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Le détestable mot d’excuse de Le Drian pour défendre les intérêts du Groupe LVMH

En macronie, on ne se refuse aucune polémique. Peu importe le sens des décisions qui sont prises, du moment qu’elles peuvent rendre service aux “amis” et que l’on pourra par ailleurs en récolter les fruits au moment opportun. 

Dernier exemple en date du 9 septembre 2020. Jour où le luxueux groupe LVMH annonçait devoir renoncer au rachat de Tiffany. Joaillier américain expert en bague de fiançailles et côté à Wall Street s’il vous plaît…
Pourtant, en novembre 2019, le groupe spécialisé dans le secteur du luxe se réjouissait de cette acquisition à venir. Mais ça, c’était avant. Avant la pandémie… Car désormais, en ces temps de crise économique mondiale, plus question de faire affaire avec les Américains : « une succession d’événements de nature à fragiliser l’opération d’acquisition. » Déclarait le groupe de Bernard Arnault pour justifier ce rétropédalage. Jusque-là rien de bien choquant, d’autant plus qu’il s’agit d’un “banal” désaccord commercial entre deux acteurs privés. Sauf que l’abandon de cette acquisition est décidé sous intervention de l’État. C’est ainsi que le groupe du milliardaire français a expliqué à son conseil d’administration, prendre cette décision pour se “plier” à la demande du gouvernement après avoir reçu, le 31 août, une lettre du ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, Jean Yves le Drian. Le courrier se veut très personnalisé : « en réaction à la menace sur les taxes des taxes sur les produits français », il y est recommandé de différer l’acquisition de Tiffany « au-delà du 6 janvier 2021 », tandis que la date limite de l’acquisition avait été préalablement fixée au 24 novembre 2020.

Ce courrier confidentiel rendu public par le joaillier américain un tant soit peu vexé, n’aura donc pas suffit à convaincre ce dernier “d’aller se faire voir ailleurs”, puisqu’il a porté plainte dans la foulé contre le groupe LVMH dans le but de l’obliger à tenir ses engagements et de forcer l’acquisition. En signe de représailles, le leader du luxe français a également annoncé déposé plainte.

Le favoritisme de l’État envers un groupe privé, révélé au grand jour.

Les responsables Européens chargés des relations commerciales outre Atlantique ont cru tombé de leur chaise lorsqu’ils ont pris connaissance du contenu du courrier et surtout de son expéditeur. Allant jusqu’à qualifier cette manœuvre politique “ d’inédite”. De son côté, par la voie de son porte-parole Gabriel Attal, Paris explique que « dans un contexte de négociations internationales très importantes avec nos partenaires, le gouvernement n’est ni naïf, ni passif ».

Un sursaut de la défense des intérêts français qui tombe à pic pour LVMH. En effet, le joaillier américain ayant dû fermer ses points de ventes en raison de la crise sanitaire, a vu son chiffre d’affaire fondre de 32,7 millions de dollars, rien que pour le 1er semestre de son exercice 2020/2021. Par ailleurs, un détail qui a son importance : selon l’agence de presse Reuters, en juin dernier, le groupe LVMH aurait tenté de renégocier le prix, en vain. Désormais, sur fond de guéguerre commerciale avec son ex, LVMH chasserait d’autres lièvres plus rentables à son goût, tels que Feragamo, Van Cleef & Arpels ou encore Cartier. La vie semble tellement plus facile en macronie…

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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