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Mais qui a voulu flinguer l’arrière saison en Agde ???

Que va devenir la première station balnéaire de France post-Covid ? Comment ses bars, ses restaurants, ses commerces, vont-ils pouvoir à nouveau faire respirer le poumon économique de tout un territoire ? Comment après un début de saison catastrophique, une grande partie de la population s’apprête à vivre une situation chaotique ? Et surtout qui sont les responsables de cet effondrement ? Reportage à AGDE, l’une « des capitales » du plaisir » en Europe.

Ils sont assis sur des serviettes posées sur le sable de la plage Richelieu quasi-déserte du Cap d’Agde. Il est un peu plus de 15 h ce mardi  25 août. Noémie, Estelle et Florent fixent la grande étendue bleue sous les éclats de rire de bambins provoqués par l’incessant clapotement des vagues. Tous les trois sont saisonniers. Florent 24 ans, un solide Savoyard vient de rejoindre ses deux amies qui sont embauchées pour faire du ménage dans un camping de la station. Le jeune serveur sourit jaune lorsque nous lui demandons comment se passe sa saison : « Bof, répond le jeune homme, cela fait la cinquième saison que je travaille ici. L’hiver, je suis technicien dans une station de ski prés de chez moi. Mais cette année, la saison a été écourtée à cause du coronavirus. Et cet été, elle risque de l’être aussi puisque mon patron m’a informé que mon contrat risquait de se terminer dés la fin de ce mois, au lieu de mi-octobre habituellement. Regardez ! Il est seulement trois heures quinze, je suis sur la plage à bronzer, alors que je devrais être en train de bosser à l’heure qu’il est ! S’exclame le garçon en pointant du doigt le cadrant de sa montre. « Je ne vous parle même pas des pourboires qui se sont « envolés » depuis le paiement sans contact devenu désormais quasi systématique et l’absence de la clientèle étrangère très généreuse. »

Regardez ! Il est seulement quinze heures, je suis sur la plage à bronzer, alors que je devrais être en train de bosser à l’heure qu’il est…

« Grave ! » Renchérie Estelle. « Cette année, c’est vraiment un été pourri. En temps normal, nous sommes serveuses (avec Noémie) dans une boite de nuit du Cap. Mais vu qu’elles sont obligées de rester fermées, on a dû trouver un plan B pour pouvoir bosser. Le problème, c’est que le salaire n’est pas du tout comparable et que les frais universitaire, eux ne baisseront pas à la rentrée. D’autant plus, que comme Florent, la direction du camping nous a indiqué qu’ils n’auront plus besoin de nous à compter du 31 août du fait du grand nombre d’annulations ces derniers jours. »

Sur le port, même son de cloche. Ce restaurateur installé depuis plus de trente ans nous fait savoir qu’il comprend évidemment que des mesures sanitaires soient prises pour freiner l’épidémie, mais est très en colère après la « mauvaise publicité » faite au Cap d’Agde. « Les médias nationaux se sont empressés de faire de la station un des plus gros foyers de contamination partit du village naturiste, en laissant croire qu’il s’était propagé à l’ensemble de la ville. Du jour au lendemain, nous avons….

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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