Les 450 Milliards posés sur la table par le gouvernement, suffiront-ils à relancer le moteur économique du pays ?

Les 450 Milliards posés sur la table par le gouvernement, suffiront-ils à relancer le moteur économique du pays ?

Une dépression de – 11% et une dette qui explose à 120% du PIB… Bruno Lemaire, ministre l’économie fait régulièrement le point sur la situation économique du pays. Lors de ses interventions alarmistes, il martèle souvent que la brutalité de la crise financière dans laquelle nous entrons, est historique et que les semaines et les mois qui arrivent vont être très difficiles. Mais plus concrètement, que cela signifie t’il ? Sentinelle Citoyenne vous éclaire !

La semaine dernière, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé que la récession serait plus importante que prévue en 2020, avec un recul de l’activité de 11 %. Le déficit de l’Etat devrait alors atteindre les 220 milliards d’euros. Celui de la Sécurité sociale 52,2 milliards. Plus inquiétant encore, selon les Échos, le gouvernement prévoit une dette proche de 120 % d’ici la fin de l’année. Alors que l’offre est en train de revenir progressivement, la demande elle, semble avoir du mal à pointer le bout de son nez…

Pourquoi le déficit public explose ?

Les chiffres sont vertigineux. 450 Milliards d’Euros d’aides et de garanties de l’Etat, soit 20 % du PIB français. C’est le montant mobilisé pour soutenir l’économie. Alors qu’en 2009 pour éviter la casse, le gouvernement avait déjà commencé à creuser le déficit public, lors de la crise des surprimes (Déf public = recette publique – dépense publique), cette crise du coronavirus n’arrive pas au meilleur moment pour la France. Et ce n’est pas exagéré de le dire. En effet, comme l’Espagne ou l’Italie et contrairement à l’Allemagne ou à la plupart des pays du Nord de l’Europe, la France ne s’était pas encore vraiment remise de la crise de 2008/009, que soudain une autre vient déferler sur son économie.
Alors pour éviter le pire, j’entends là un effondrement de notre système économique, la France a emprunté sur les marchés. Et heureusement pour elle, elle a pu emprunter et à des taux proches de zéro. Une bonne nouvelle malgré tout me dirait vous. Mais le risque, parce qu’il y en a un, c’est que la France ne soit plus capable d’assumer sa dette. Parce que comme vous le savez, les recettes publiques sont financées majoritairement par les taxes et les impôts. Donc si moins de recettes et plus de dépenses = endettement, voire surendettement et si cela dure, c’est l’insolvabilité, plus clairement la faillite du pays.

Concernant les recettes, elles vont diminuer, c’est certain. Pourquoi ? Parce que tout simplement, moins de revenus = moins d’impôts et moins de consommation = moins de TVA qui rentre dans les caisses de l’Etat.

Concernant les dépenses, elles augmentent, c’est certain aussi. Il suffit de voir le mécanisme d’aide mis en place par le gouvernement pour le comprendre. (aides sociales, activités partielles…).

Tout cela résulte donc, d’un déficit public qui s’explose !
La France emprunte chaque année 200 Milliards sur les marchés financiers. Et pour cela, elle emprunte à qui ? Et bien, elle emprunte à d’autres pays, essentiellement aux Russes et aux Chinois. Ainsi, notre dette globale est financée à plus de la moitié par des puissances étrangères. Le problème est donc que la France est à la merci des marchés. Cela veut dire, que si pour telle ou telle raison, les marchés financiers ne font confiance à la France et à sa capacité de remboursement, alors les taux augmenteront.
Le dernier plus gros endettement de la France, remonte à la crise des subprimes (2008/2009), où il atteignait les 138 Milliards pour parvenir à redescendre sous la barre des 100 Milliards en 2013, soit quatre années durant lesquelles la dette a lourdement pesé sur la croissance économique. Cette année, en 2020, le déficit public va atteindre les 200 Milliards, du jamais-vu !

Graphique les Echos / Croissance du PIB en %

Mais alors, quelle va t'être la solution pour sortir de la crise ?

Pour permettre la relance économique du pays (et éviter de riper vers la zone rouge), le gouvernement prévoit pour la rentrée un plan de relance visant à moderniser l’outil de production et en orientant sa politique vers l’offre des entreprises pour les rendre plus innovantes et plus compétitives dans une croissance VERTE, c’est-à-dire tournée vers la transition écologique. Selon plusieurs économistes, pour que cette transition écologique puisse réussir, nous devons réindustrialiser la France et opter pour une offre de proximité. Mais pour cela, les entreprises doivent pourvoir, suivre et investir. Ce qui n’est pas gagné, avec la consommation qui va se rétracter dans les mois à venir.

On l’aura tous compris, la configuration économique n’est pas géniale, mais il nous appartient à tous de trouver les forces nécessaires pour relever le pays, sans quoi, l’avenir risque d’être très sombre pour les générations qui suivent…

@ bientôt les amis, surtout, n’hésitez pas à partager si cet article vous plu ou à laisser un commentaire.

Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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