens d’intérêts.

Bergmann et son influence sur le gouvernement lors de la crise sanitaire

Au delà des déclarations médiatiques sur les médias appartenant aux milliardaires, Jean François Bergmann a une forte influence sur les décisions prise par le gouvernement concernant l’utilisation ou pas de Hydroxychloroquine.  

Jusqu’à la mi-mars 2020, l’hydroxychloroquine n’avait reçu aucune autorisation de mise sur le marché pour traiter le covid 19. Ce qui est tout à fait normal car la maladie est survenue fin 2019 et que la chloroquine est bien plus ancienne. Il n’y avait alors aucune raison d’autoriser la mise sur le marché de l’Hydroxychloroquine ou d’un autre produit pour traiter une maladie qui n’existait pas encore.

Le Professeur Raoult et plusieurs autres praticiens ont alors utilisé la chloroquine puis l’Hydroxychloroquine pour traiter des patients de covid 19, sans autorisation de mise sur le marché. Le professeur Raoult se trouvait donc, dans le cadre prévu par l’article L 5121-12-1 alinéa 2 du Code de la santé publique : aucun médicament ne bénéficiait d’une Autorisation de Mise sur le Marché pour traiter le covid 19 et les prescripteurs jugeaient indispensables le recours à cette substance (ce qui relève de leur appréciation en leur âme et conscience). Aucun acte administratif n’était donc nécessaire pour autoriser la prescription d’Hydroxychloroquine comme tout autres substances autorisées sur le marché.

Le Gouvernement a ensuite adopté un décret du 23 mars 2020, selon lequel : « Par dérogation à l’article L. 5121-8 du code de la santé publique [l’article qui impose qu’une substance dispose d’une autorisation pour être mis sur le marché], l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile. Ces prescriptions interviennent, après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut conseil de la santé publique et, en particulier, de l’indication pour les patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d’une défaillance d’organe ».

Ce nouvel article  donne alors la possibilité de pouvoir prescrire l’Hydroxychloroquine dans certain cas et sous certaines conditions. Le Conseil d’Etat avait d’ailleurs confirmé par une ordonnance du 22 avril 2020, que les médecins de ville pouvaient eux aussi prescrire l’Hydroxychloroquine.

Mais ça c’était sans compter sur l’influence de notre bon vieux Bergmann. Car en effet, ce dernier prenant l’étude soit disant impartiale du Pr Mandep Mehra publiée dans The Lancet pour continuer à faire pression sur Olivier Véran pour abroger les dispositions dérogatoires autorisant la prescription de l’hydroxychloroquine contre le coronavirus à l’hôpital. Tout de suite après, les médias s’empresse de dire  que l’Hydroxochloriquine était désormais interdite pour traiter le covid 19. Une belle petite victoire pour Jean François Bergmann qui préconise dans The Lancet une thérapie immunitaire d’appoint, c’est à dire UN VACCIN.

Tiens donc un vaccin ???? Mais du coup, si notre vieux Bergmann a été longtemps, très longtemps… rincé par Astrazeneca, qu’il a tout fait pour démonter le protocole Raoult, que ce dernier n’a aucun problème avec les conflits d’intérêts, que son influence a pesé sur les décisions du gouvernement. Alors nous sommes en droit de supposer que les liens d’intérêts entre Jean François Bergmann et Astrazeneca ont nui à l’intérêt général. Bien entendu dans l’hypothèse où Astrazeneca commercialiserait un vaccin contre le covid 19 en France… Le poisson pourrit-il toujours par la tête ?

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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