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EXCLUSIF: La France et Israël soupçonnés de pouvoir interférer les élections américaines

L’intro…

L’enquête qui vient d’être terminée et que nous vous révélons, a été demandée par l’Institut de lutte contre la criminalité économique et la cybersécurité du Collège Utica. Son but est d’examiner comment et pourquoi les alliés des États-Unis pourraient infiltrer les logiciels de vote électronique afin d’ interférer lors de l’élection présidentielle de novembre 2020. 

L’ECCI qui a diligenté cette enquête, est un institut spécialisé en cybersécurité qui soutient l’éducation et la recherche sur la criminalité économique et la sécurité de l’information. Il est réputé pour fournir des ressources fiables et innovantes aux entreprises, aux gouvernements et aux forces de l’ordre.

Mais pourquoi, les américains font-ils une enquête sur leurs alliés ?

Selon, l’institut de lutte contre la criminalité économique et la cybersécurité, le but de cette recherche est d’examiner comment les alliés des États-Unis peuvent compromettre la sécurité du vote par la chaîne logistique des logiciels et interférer lors des élections présidentielles de novembre 2020. Cet étude est destiné au Bureau fédéral d’investigation (FBI), à la Civil Rights Division du Département américain de la Justice, à l’US Election Assistance Commission, au Centre national de contre-espionnage et de sécurité pour faciliter les échanges sur de possibles ingérences d’un allié américain dans les élections américaines de novembre 2020 et au-delà.

L’enquête permet d’analyser et de savoir quelles étaient les tensions entre les États-Unis et Israël, en particulier au cours du mandat Obama et de l’administration Trump et comment pourraient-elles influencer le désir d’Israël d’interférer sur les élections des États-Unis. Mais aussi de savoir, quelles étaient les tensions entre les États-Unis et la France, en particulier lors de présidence de George W. Bush, Obama et Trump, et comment pourraient-elles influencer le désir de la France à
intervenir dans les élections américaines.

Les machines à voter, premier levier de risque d'ingérence pour les états unis

Lors de l’élection présidentielle de 2000, le scrutin a rencontré un important problème de confiance. Remettant en cause la légitimité du processus électoral. Les difficultés sur de nombreuses machines de vote par carte perforée, ont poussé à une réforme électorale majeure. Peu de temps après, le président George W. Bush suggéra un projet de loi pour accroître la confiance du public dans le processus électoral.
Le Congrès avait alors  approuvé un budget de 3,65 milliards de dollars pour améliorer la technologie de vote des machines de vote électroniques et mécaniques aux États-Unis.

HAVA a également créé une Commission d’assistance (CCE) pour élaborer des lignes directrices et un programme fédéral de certification des systèmes de vote électronique. La réforme électorale a donc inspiré le développement de nouvelles technologies de vote pour surmonter les échecs antérieurs et l’industrie du vote a fait un bond en avant avec l’innovation des votes par machines. 

Mais depuis ces 20 dernières années, il n’y a pas eu de réelles évolutions dans les nouvelles technologies pour le vote électronique. La plupart des États utilisent encore des machines qui ne sont plus fabriquées, obligeant plusieurs États à rechercher sur eBay des pièces de rechange.
Certains éditeurs de logiciels n’ont pas corriger les failles de sécurité connus depuis 11 ans. Par conséquent, les anciennes machines augmentaient le risque de défaillance et de vulnérabilités. Le coût de remplacement des anciens systèmes se situerait entre 130 et 400 millions de dollars.
Même si le Congrès a approuvé 380 millions de dollars de subventions supplémentaires pour aider les États à remplacer les vieilles machines à voter en 2018, les fonds seraient insuffisants pour couvrir les 270 millions de dollars annuels nécessaires pour mettre à niveau et entretenir continuellement les machines à voter à travers le pays.

Capture d'écran du rapport

suspect n°1 : Netanyahu le stratège

L’élection de Netanyahu le 29 mai 1996, en tant que Premier ministre israélien, a depuis sans cesse modifié l’histoire de l’alliance américo-Israélienne. Traditionnellement, le parti démocrate avait des croyances sionistes, tandis que le parti républicain avait plutôt des tendances pro-israéliennes. Trois ans auparavant, Clinton avait aidé le Premier ministre israélien Rabin YItzh’ak ( assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995), afin de parvenir à un accord avec l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine)

Mais Netanyahu avait rompu cet accord. Tout au long du reste de la présidence du démocrate Clinton, Netanyahu a obtenu l’approbation de plusieurs membres du Congrès sous contrôle républicain.
Pendant la présidence du démocrate Obama, Obama et Netanyahu étaient en désaccord sur plusieurs sujets importants. Se conformant aux croyances démocrates sionistes, Obama avait accrédité le conflit entre les Israéliens et les Palestiniens, à l’absence de négociations d’Israël avec les intérêts nationaux de Jérusalem. En conséquence, Obama avait exigé qu’Israël arrête la construction de colonies à Jérusalem-Est

Mais Netanyahu a finalement ignoré cette demande et en a repris la construction. Aux USA, les très nombreux désaccords entre démocrate et républicain sur la politique étrangère israélienne ont entraîné un manque de coopération dans leur rôle du Moyen-orient. Face à ces désaccords, les dirigeants républicains du Congrès ont exprimé leur soutien à Israël et aux actions du gouvernement israélien, en invitant Netanyahu à parler devant le Congrès Américain.

Pour aggraver les choses, Netanyahu a accueilli son collègue de longue date et rival d’Obama le républicain, Mitt Romney, lors de la campagne de réélection d’Obama. Netanyahu aspirait à ce que son ami bat Romney batte Obama lors de l’élection présidentielle de 2012. La reconnaissance de Romney’s pour son amitié durable et son soutien indéfectible à Israël, garantissaient à Netanyahu la possibilité d’envisager une vaste collaboration entre Israël et les Etats Unis. Mais la victoire d’Obama, a au contraire accru les tensions entre les deux alliés.

Selon, le rapport, au cours des 20 dernières années, Netanyahu a maintenu des liens de plus en plus étroits avec les présidents républicains et le congrès dirigés par les républicains. De plus, Trump a séduit Netanyahu en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, en déplaçant l’ambassade des États-Unis à Jérusalem et en approuvant de nouvelles colonies. 

La direction républicaine du Congrès, les présidents et Romney qui ont manifesté leurs soutiens magnifié à Israël et à Netanyahu, ont considérablement augmenté la proximité entre l’état israélien et la Maison Blanche. Ce qui veut dire, que Netanyahu bénéficierait de la réélection d’un président républicain américain.

 La CIA, le FBI et la NSA ont tous rapporté, qu’au cours des dernières années Israël avait recueilli des informations sur les décisions politiques et des données secrètes provenant du renseignement scientifique dans le but de
faire progresser la position mondiale d’Israël sur les plans économique et défensif. 

Dans leurs conclusions, les auteurs du rapport considèrent probable que le gouvernement israélien, sous la direction de Netanyahu, envisagerait des options, telles que l’ingérence électorale israélienne, pour s’assurer quatre
années de plus du soutien des républicain américains. Si le démocrate Andrew Cuomo ou un autre candidat de dernière minute venait à entrer dans la course présidentielle, Israël resterait vraisemblablement sur son choix républicain…

suspect n°2 : macron l'opportuniste

Depuis 2017 et l‘invitation de Macron à Trump pour assister au défilé du 14 juillet, la réémergence de la France comme l’allié européen le plus fiable de l’Amérique contre le terrorisme à fait surface.

Alors que l’incertaine politique étrangère de Trump agite les relations transatlantiques, Macron a préféré maintenir l’aide à la sécurité nationale des États-Unis tout en se concentrant son approche sur l’Europe.

L’enquête indique qu’il n’est pas si invraisemblable que ça, de penser que le scepticisme croissant entre les États-Unis et la France inciterait la France à réfléchir à ses options pour intensifier son rôle de leader en Europe. 

Macron pourrait sans aucun doute anticiper, lui aussi quatre autres années d’une administration Trump. Rationalisant que l’approche «America First» de Trump, équivaut à une approche «France First». 

Les auteurs du rapports soulignent qu’il n’est pas absurde de penser que Macron étudierait toutes ses options pour avancer la puissance de la France au milieu des années 2020. L’ingérence des élections françaises pour préserver une présidence Trump lancerait incontestablement la France dans la voie souhaitée vers une hégémonie mondiale montante de l’UE avec une aide minimale des États-Unis. 

Comme pour Israël, la France devrait choisir le meilleur candidat pour
garantir son chemin, si Cuomo ou un autre candidat s’infiltre dans la course présidentielle à la dernière dernière minute…

les Relations américano-israéliennes vue des usa

La relation alliée américano-israélienne a pesé lourdement sur le rapport entre les Présidents Américains et les premiers ministres d’Israël, indique l’enquête. 

Des années 1950 au début des années 1960, les États-Unis ont admiré la force d’Israël contre les États arabes voisins hostiles tout en maintenant leur éloignement d’Israël. En partie à cause de l’intérêt américain, c’est à dire pour l’Arabie saoudite et ses réserves de pétrole.  

Au fil du temps, des tensions ont surgi entre les deux nations. Toujours selon le rapport de l’enquête, les quatre dernières administrations présidentielles ont largement influencé les relations avec Israël.
Les relations israélo-américaines ont culminé sous l’administration de Bill Clinton (20 janvier 1993 au 20 janvier 2001).
Ses opinions israéliennes étaient différentes de la politique anti-israélienne de son prédécesseur, George HW Bush . Le président Clinton et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin ont travaillé ensemble pour parvenir à la paix au Moyen-Orient. Après qu’Israël soit parvenu à un accord avec l’ Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Oslo, le président Clinton a tenu une cérémonie de signature à la Maison Blanche le 13 septembre 1993, avec les dirigeants étrangers du Moyen-Orient et d’Europe.

Cependant, l’élection du Premier ministre Benyamin Netanyahu le 29 mai 1996, a perturbé les relations diplomatiques israélo-américaines. En effet, des désaccords sont survenus entre le gouvernement israélien de Netanyahu et l’Autorité palestinienne de Yasir Arafat, entraînant alors une fracture dans les relations israélo-palestiniennes. Le président Clinton a souvent trouvé son rôle d’arbitre entre les deux régions. Par exemple, en octobre 1999, Clinton a accueilli Arafat et Netanyahu à la plantation de Wye River dans l’est du Maryland pour négocier le retrait israélien de Cisjordanie et Gaza.
Netanyahu a obtenu l’approbation de plusieurs grands dirigeants républicains contrôlant le Congrès républicain, alors lors que le Congrès contrôlé par les républicains était pro-israélien.

L’influence de Netanyahu a créé une tension supplémentaire, mais les États-Unis ont continué d’aider Israël à maintenir la présence militaire sur les Arabes. L’administration Clinton a également renforcé la
les relations américano-israéliennes à travers des opérations conjointes de lutte contre le terrorisme et des programmes de recherche de défense ainsi qu’une augmentation du financement américain jusqu’au Président républicain George W. Bush, (20 janvier 2001 au 20 janvier 2009). avec la construction de la colonie juive à Jérusalem-Est.
La Cisjordanie est restée un désaccord entre les États-Unis et Israël. 

En avril 2004, Bush a écrit un lettre au Premier ministre israélien Ariel Sharon, approuvant le droit d’Israël à construire le quartier juif dans les deux endroits. Bush a également lancé un programme israélien annuel de 3 milliards de dollars pour financer une aide militaire pendant 10 ans.

Ensuite, le démocrate Obama (20 janvier 2009 au 20 janvier 2017) pensait que le conflit au Moyen-Orient était principalement dû au conflit israélo-palestinien, et par conséquent, Israël devait transiger et sacrifier les intérêts nationaux de Jérusalem. Malgré l’approbation par George W. Bush des colonies israéliennes à Jérusalem-Est en avril 2004, Obama a exigé qu’Israël cesse la construction. Ce qui a entraîné un gel du chantier à partir de Novembre 2009. Mais en mars 2010, Israël a repris la construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est et malgré les nombreux différends entre Obama et Netanyahu, les États-Unis ont poursuivi le programme d’aide militaire américano-israélien en fournissant 3 milliards de dollars dans l’aide annuelle. 

L’administration Obama comprenait également un quart de milliard dollars pour le système anti-missile Iron Dome d’Israël et a continué la promesse de l’administration Clinton de maintenir la présence militaire d’Israël sur les Arabes. Il y avait un manque de coopération entre les démocrates et les républicains, principalement à la Chambre des représentants, dans leur soutien à Israël et au conflit arabo-israélien. 

Le parti démocrate défendait les croyances sionistes tandis que le parti républicain prétendait être plus pro-israélien. Les désaccords démocrates-républicains sur la politique étrangère ont affecté la vision du Congrès d’Israël sur le rôle des États-Unis dans le maintien de la l’harmonie, des droits de l’homme, de la lutte contre le terrorisme et des avantages de la présence américaine au Moyen-Orient. 

En mai 2011, les dirigeants républicains du Congrès ont invité Netanyahu à parler, malgré les tensions avec Obama. L’invitation du Congrès à Netanyahu a révélé à l’Administration Obama que la direction républicaine au Congrès a soutenu Israël. Pour intensifier davantage la scène, Netanyahu a fustigé la campagne de réélection d’Obama
en accueillant le rival républicain d’Obama, Mitt Romney

Cette divergence des parties a amplifié la tension entre la Maison républicaine et Obama concernant leur relation avec Netanyahu.
Alors que le processus de retrait d’Israël avait commencé avant l’administration Obama, Obama a accéléré la retraite des forces armées, réalisant que la paix au Moyen-Orient était désespérée. Le retrait des États-Unis d’Israël a menacé Israël plus que les armes nucléaires de l’Iran.

A la finalité Obama a affaibli la confiance d’Israël dans les États-Unis en raison de l’amélioration des relations avec l’Iran jusqu’à la fin de sa présidence et n’aura jamais réussi à instaurer la paix entre Israël et les Palestiniens.

Le 20 janvier 2017 est arrivée l’élection du président Donald Trump dont Netanyahu a salué victoire comme le début d’une amélioration des relations américano-israéliennes.
Ça a été effectivement le cas, puisque Trump a reconnu Jérusalem comme la étant la capitale d’Israël et annonçant le nouvel emplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem. 

Le rapport nous apprend aussi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu est très proche de Romney. Benjamin Netanyahu a étudié les sciences politiques au Massachusetts Institute of
Technology and Harvard University. 

Romney et Netanyahu y sont devenus amis au milieu des années 1970, alors qu’ils fréquentaient Harvard en tant qu’étudiants diplômés. Leur amitié durable et les perspectives similaires ont assuré le soutien constant de Romney à Israël.
Puis, Romney est devenu le candidat du Parti républicain à la présidence lors des élections de 2012, mais a perdu à la réélection du deuxième mandat d’Obama. Lors de l’examen des principales décisions politiques israéliennes, Romney, l’actuel sénateur américain de l’Utah a consulté Netanyahu pour obtenir des informations et des conseils. 
Romney’s un soutien indéfectible à Israël a fait de lui un allié de Netanyahu et du lobby sioniste américain.

L’espionnage israélien sur l’espionnage de routine américain pour obtenir des informations de base est courant entre parmi pays amis. Malgré l’alliance non écrite entre Israël et la États-Unis, Israël mène une campagne d’espionnage économique contre les États-Unis depuis la fin des années 40. De 1947 à 1953, Raymond W. Wannal Jr., ancien assistant directeur du Bureau fédéral d’investigation (FBI), a travaillé sur le Moyen-Orient du FBI opération. 

Wannal a déclaré que depuis 1948, Israël a utilisé des groupes de quatre membres pour espionner les États-Unis : un Citoyen américain, deux diplomates israéliens et un dépanneur israélien qui se rendaient souvent au États-Unis. John Davitt, ancien chef de la sécurité intérieure au ministère de la Justice, a déclaré que le service de renseignement israélien était le deuxième service de renseignement étranger le plus actif aux États-Unis pendant la guerre froide (1947-1991). Plusieurs responsables américains croient qu’Israël a utilisé ces agents pour obtenir des informations sur les avancées américaines
la technologie, les armes secrètes et les délibérations politiques.

En 1960, le ministère israélien de la Défense a créé le bureau du LAKAM pour renforcer l’industrie de défense israélienne en obtenant des renseignements scientifiques sur les États-Unis. De plus, dans les années 1960, la communauté du renseignement américain soupçonnait les services de renseignements Israéliens d’avoir soutenu la contrebande d’uranium des États-Unis vers Israël. En 1979, un rapport de la CIA avait révélé que les agences de renseignement israéliennes collectaient des informations sur la politique, les décisions et les renseignements scientifiques secrets des États-Unis.

Une rapport a déclaré que certains officiers israéliens connaissaient les spécifications des nouvelles armes top secrètes qui étaient livrés aux forces armées américaines. En 1986, trois services de renseignements israéliens officiers ont volé des informations technologiques secrètes à un entrepreneur de la défense de l’Illinois Recon Optical. Une entreprise israélienne concurrente, El Op Electro-Optics Industries, a reçu le vol de 50 000 pages de documents techniques, créant la fondation d’Ofek-3, le premier d’Israël satellite de reconnaissance. En 1991, Herbert Steindler, un cadre du Général Electric Company, le général de brigade israélien Rami Dotan et Harold Katz, double citoyen des États-Unis et d’Israël ont détourné illégalement 40 millions de dollars d’aide militaire américaine par le biais de général Electric to Israel. 
En 1992, le ministère de la Justice a informé le secrétaire à la Défense, Dick Cheney, que ce détournement frauduleux de l’aide américaine pourrait avoir été destiné à financer des opérations de renseignement israéliennes aux États-Unis. 

Pendant l’administration Obama, la National Security Agency (NSA) aurait intercepté des actes d’espionnage provenant des services de renseignement d’Israël. La NSA et son équivalent israélien, l’unité 8200, ont travaillé ensemble sur divers projets, y compris le développement de Stuxnet pour saboter le programme nucléaire Iranien. À plusieurs reprises, la NSA a surpris l’unité 8200 s’introduire dans des réseaux américains restreints.

En 2019, sous l’administration Trump, le gouvernement américain a déterminé qu’Israël avait placé des dispositifs de surveillance grâce à des téléphones portables stationnés près de la Maison Blanche et d’autres endroits autour Washington. Ces dispositifs de surveillance, abonnés au mobile international d’identité (capteurs IMSI), auraient capturé le contenu et des données d’appels pendant deux ans en agissant depuis une tour cellulaire. De leur côté, Netanyahu et Israël Katz, ministre israélien des Affaires étrangères et du renseignements, ont nié qu’Israël ait installé des capteurs IMSI.

les Relations franco-américaines vues des usa

L’enquête fait aussi un état des lieux de ses relations avec la France. Selon ses rapporteurs, la France et les États-Unis sont des alliés historiques avec un partenariat complexe. L’aide historique de la France lors de la révolution américaine, n’aurait pas empêcher les Français de ressentir de la frustration envers les États-Unis. En cause des événements passés :
La Première :
Les États-Unis ont abandonné la France après la Première Guerre Mondiale. 

Deuxièmement

Dans les années 50, les États-Unis ont beaucoup critiqué, la politique de la France en Indochine et en Algérie

Troisièmement :

Les Français ont longtemps pensé que les États-Unis voulait éliminer l’identité française (sa langue, sa culture et sa politique).

Après la guerre froide (1947-1991), les États-Unis ont tenté de saboter la position de la France en tant que hégémon mondial. En février 1992, un document , nommé Guide de planification de la défense a révélé un plan stratégique de politique étrangère des États-Unis pour préserver leur participation aux affaires européennes de sécurité par le biais de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et ainsi empêcher le développement de politiques européennes. 

Ces révélations ont eu d’importantes conséquences sur l’alliance franco-américaine. Après que les présidents Clinton et George W. Bush eurent des relations compliquées avec Jacques Chirac, Obama et Nicolas Sarkozy ont tenté d’améliorer les relations franco-américaines, jusqu’à la relation actuelle entre Trump et Emmanuel Macron.

Après la Guerre froide de 1995 à 1996, l’administration Clinton a refusé de donner à Jacques Chirac et aux Européens, plus de pouvoir dans l’OTAN. Au début de sa présidence, Clinton a favorisé un rôle européen plus fort dans l’alliance transatlantique, avec la possible diminution de la direction américaine de l’OTAN et une augmentation progressive de sa direction par la France, son allié en Europe occidentale. 

Mais, les États-Unis ont maintenu leur rôle de leader au sein de l’OTAN. Un haut responsable de l’administration Clinton avait même déclaré que la France devait comprendre que les États-Unis étaient le pays le plus influent d’Europe.

Un peu plus tard, la crise irakienne (de septembre 2002 à mars 2003) a créé des tensions entre les États-Unis et la France. La France s’est opposée à la guerre en Irack. Chirac contestait la domination américaine. Il estimait que l’ONU devait être un fondement pour la résolution de problèmes, alors que l’administration Bush pensait que l’ONU n’aurait pas réussi à résoudre le problème irakien.

Les Français ont alors vu le danger que les États-Unis pouvaient représenter en voulant résoudre les problèmes de sécurité mondiaux avec force et sans le soutien d’autres États-nations, ni de l’ONU. De là sont nés des sentiments anti-américains et anti-occidentaux au Moyen-Orient et dans le monde entier.


Selon des experts américains, la France ne voulait pas que l’ONU devienne une institution qui travaille pour les États-Unis et elle voulait conserver un certain pouvoir à l’ONU.
Lors du second mandat de Bush, sa réélection a déclenché des attitudes mitigées en France. Chirac et le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier, ont salué la victoire de Bush, suggérant que c’était l’occasion de raviver l’amitié franco-américaine.


Cependant, plusieurs politiciens français avaient des opinions opposées. L’ancien ministre français des Affaires étrangère, Hubert Védrine, suggérait que le monde voulait un changement à la Maison Blanche. Hubert Védrine constatait que l’unilatéralisme et les politiques militaristes de l’administration Bush, amplifiaient l’anti-américanisme français. Il pensait que l’anti-américanisme pourrait diminuer si les États-Unis traité l’UE comme un partenaire plutôt que comme un rival.

Patrice Higonnet, un français et professeur d’histoire à Harvard, a retracé la tension entre les États-Unis et l’Europe depuis 1840. Higonnet disait que les Américains considéraient les Européens, en particulier la France, comme étant dépendante, compliquée, arrogante, déloyale et secrète. Le professeur basé aux Etats Unis, supposait qu’une victoire de Bush détruirait les États-Unis, l’Europe et le monde.

En mai 2007, dés son investiture à l’Elysée, le président Nicolas Sarkozy entendait améliorer les relations avec les États-Unis. Sarkozy voyait comme une grande importance les relations de la France avec les États-Unis et Israël.

Sarkozy avait lancé une campagne pro-américaine, qui comprenait plusieurs objectifs tels que le rétablissement de l’amitié avec les États-Unis, devenir un allié d’Israël et déployer des troupes françaises supplémentaires en Afghanistan.
En novembre 2007, lors d’une visite d’État de Sarkozy aux États-Unis, ,Sarkozy déclara que les deux pays restaient alliés avec la même initiative de démocratie, visant à mettre fin au terrorisme et à la prolifération nucléaire.

Peu de temps après son arrivée au pourvoir (janvier 2009), Obama a renforcé ce nouvel environnement politique en promettant de rétablir une relation d’allié avec la France. Une bonne nouvelle pour Sarkozy qui souhaitait une amélioration des relations transatlantiques pour agir de meilleure façon sur les problèmes mondiaux.
Mais Obama et son style hésitant, a fini par agacer le gouvernement français.
En juin 2009, Obama a renforcé la conviction de Bush, croyant que la Turquie, membre de l’OTAN, devait devenir un Membre de l’UE. Sarkozy a immédiatement riposté, en déclarant que les questions européennes devaient seulement préoccuper les Européens. En fait, à ce moment là, la France pense que l’entrée de la Turquie dans l’UE, mettrait en danger la politique étrangère de sécurité commune de l’UE. 

En août 2013, après que Bachar al-Assad se soit opposé à l’avertissement d’Obama supposant l’utilisation d’armes chimiques dans la guerre civile syrienne, les États-Unis et la France conviennent de frapper Assad pour le forcer à accepter un accord de règlement. Quelques heures
avant le départ des avions de combat, Obama se retire et refuse d’intervenir. À la suite de cette action conjointe qui a échoué, la France réalise ne plus pouvoir compter sur le soutien de son allié américain.

Le 20 janvier 2017, Trump s’installe à la Maison Blanche. L’armée unilatéraliste et les interventions de George W. Bush puis l’inaction unilatérale d’Obama ont conduit à l’élection de Trump. 

Trump a magnifié l’unilatéralisme dans l’isolationnisme à la manière des années 1930, plaçant les intérêts de l’Amérique avant les autres.
L’approche de «l’América First» (l’Amérique d’abords), voulu par Trump qui a critiqué les membres de l’UE pour leur manque de contributions suffisantes à l’OTAN,  ont déjà eu pour conséquences, le retrait américain du Partenariat Transpacifique, l’Accord de Paris sur le climat et l’Accord nucléaire iranien.

Depuis la fin de la guerre froide, il y a toujours eu plus ou moins des tensions transatlantiques entre les États-Unis et l’UE. En juin 2019, un sondage d’Elabe a révélé que 75% des français pensaient que l’action de Trump était négative, prévoyant la détérioration des relations américano-européennes et de la paix mondiale. 

La critique rhétorique et les déclarations cinglantes de Trump au sujet de divers pays Européens, l’imprévisibilité et l’incertitude de la politique étrangère des États-Unis continuent de détériorer les relations avec l’UE et donc la France. Par exemple, Trump a interrompu le commerce transatlantique d’Obama et le Partenariat pour l’investissement (TTIP) parce que Trump n’était pas d’accord avec les tarifs élevés imposés par l’UE sur les États-Unis et des problèmes de déficit commercial non résolus. En réponse, Trump a surtaxé certaines marchandises en provenance de l’UE. En conséquence, il y a eu un scepticisme croissant entre les États-Unis et ses alliés dans l’UE.

Depuis son élection en mai 2017, Emmanuel Macron a lui aussi réalisé que la France ne pouvait plus faire confiance à son allié américain.
La première approche de Macron était donc de restaurer le leadership français en Europe. Puis, dans une tentative de faire progresser sa relation avec Trump, Macron a honoré les États-Unis et la France
alliance en invitant Trump aux festivités du 14 juillet 2017.

La France s’est rendu compte qu’elle devait aujourd’hui, maintenir sa position d’allié européen le plus fiable contre le terrorisme, pour obtenir une aide à la sécurité nationale des États-Unis, tout en se concentrant sur l’Europe d’abord. 

Après tout ! Higonnet disait bien que les traditions politiques des Français et des Américains étaient différentes, mais au fond les mêmes…

Quand l'histoire donne raison aux américains d'être méfiants

La crainte d’une ingérence étrangère dans les élections n’est pas nouvelle. L’un des pères fondateurs des États-Unis (US) avait compris le défi auquel seraient confrontées les générations futures.
Dans une lettre envoyée le 6 décembre 1787 par le conservateur John Adams partageait ses croyances avec Thomas Jefferson au sujet de de l’influence et de l’ingérence des élections futures depuis l’étranger.

Adams avait grincé des dents face à l’énormité des élections et avait conclu que l’ingérence étrangère serait à l’avenir une menace imminente pour les élections. Le premier vice président américain avait déjà sans aucun doute compris, comment les conséquences de l’octroi d’une autorité à une puissance étrangère pour déterminer le résultat des élections, pourrait paralyser la confiance dans le gouvernement et l’intégrité des élections. La conviction que les élections américaines n’appartiennent qu’aux Américains est une vérité intemporelle qui dure des pères fondateurs à nos jours. 

Les Pères fondateurs ont été les témoins de l’ingérence française dans l’élection américaine de 1796. Avant 1776, les Américains considéraient la France, ennemie de longue date de la patrie. Puis, 12 ans après la signature de la déclaration d’indépendance, les États-Unis et la France ont signé un traité d’amitié et de commerce et un traité d’alliance. 

Quand George Washington est devenu le premier président des États Unis en 1789, l’ancienne nouvelle France a énormément soutenu les Américains lors de l’indépendance face la Grande-Bretagne. Mais en 1793, la Proclamation de neutralité de Washington, sa réponse à la guerre entre la France et l’Angleterre, a fortement refroidit la France.
Et depuis le Traité de Jay, connu sous le nom de Traité d’amitié, (qui était un traité d’alliance pour le commerce et la navigation) signé en 1795, entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, la France s’est toujours senti trahie. Remettant en cause l’alliance de 1778 entre les États-Unis et la France.

Pierre Auguste Adet, l’ambassadeur de France, avait même insisté pour faire rejeter le traité Jay et remplacer le fédéraliste Georges Washington par le républicain pro-français Thomas Jefferson comme prochain président des Etats Unis.
Beaucoup considéraient alors, Jefferson comme un traître pour avoir encouragé l’ingérence de la France. L’ambassadeur de France Adet avait menacé de couper les relations diplomatiques avec le gouvernement Américain si les États-Unis ne rejetaient pas le traité de Jay et n’élisaient Jefferson.

L’alliance française dépendit du résultat de l’élection de 1796. Washington décida de ne pas briguer un troisième mandat en raison de sa vieillesse, lançant la candidature de John Adams au poste de président des États-Unis comme ennemi de la France et ami de la Grande-Bretagne.
L’ambassadeur de France, Pierre August Adet conduit l’establishment pro-français à influencer l’élection en montrant la préférence de la France pour Jefferson et sa totale opposition envers John Adams.
La stratégie pro-française d’Adet (de nationalité américaine) comprenait de gros moyens de financiers.
Celle-ci consistait à faire campagne ouvertement pour Jefferson, et répandre la désinformation en affirmant que la perte de Jefferson à l’élection présidentielle, obligerait la France à entrer en guerre avec les États-Unis.
Malgré les tentative d’Adet à vouloir influencer les électeurs américains, John Adams remporta l’élection par une marge électorale de trois voix seulement, devenant ainsi le deuxième président des États-Unis.

Dans son discours d’adieu, George Washington a conseillé aux États-Unis d’éviter les alliances avec toutes les nations. Washington a mis en garde le destin des Américains contre la fusion de la nation avec les pays européens. Pour lui, les intérêts américains devaient rester indépendants des intérêts européens. 

Mais contrairement aux souhaits de Washington, les États-Unis ont signé un accord de défense avec plus de 60 pays, couvrant les cinq continents et 25 % de la planète…

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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