Invasion des goélands : Pourquoi ils sont plus nombreux à nicher en ville.

Invasion des goélands : Pourquoi ils sont plus nombreux à nicher en ville.

Beaucoup constatent une population de plus en plus importante de goélands, dans les centres villes proches du littoral et même plus loin…. Si ce dernier s’est particulièrement bien adapté au milieu urbain, c’est parce que les toits plats très présent en ville, sont favorables à sa nidification. L’humain contribue aussi à sa prolifération, car les restes de nourriture et les ordures sont pour eux une source importante de nourriture facilement accessible. Mais s’il y a d’avantage d’oiseaux, ce n’est pas un hasard…

S’il est coutumier, que les mouettes et goélands survolent la plage et créent une ambiance de détente sur le littoral, leur prolifération dans les villes soulève de nombreuses questions. Peu craintifs, ces oiseaux se sont parfaitement adaptés à la ville qui leur fournit le gîte et le couvert.

L’absence de prédateurs ainsi que la proximité de nourriture sont autant d’éléments qui donnent l’opportunité au goéland de s’installer en ville. S’il a naturellement sa place dans notre environnement, l’objectif est néanmoins d’éviter l’invasion en milieu urbain, réduisant ainsi les nuisances et dégâts occasionnées. Alors qu’il serait plus «naturel» d’apercevoir ces oiseaux de mer sur les falaises côtières et les îles où ils sont «sensés» se reproduire, leur présence est de plus en plus remarquée en ville.

Le comportement de l'homme incite le goéland à vivre en ville

L’attitude de l’humain est indirectement responsable de cet envahissement de l’espace urbain par les goélands. Cet oiseau marin a connu ces dernières années, selon les naturalistes, un boom démographique en Méditerranée. La cause principale de cette forte démographie, est la capacité de l’espèce de profiter des ressources alimentaires mises à disposition par l’homme.

Etant un animal omnivore, le goéland profite donc des grandes quantités de déchets laissés ici et là. Cette surabondance a fait que les sites naturels de reproduction de l’espèce en milieu naturel, sur les falaises et les îles, ont vite été saturées.

Ensuite, ce sont les capacités d’adaptation des goéland qui lui ont permis de nicher hors de son milieu naturel, en cherchant de nouveaux lieux de nidification, d’où l’occupation des terrasses des bâtiments en zone urbaine, d’abord dans les villes côtières, puis dans les cités, plus à l’intérieur. Parfois à plusieurs dizaines de kilomètres des côtes. Cette situation «provoquée» par l’homme, a donc aidé la survie des jeunes goélands et favorisé le succès de reproduction des couples de goélands, d’où cette augmentation des colonies.

Le réchauffement climatique, autre facteur de la prolifération des goélands en ville

Par ailleurs, l’envahissement de goélands dans nos villes, nous renseigne sur l’état de santé de notre environnement. Le goéland leucophée pouvant être considéré comme une espèce bio-indicatrice. De l’avis des spécialistes, la bio indication peut être soit bonne, soit mauvaise. En effet, la présence de certains animaux, comme les papillons, les libellules ou certaines espèces d’oiseaux : indique que l’environnement est en bonne état de santé écologique.

Et inversement pour le goéland, lorsqu’il est en surpopulation, cela peut indiquer que l’environnement est dévalorisé . Le réchauffement climatique y est aussi pour quelque chose, puisque la nourriture est de moins facile à trouver pour ces oiseaux, qui deviennent de plus en plus dépendant de l’homme.

 

Des conséquences à ne pas négliger

Pour ce qui est des conséquences de l’invasion des goélands, elles sont multiples. Certaines peuvent être acceptables par les habitants, d’autres, avec l’augmentation prévisible de ces oiseaux, peuvent causer des situations conflictuelles. Selon une étude menée par la DREAL, auprès des habitants de la ville du Touquet, le bruit est la principale gêne rapportée par toute personne questionnée, notamment à partir du mois de mars, période correspondant à l’installation des couples. Vient ensuite le comportement agressif envers les personnes, empêchant l’accès aux terrasses des immeubles.

Ce comportement, est à noté surtout entre avril et juin, mais assez accentué durant ce dernier mois, période correspondant à la fin du nourrissage et à l’envol des jeunes. Par ailleurs, il est souvent relaté des cas de prédation à l’encontre des pigeons et dans une moindre mesure vis-à-vis des martinets pâles (un oiseau qui ressemble aux hirondelles).

Le problème des déjections et des régurgitations récurrentes sur les terrasses et des dégradations sur des toitures ou des véhicules, sont fréquemment rapportés par les citoyens. Pour le moment, des opérations annuelles de stérilisation des œufs sont mis en œuvres dans plusieurs villes, mais en apparence elles ne règlent pas totalement le problème. la ville de Rome fait appel à des fauconniers pour faire fuir les goélands. 

Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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