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Premières “réelles” secousses de la crise économique qui se profile.

Avec un CAC 40 aujourd’hui à 4824,88, le rebond des marchés a tourné court en septembre. Il en est de même à Wall Street où le NASDAQ, le Standard & Poor’s 500 et le Dow Jones ont fini d’évoluer pour perdre, respectivement, 5 %, 3,9 % et 2,3 %. Depuis son plus haut niveau de l’été dernier, le NASDAQ a perdu 15 points et la bulle folle des GAFAM, ainsi que des valeurs technologiques américaines pourrait bien eux aussi continuer à se dégonfler, à défaut d’éclater soudainement.

Alors que la pandémie reprend de l’ampleur, les gouvernements occidentaux semble avoir enfin compris, qu’un nouveau confinement généralisé serait catastrophique pour le système économique avec un risque réel de révolte des populations et une mort sociale assurée par l’explosion du chômage, la mise à mort d’entreprises et un hyperendettement menant tout droit à la faillite et la mise sous tutelle du pays.

La vague de licenciements dans les grandes entreprises prend de la vitesse : 9.000 emplois, soit 10 % des effectifs, chez Shell ; Disney, American Airlines et United Airlines ont annoncé, à elles seules, 60.000 licenciements en 24 heures. À très court terme, ce sont 100.000 postes qui sont menacés aux États-Unis. En Europe, on évoque 50.000 suppressions de postes. Quant aux aéroports américains, ils constatent une baisse de fréquentation de 60 % à 70 %.

En France, une récession de l’ordre de prés de 4% est estimé pour le dernier trimestre 2020 en guise de reprise. La prévision de croissance de 8 % du budget 2021 par Bruno Le Maire paraît très optimiste, avec des hypothèses sanitaires qui peuvent très vite devenir obsolètes. Quant à l’endettement, pour la France, de 120 % du PIB à fin 2021, ce sera un minimum, la seule certitude étant un endettement incontrôlable.

Ce lundi, la présidente de la BCE Christine Lagarde, prévient que “La reprise reste incomplète, incertaine et inégale”. Ainsi, la Fed et la BCE paraissent à bout de souffle. Le soutien des banques centrales a permis de sauver les meubles face à la crise sanitaire, tout en provoquant une bulle sur les marchés boursiers. À la BCE, le bars de fer engagé par Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, et les utopistes perdure : les premiers veulent mettre fin à la politique non conventionnelle en cours, ultra-accommodante, de création de 1.350 milliards d’euros, tandis que les seconds réclament une rallonge, voire sa pérennisation. Christine Lagarde joue la carte de la sagesse, afin de pouvoir trancher entre les deux camps. Mise en place par Macron, mais qui risque, un jour, d’être complètement dépassée par les événements. Une explosion de la zone euro ou une scission en deux zones monétaires sera inévitable, si la France, l’Espagne et l’Italie continuent de prendre la direction de la banqueroute.

L’actif du bilan de la Fed, qui représentait environ 10 % du PIB américain en 2000, en représente aujourd’hui 60 %, avec une progression continue du cours de l’or de 250 à environ 2.000 dollars l’once. Si les États-Unis continuent au même rythme de création monétaire, l’actif du bilan de la Fed devrait atteindre 150 % du PIB, en 2025, avec un cours de l’or à 7.000 dollars l’once. Powell promet que la Fed aidera « aussi longtemps que nécessaire ». L’argent gratuit va continuer de couler à flots, tandis que l’hyperendettement des États-Unis va prendre de la vitesse. La prochaine crise d’une économie américaine sous perfusion sera monétaire, les investisseurs Warren Buffett et Ray Dalio se préparant à une inflation élevée à venir. Comme l’écrivait Louis Fernidand Céline, “on ne meurt pas de dettes, on meurt de ne plus pouvoir en faire”.

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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