Immobilier : acheter, vendre ou attendre…faisons le point !

Immobilier : acheter, vendre ou attendre…faisons le point !

Après deux mois d’angoisses, les professionnels de l’immobilier se félicitaient d’une belle reprise au début du mois de mai. Attendant la levée du confinement, les clients se sont rués dans les agences immobilières pour finaliser leur projet qu’ils n’avaient pu concrétiser avant la crise sanitaire. Désormais, cette tendance semble s’essouffler et le secteur de l’immobilier replonge dans le doute. Impartiaux, on vous donne notre point de vue sur la situation…

quelle est la tendance de la demande ?

La demande émane généralement des particuliers, et l’incertain contexte dans lequel nous sommes actuellement, va probablement les inciter à attendre. En plus, il faut savoir qu’en 2019, 20 % des crédits accordés aux particuliers ne respectaient pas la règle des 33 % de capacité de remboursement. A ce sujet, François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a révélé récemment, que les banques avaient eu tendance (jusqu’avant le début de la crise sanitaire), à proposer aux demandeurs, des crédits plus longs et/ou des montants plus élevés. Les incitants ainsi à dépasser leur taux d’effort. C’est-à-dire à augmenter la charge de remboursement, soit la mensualité rapportée aux revenus qui ne doit pas (en principe), pas dépasser le 1/3 des revenus du foyer.

Il y aura donc eu, en 2019, environ 250 000 ménages, qui ont pu accéder à l’acquisition, grâce à l’indulgence des banques sur ce dépassement de ce seuil.

Mais ça, c’était avant. Car désormais, la Banque de France à annoncer vouloir serrer la vis pour freiner les faillites personnelles. Mais le gros coup de frein va surtout venir des banques elles mêmes, qui vont devenir plus prudentes, parce qu’elle savent que la crise est grave et prêteront beaucoup moins facilement.

Ils devraient donc y avoir une forte baisse de la demande cette année.

De plus, la hausse des taux d’intérêts va rendre l’obtention de crédit plus difficile encore. En effet, selon un article des Échos, la hausse des taux d’intérêts va s’accélérer ces prochains mois. 

Et malheureusement, ce climat de défiance ne va pas aller en s’améliorant. Car les tensions qui vont peser sur les entreprises, vont déteindre sur les cadres et salariés ce qui est loin d’être propice à un achat immobilier.

Un facteur important à ne surtout pas négliger, est le changement de mode vie qui est en train de se redessiner. Si auparavant, il était indispensable de vivre prés de son entreprise pour des raisons pratiques, désormais, avec le télétravail qui se développe à vitesse grand V, certains employés pourront vivre à plusieurs dizaines de kilomètres de leur entreprise sans que cela ne pose problème. Sans compter les deux mois de confinement, qui auront été à la limite du supportable, pour ceux qui vivent en appartement sans terrasse ou balcon. Le pavillon avec terrain est désormais devenu un critère de sélection incontournable.

En conclusion, en ce qui concerne la demande, les logements situés en grandes métropoles devraient être boudés, tandis que les zones rurales devraient voir venir de nouveaux acquéreurs.

Va t'il y avoir des « bons coups » à faire dans l'immobilier en 2020 ?

La baisse de la demande va évidemment avoir une répercussion sur l’offre. Si la crise s’accélère ou s’accentue ces prochains mois, les personnes en difficultés financières vont être dans l’obligation de céder leur bien immobilier et donc de le brader. Le malheur des uns, faisant le bonheur des autres, il y aura donc des affaires à faire sur le marché de l’immobilier si vous avez les moyens d’acheter cash.

Parallèlement, les propriétaires qui ont réalisés des investissements locatifs devraient eux aussi ressentir les secousses de la crise avec leurs locataires (hausse du chômage,  faillites d’entreprises, ect.). Beaucoup, qui n’ont pas encore amorti leur investissement, s’ils se trouve en difficulté sur le plan financier, risquent dans l’urgence de vendre leur bien immobiliers jusque-là destiné la location. Prenons pour exemple: les personnes qui avaient réussi, grâce à airbandb, à créer de petits empires, sont désormais dans de graves situations financières, leurs logements n’étant plus loués.

En conclusion...

La période dans laquelle nous entrons, va être une aubaine pour ceux qui ont du cash. Ces derniers pourront amortir le choc, voire investir et faire de « bons coups » sur le marché de l’immobilier. 

Mais malheureusement pour ceux qui sont tendus financièrement, les mois qui arrivent s’annoncent cruels et difficiles. 
N’oublions pas aussi, ceux qui ont investi dans l’immobilier pour leur retraite et qui doivent être inquiets. C’est pour cela qu’il est toujours bon de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier…

Nous terminerons donc ce point de situation, par le conseil suivant : si vous souhaitez acheter un bien immobilier pour investir, prenez votre décision de manière froide et rationnelle. Regardez si, en cas de coup dur, vous avez les moyens financiers de pouvoir tenir une voire deux années, sans que cela ne vous mette pas en danger, sans quoi, reportez votre projet en attendant une meilleure visibilité du marché.

Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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