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Covid: Plébiscité par le Conseil Scientifique, le remdesivir de Gilead est désormais classé comme traitement aggravant l’État de santé des patients.

Une information qui va une fois de plus mettre un coup à la crédibilité des membres du Conseil Scientifique. En effet, le plus grand organisme de soins intensifs au monde déconseille le remdesivir pour les patients hospitalisés pour COVID.

L’information provient du chef de l’un des principaux organismes mondiaux représentant les médecins de soins intensifs : “Le remdesivir antiviral ne devrait pas être utilisé comme traitement de routine pour les patients atteints de COVID-19 dans les services de soins intensifs”, a déclaré Jozef Kesecioglu à l’écart de tout conflit d’intérêt.

Après l’interdiction du traitement à base de Chloroquine qui défrayé la chronique de nombreux mois, Le remdesivir, également connu sous le nom de Veklury, et la dexaméthasone stéroïde sont les seuls médicaments autorisés à traiter les patients atteints de COVID-19. Un coup dur pour les membres du Conseils Scientifique dont Mme Lacombe qui assurait pourtant que le traitement était prometteur, elle qui a perçu plusieurs milliers d’Euros du laboratoire américain Gilead GILD.O qui fabrique ce médicament.

Effectivement, la plus grande étude sur l’efficacité du remdesivir, menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a démontré le 15 octobre dernier qu’il avait peu ou pas d’impact, contredisant ainsi les essais précédents.

“Le remdesivir est désormais classé comme un médicament que l’on ne doit pas utiliser systématiquement chez les patients atteints de COVID-19”, a prévenu le président de la Société européenne de médecine de soins intensifs (ESICM), Jozef Kesecioglu,dans une interview avec l’agence de presse Reuters.

Le docteur Jozef Kesecioglu a aussi déclaré que cette recommandation sera publiée dans un article scientifique sur les traitements thérapeutiques pour COVID et que l’ESICM (la Société européenne de médecine de soins intensifs) prépare avec la Society of Critical Care Medicine, un autre organisme de soins intensifs, une étude de plus grande ampleur.

La première version de l’étude, publiée en mars, indiquait qu’il n’y avait pas suffisamment d’informations pour recommander l’utilisation du remdesivir et d’autres antiviraux chez les patients gravement malades du COVID-19.

Capture d’écran du rapport de transparence de la Haute Autorité de Santé (Septembre 2020)

Gilead, qui a remis en question les conclusions de l’OMS, a déclaré dans un communiqué envoyé par courrier électronique: “Nous sommes convaincus que les médecins de première ligne reconnaissent les bénéfices cliniques du Veklury sur la base de preuves solides issues de plusieurs études contrôlées randomisées.”

Pour information, l’ESICM représente des milliers d’anesthésiologistes, de médecins respiratoires, d’infirmières et d’autres professionnels des soins intensifs dans plus de 120 pays.

L’UE a acheté pour 1,2 milliard de dollars de Remdesivir.

L’Union européenne a signé un accord de 1 milliard d’euros (1,2 milliard de dollars) avec Gilead pour 500 000 cours de remdesivir à 2 070 euros chacun, quelques jours avant les résultats de Solidarité.

L’accord n’oblige pas les pays européens à acheter du remdesivir, mais les gouvernements ont décidé de passer de grosses commandes même après les résultats.

L’Allemagne a acheté un gros stock en novembre, affirmant que le médicament était utile, en particulier au début de l’évolution de la maladie.

Le remdesivir a des effets secondaires potentiels sur les reins, selon les données partagées par Gilead avec l’Agence européenne des médicaments, qui évalue son éventuelle toxicité.

Arnaud Hot, chef de la médecine à l’hôpital Edouard Herriot de Lyon, en France, a déclaré à Reuters que certains patients de son hôpital avaient subi une lésion rénale et qu’il n’utilisait donc plus le remdesivir, sauf dans de rares cas.

Source : Reuters

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