in

USA 2020: Pourquoi les Républicains ne défendent-t-ils pas Trump ? Explications…

Hier, Donald Trump mis le feu aux poudres pour mettre les Républicains devant leurs responsabilités…

Ce jeudi, lors d’une nouvelle conférence de presse explosive, le président des Etats-Unis a de nouveau dénoncé que les élections lui étaient “volées” et qu’il le prouverait très prochainement. Il a également répété que de voter par correspondance était une “fraude” et qu’en ne comptant que les bulletins de vote “légaux”, il avait gagné, malgré l’avance de Joe Biden. “Personne ne va nous voler notre démocratie. Ni maintenant. Ni jamais”, a répondu le candidat démocrate sur Twitter.

Trump cherche à démontrer un immense scandale. Malheureusement, certaines personnalités du Parti républicain se sont distancées de lui et, bien qu’elles ne s’y soient pas opposées catégoriquement, ont rejeté ses accusations de fraude. Parallèlement, Fox News, sa télévision préférée, semble le laisser tomber. D’ailleurs plusieurs pro-Trump se sont rassemblés devant des locaux du média en question, pour tenter de faire pression.

Depuis la chaîne d’info a revu sa position et a commencé à relayer des éléments pouvant laisser penser à une fraude massive, tels que

  • 4 788 INSCRIPTIONS EN DOUBLE
  • 32 519 ÉLECTEURS INSCRITS (C’EST PLUS QUE D’ÉLECTEURS ADMISSIBLES)
  • 2 503 PERSONNES MORTES INSCRITES DONT UN ÉLECTEUR NÉ EN 1823

“Où est le Parti républicain ? Nos électeurs ne l’oublieront jamais ”, a écrit Eric Trump, le fils du président, avant d’appeler à “la guerre totale” contre le parti démocrate, les médias, les réseaux sociaux… En bref, contre le système…

Les Républicains ne se rangent pas derrière Donald Trump

L’influant Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, a contredit Trump mercredi et a déclaré que le pays devait attendre les résultats finaux pour tirer des conclusions. “Ce n’est pas la même chose de dire que vous avez remporté les élections et les remporter une fois le contrôle terminé”, a-t-il prévenu. Mais McConnell n’a pas été le seul à s’éloigner de la théorie de Trump sur le “scandale électoral”.

Sur son compte Twitter le sénateur républicain Marco Rubio, ancien gouverneur et conseiller du président, a écrit : “Prendre plusieurs jours pour compter les votes légalement émis n’est pas une fraude”.

Le lendemain, après la conférence de presse de Trump, Marco Rubio a demandé des preuves de la fraude. “Montrez-nous les tests, nous n’avons rien entendu sur les tests”, a-t-il déclaré à la télévision ABC. “Ce genre d’accusation enflamme le débat. Si Trump a raison et que la fraude existe, je serai furieux, mais j’ai besoin de voir les preuves.”

Pour sa part, le gouverneur républicain de l’Ohio, Mike Dewine, s’est également implicitement éloigné de la position du président américain. “Nous comptons les votes. Nous croyons au droit. Je soutiens Trump, mais si cela finit par aller à Biden, nous l’accepterons tous … ”

En clair, les cadres Républicain ne sont pas à fond derrière Trump qui persiste à dénoncer la “fraude massive” . Il ne semble pas vouloir prendre position pour Trump, pour la simple raison qu’il n’y a, pour le moment aucune preuve, pour étayer les graves accusations de fraude. “Pour faire annuler des centaines de milliers de voix, il faudrait une conspiration du film James Bond. Et cela ne se produira pas”, a écrit Karl Rove, ancien chef de cabinet et conseiller républicain de George W. Bush, dans une tribune parue dans le Wall Street Journal.

Dans le camp des conservateurs, on pense au jour d’après…

Cependant, les déclarations de ces Républicains ne révèlent pas une condamnation claire des propos du président Trump, chez les conservateurs. Certains, comme le vice-président des Etat unis Mike Pence, se sont limités à dire qu’ils soutiennent Trump et que chaque vote “légal” doit être compté (sans pour autant parler de fraude). D’autres tel que Ted Cruz ou Lindsey Graham , des membres du parti Républicain proches de Donald Trump, ont été plus explicites et ont souscrit aux théories du président américains.

En réalité dans le camp des Républicains, on craint de se fragiliser si Trump leur candidat venait à perdre. Car Trump a obtenu un soutien historique de près de 70 millions de voix. Les dirigeants conservateurs préfèrent donc faire profil bas, plutôt que de se positionner et de prendre le risque de devoir démissionner, si Trump perdait définitivement.

Malgré toute cette agitation et les polémiques de ces dernières années, Trump a toujours montré une forte capacité à atterrir sur ses pieds, alors que beaucoup le prenaient pour “mort”. le risque pour la droite américaine, c’est que leurs électeurs écoutent et suivent Trump et non pas le Parti républicain. Ainsi, les chefs de parti préfèrent attendre et connaître les résultats des élections, avant de fuir le navire trop tôt, s’il venait à sombrer.

What do you think?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Démission de Jean Messiha: Le RN vire t’il trop à gauche ?

Quand Murdoch, le patron de Fox News décide de lâcher Trump…