Choc économique : le monde vacille !

Choc économique : le monde vacille !

Je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle analyse. Dans cet article, j’essaie de décortiquer l’économie et d’apporter mon point de vue sur les marchés financier pour vous permettre de comprendre cette période obscure.

Il y a tellement de versions contradictoires qui concernent l’économie et mon rôle, c’est justement de vulgariser tout ça rapidement. Pour commencer, les actions qui s’effondrent. La raison évoquée, c’est des sombres perspectives économiques. 

Le chômage explose aux USA

Teslas et Facebook annoncent d’excellents résultats. Google et Apple également. D’ailleurs, ça ne m’étonne même pas… Ce que je veux dire, c’est que les grands gagnants de cette crise, ce sont les GAFA. Ces entreprises, sont moins sensibles à l’économie traditionnelle et elles ont d’énormes trésoreries. Beaucoup d’entreprises traditionnelles importantes sont en plus grande difficulté parce que, justement, elles sont dans des secteurs qui sont beaucoup moins porteurs.

La Fed étend son programme de prêts aux petites entreprises, c’est à dire qu’on commence à sentir la rigueur et, bien évidemment, la profondeur de cette crise. Hier, le président de la Réserve fédérale américaine l’a dit « on est sur une crise qui est sur du long terme, sur du moyen terme. Il va falloir se préparer à des temps durs. »

La dernière news importante aux Etats Unis, c’est le pétrole, qui grimpe fortement. Trump a expliqué que ce secteur était crucial pour l’économie. Il a dit « Bon, on peut comprendre les gens qui sont dans l’écologie, soient retissant, mais l’Énergie, c’est le cœur d’une économie. Sans énergie pas d’économie donc pas de vie ». Depuis ces propos le marché du pétrole est haussier. Outre atlantique, Le président de Shell, qui est la plus importante compagnie pétrolière en Europe, a dit la chose suivante : « on ne sait pas ce qui va se passer, mais en tout cas, c’est très, très dur pour nous. »

Beaucoup plus préoccupant pour les Américains, l’emploi. A ce jour, 8 millions de chômeurs supplémentaires aux Etats-Unis, ce qui donne au total 30 millions de chômeurs, du jamais vu aux USA!!! Cela représente un chômage à 12,4%. Alors bien évidemment, pour nous Européens, 12,4%, surtout en France, Espagne, Italie, les pays de l’Europe du Sud 12,4, ça ne parle pas beaucoup. Mais aux Etats-Unis, le taux de chômage était tombé à 3,2. %, c’est dire que le chômage était très, très faible jusque la crise de coronavirus survienne.

Le problème, c’est qu’il n’y pas le même système de protection sociale. Donc, il y a un gros problème avec ce taux de chômage. Trump a promis 600 dollars par semaine d’allocations chômage, pour les indépendants, mais également, pour les livreurs d’Uber. Donc, ça fait quand même un montant non négligeable (2 400 dollars par mois environ).

Le pire, c’est qu’ il y a des problèmes avec finalement les systèmes de traitement à cause de leur systèmes informatiques qui sont complètement archaïques. 600 000 personnes qui ont essayé de bénéficier d’allocations chômage le 23 avril, n’ont pas pu le faire parce qu’il y avait de gros problèmes au niveau technique.

Le PIB en chute libre en Europe

La Société Générale souffre aujourd’hui et perd plus de 8% en Bourse. Mais il y a également la BNP et le Crédit Agricole qui reçoivent des résultats catastrophiques. Pour ceux qui boursicote, Il ne fait pas bon d’investir dans les valeurs bancaires européennes actuellement. La BCE, la Banque centrale européenne, maintient également un plan d’achat d’actions. Les statistiques européennes sont catastrophiques, que ce soit sur le chômage, ou que ce soit sur la croissance.

On a une récession de 3,8% au premier trimestre et ce sera pire au second trimestre que le premier. On ne sait pas s’il y aura un vrai déconfinement. Comment ça va se passer ? Est ce que les choses vont se dérouler de manière sereine ? Bref, le deuxième trimestre sera pire. Ici, on voit la baisse de l’activité qui est extrêmement élevée. c’est la plus forte baisse du PIB. (le PIB, c’est le Produit Intérieur Brut. C’est ce que produit un pays sur une année de PIB annuel, ce que produit un pays sur une année.)

Pour la France, c’est la plus forte baisse du PIB depuis 1949, avec un recul de 5,8% au premier trimestre, l’Espagne 5,21%, la Belgique 3,9%, l’Italie 4,7%. l’Allemagne estime que son PIB va baisser de 6,3% cette année.

Ce sont des chiffres énormes qui s’élèvent à des centaines de milliards, voire des milliers de milliards. Le déclin du 1er trimestre de la zone euro est le pire depuis au moins depuis le début des années 70. Pour le moment l’inflation en zone euro n’a pas encore franchement augmenté. Elle a même diminué globalement (énergie+alimentation). Et c’est étonnant parce que beaucoup de gens voient les prix de l’alimentaire augmenter, surtout les prix des fruits et légumes entre 20 et 30%. En clair, l’inflation des aliments non transformés a bondi de 7,7% et pour les produits alimentaires de 3,6%.

Je veux vous expliquer rapidement ce phénomène de l’inflation, parce que c’est important. Pourquoi l’inflation augmente? C’est parce qu’il y a une loi de l’offre et de la demande. Quand l’offre est supérieure à la demande les prix diminuent et quand l’offre est inférieure à la demande, les prix augmentent. C’est aussi simple que ça !

Dans le cas du pétrole, on est bien d’accord, qu’il y a énormément d’offre. Il y a énormément de pétrole sur le marché, mais il n’y a peu de demande, donc les prix baissent. En ce qui concerne les fruits et légumes, comme les frontières sont fermées, comme on a plus accès, par exemple, à des fruits provenant de pays étrangers, eh bien les prix flambent. La loi de l’offre et de la demande…

Autre point important : les capacités de production aujourd’hui, qui sont limitées. C’est quoi, les capacités de production? C’est par exemple des entreprises qui doivent produire. Par exemple, des téléphones, des chaussures… Peu importe. Comme il y a un énorme chômage, que ce soit, un chômage partiel ou un chômage tout court, les entreprises sont incapables de produire, donc de répondre à la demande. Alors on est  actuellement, dans une situation où la demande a diminué. Les gens sont prudents, les consommateurs sont sur la défensive, en conséquence la demande a diminué moins fortement que l’offre.

Pourquoi ? Parce qu’effectivement, l’offre aujourd’hui s’est totalement effondrée sur certains produits. Et donc, à partir de là, on peut comprendre qu’il y a un risque d’inflation. Pourquoi il y a un risque d’inflation? Parce que si les capacités de production ne sont pas toujours là, sachant que beaucoup de gens reçoivent des aides de l’État mais ne travaillent pas, on a un risque d’inflation, voire d’inflation forte.

On n’y est pas pour le moment et on le voit. Les chiffres ici montrent que pour le moment, on a la baisse des prix du pétrole qui fait globalement baisser l’inflation. La hausse des prix des fruits et légumes. Mais toujours est il que les gens ressentent cette hausse de 20 à 30% des fruits et légumes.

 

Sur le journal Le Monde (parce que j’aime bien croiser les informations) on voit  la baisse de la croissance et tout simplement la baisse colossale de l’activité.

Sur ce graphique, on peut faire une comparaison de 2008 2009 (la crise des subprimes),  par rapport au 1er trimestre de 2020, et on n’est pas encore au deuxième trimestre… et on peut voir la croissance qui s’effondre littéralement.

On a là un point important. C’est que l’eurozone a baissé beaucoup plus fortement que les Etats-Unis durant la même période. Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis sont rentrés en confinement après la zone euro. On parle d’une économie qui a baissé de 14,4% en Europe . Pour les Etats-Unis, c’est 4,8%. Ça, c’est une donnée clé. C’est une donnée clé que je voulais partager avec vous. Car on parle là d’une divergence entre la contraction des pays d’europe du Sud et des pays du Nord. On parle beaucoup europe, de Frexit, de l’Italitix, Grexit, etc. Et le Brexit, bien évidemment, dont Grande-Bretagne est déjà sortie.  Mais on voit bien qu’il y a deux économies : L’économie du Nord (l’Allemagne des Pays-Bas, pays du Bénélux), qui sont plus rigoureux. Ils ont une bonne croissance, des taux de chômage les plus faibles, les dettes les plus faibles… et les mauvais élèves (qui ont une croissance moins bonne), nous les Pays du Sud : France, Espagne, Italie, Grêce… Dans ces Pays les dettes publiques ont explosé et c sont elles qui souffrent le plus du coronavirus. Et c’est intéressant à analyser. Pourquoi ? Parce que ça aura un sens pour la relance économique dans les pays. Sur un plan économique, parce que finalement, je vais vous faire par la suite, effectuant une comparaison des principales économies.

L’Allemagne, dans les années 2010, a bien géré sa dette publique. Ils ont diminué la dette publique fortement, ce qui fait qu’ils se retrouvent avec une dette publique de 60% du PIB quasiment aujourd’hui, la moitié de celle de la France, qui va atteindre les 115% aujourd’hui.

En Italie, on est au dessus des 150%.

Et donc, vous voyez pourquoi aujourd’hui il y a des tensions au niveau de l’Europe. c’est à dire que les Italiens veulent une plus grande solidarité (on peut les comprendre) et l’Allemagne dit en gros, MOI, j’étais un bon élève, j’ai bien géré mon argent, pourquoi voulez vous que je mette la main à la poche ?

Beaucoup disent que l’Italie a la chance d’être aujourd’hui dans la zone Euro, alors qu’au fond, c’est beaucoup à cause de la zone euro que l’Italie est dans l’embarra. Le fait qu’elle soit « aujourd’hui » dans la zone euro, lui permet de se protéger contre des attaques spéculatives, contre des sorties massives de capitaux… Mais l’entrée des Pays en zone euro a créé des problème dés le départ. C’est à dire que l’on avait des économies qui étaient faites pour la zone euro (l’Allemagne, par exemple), et on avait des économies qui n’étaient pas adaptées à la zone euro (ceux du Sud). Ces économies ont cru qu’en rejoignant la zone euro, elles allaient être plus disciplinés. Des taux d’intérêt plus faibles, une plus faible inflation… Parce que, et encore une fois, il faut revenir dans le passé. La France, par exemple, gérait très mal son inflation. Elle a eu pratiqué des dévaluations compétitives et elle avait une balance commerciale qui n’était pas bonne. Et donc elle s’est dit, comme beaucoup d’autres pays, en rejoignant l’euro on va devenir plus discipliné et ce n’est pas ce qui s’est passé. On a une divergence avec les pays les mieux disciplinés qui ont connu une croissance plus forte et finalement, sont beaucoup plus résignant.

L’Europe aujourd’hui est en train d’expérimenter un choc sans précédent dans les temps modernes, selon Paolo Gentiloni, qui est le responsable de la politique économique à la Commission européenne. Choc sans précédent dans les temps modernes.

Voilà, C’était l’analyse de la semaine.

Alors je sais que mon opinion, mes points de vue, etc. Ne seront pas partagée par tout le monde. Mais mon but, encore une fois, c’est de vous apporter mon point de vue sur l’actualité. Ce point de vue est argumenté. Il y a des théories, il y a des faits, il y a des chiffres qui le soutienne.

Je ne lance pas des propos en l’air. Maintenant, bien évidemment, tout le monde peut ne pas être d’accord avec moi et je peux le comprendre. J’espère que vous avez aimez, si c’est le cas, mettez moi vos commentaires sous cet article et n’oubliez pas de liker notre page Facebook.

Je  vous dis à bientôt les amis !

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Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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