L’Europe sombre, le frexit fait surface…

L’Europe sombre, le frexit fait surface…

Bonjour les amis, nous sommes ravi de vous retrouver dans ce nouvel article dans lequel nous allons revenir sur la récession historique en Europe. C’est du jamais vu ! Les pays européens s’effondrent et ça va être une année extrêmement difficile pour la France, autant économiquement que politiquement…

Une désolidarisation Européenne évidente

En 2009, la zone euro avait baissé de 4,5% durant la crise des subprimes. Cette année, on estime que la baisse sera de 7,7%. Maintenant, est ce qu’il y aura une reprise de 6,3% comme annoncé. On n’en sait vraiment rien. D’ailleurs, même le Conseil d’Etat a dit qu’il fallait être plutôt pessimiste par rapport à l’année prochaine. Beaucoup estiment qu’une reprise aussi forte soit peu probable. D’autant plus que nous rentrons dans une grande période d’incertitudes avec le protectionnisme. Et particulièrement avec Trump qui joue sa réélection et qui va continuer à taper sur la Chine.

Donc, cette situation, peut mener à un embrasement et à une grande instabilité de l’économie mondiale. Pourquoi ? Parce que la Chine est aujourd’hui dans une situation de force. On a tendance à sous estimer la Chine, mais actuellement, le reste du monde a plus besoin de la Chine que la Chine n’a besoin du reste du monde. Les multinationales chinoises dépendent en matière d’exportation à hauteur de 10 à 15%,tandis que les multinationales américaines se situent entre 40 et 45 % de recettes liées à l’exportation. (Par exemple, Apple, Cocacola, Mc Donads dépendent de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique, de l’Amérique latine…. )

La Chine ne dépend de personne et peut dire : allez tous vous faire voir… C’est pour cela que les occidentaux y vont avec des pincettes et ne rentrent pas dans le conflit Chinois/Américain.

Au delà de la crise sanitaire, sur un plan économique, géopolitique et stratégique, ce qui se passe actuellement est clairement un changement de leadership ou du moins un combat au plus haut niveau.

Comme on peut le voir dans les graphiques ci-dessous, sur la période 2008 2020, la dette à la fin de la crise en Grèce était de 109% en 2008. Aujourd’hui, elle approche les 200%.

En Italie. On était à 106% juste après la crise des subprimes aujourd’hui, en 2020, leur dette va atteindre les 158%.

En ce qui concerne l’Espagne, la dette était seulement de 40% du PIB, aujourd’hui, elle atteint 115%. En bref, l’Europe est entrée dans cette crise du coronavirus en très mauvais état et cette crise là va mettre beaucoup de pays en grande difficulté.

Globalement, la dette de la zone euro était à 70% du PIB en 2008. Mais en 2020, elle va dépasser les 100%.

Pour l’Allemagne, sa dette était de 65% à la fin de la crise des subprimes, avant de monter jusqu’à 82% en 2010 pour baisser continuellement jusque sous les 60% mais remonter cette année à 75% à cause de la crise sanitaire du coronavirus.

Les Pays-Bas, qui refuse de participer à la solidarité européennes et on peut comprendre pourquoi, étaient à 54% en 2008 et ils ont réussi à contenir le même ratio jusqu’ avant la crise du covid19 et dont la dette devrait atteindre 62% cette année.

Dans un article des Échos, le commissaire européen en charge de l’économie, Paolo Gentiloni, annonce une chute du PIB de 7,7% dans la zone euro à ce jour. C’est une récession historique qui va s’abattre sur le continent. Indique-t’il avant d’ajouter :

Bien que la reprise de 2021 ait des chances, elle aussi d’être historique, la Commission ne croit pas à un rebond suffisamment fort pour effacer totalement le choc.

En fait si tout le monde espère une forte reprise à partir du second semestre rien n’est moins sûr. Tout dépendra de la manière dont vont être gérer les politiques sociétale et économique par les gouvernants. Et les incertitudes sont bien là. Parce qu’ aujourd’hui les gens ne croient finalement plus en leurs dirigeants. Les mouvements sociaux qui se profilent vont très probablement aller vers une volonté de sortir de l’Europe et cela va forcément peser lourdement sur la croissance.

Car si pour le moment, les Etats ont limité la casse en injectant massivement des liquidités et subventionné massivement du chômage partiel et des allocations d’aides, qu’en sera t’il quand les robinets vont se refermer ?

De plus en plus de Français rejettent l'Europe

Un sondage Elabe pour les Échos qui vient de sortir, démontre que la défiance des Français vis à vis de l’Europe s’accentue avec la crise du coronavirus. Plus d’un Français sur deux désire un renforcement du pouvoir des collectivités locales et la majorité d’entre eux désirent que le contrôle aux frontières perdurent après la pandémie.

L’image de l’UE est de plus en plus dégradée. l’Union européenne ressort un peu plus affaiblie aux yeux de l’opinion dû au choc provoqué par la pandémie. Seuls 20% des Français jugent que l’Union européenne a été à la hauteur de la crise.

On voit bien qu’il y a un vrai ressentiment et qu’en fait, c’est bien plus profond que ça, n’en déplaise aux européistes il y a clairement un rejet des institutions européennes.

Aujourd’hui, nous pensons que c’est le moment de repenser le modèle, de repenser l’institution. C’est quelque chose qu’il faut faire, avec peut être des référendums, avec un vrai appel au peuple et un travail de pédagogie. C’est à dire en donnant les avantages et les inconvénients.

Seulement 31% des Français ont jugé que l’Etat avait été à la hauteur de la crise. Le regard est nettement plus critique pour l’Union européenne. Même les électeurs du pro européiste Macron sont seulement 32% à juger qu’elle a été à la hauteur de la crise.

34% des Français voudraient privilégier une coopération avec certains voisins européens hors du cadre de l’Union européenne.

33% estiment que la France ne doit compter que sur elle même, (sentiment fort dans l’électorat « dit » populaire.) contre 32% qui estiment que la France doit renforcer l’Union, (notamment chez les plus diplômés selon le sondage.)

 

On voit donc bien une fracture entre deux classes (populaire et les plus diplômés). Conséquence politique logique de cette défiance grandissante :  l’ouverture des frontières contre l’aspiration très forte à la relocalisation. Les Français sont favorables aux relocalisation à 85% pour la santé, à 81% pour l’alimentation mais aussi une grande majorité la relocalisation de la technologie. mais une sortie de l’Europe engage un long processus comme on a pu le voir avec le Royaume Uni.

Tout ceci laisse penser que la sortie de crise du coronavirus est loin d’être dernière nous et elle ne fait que commencer. Les temps vont être dur, très dur…

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Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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