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Yvan Colonna, condamné pour la mort d’un Préfet en 1998, a entamé une grève de la faim.

« La vengeance de l’Etat français poursuit Yvan Colonna jusque dans le cachot où l’on vient de l’envoyer, s’est indigné le mouvement Corsica Libera qui rappelle que la présomption d’innocence d’Yvan Colonna a été « bafouée honteusement » dans un « procès exclusivement à charge, qui restera dans les annales de l’injustice institutionnalisée au nom de la ‘raison d’Etat’ »

Le 6 février 1998, le Préfet Erignac succombe à trois dans la tête / Condamné et emprisonné Yvan Colonna a toujours clamé son innocence.

Condamné en 2011 pour la mort du préfet Claude Erignac, Yvan Collona a entamé une grève de la faim, après avoir été placé au mitard à la suite de son refus de changer de cellule à la demande de l’administration pénitentiaire. Un second détenu corse incarcéré également à Arles, Sébastien Mattei, a lui aussi entamé une grève de la faim et de la soif pour les mêmes raisons qu’Yvan Colonna. 

Une cellule qu’il occupait depuis plusieurs années. 

Dans un courrier transmis à la rédaction de France 3, sa compagne Vannina Tomasi, dénonce « les conditions déplorables d’incarcération » à la maison centrale d’Arles. 

« Depuis la crise sanitaire, l’administration pénitentiaire d’Arles multiplie les restrictions aux détenus en invoquant la crise sanitaire, explique-t-elle.  Parloir d’une heure derrière une vitre, suppression des unités de vie familiale (parloirs longues durées dans des locaux aménagés, n.d.l.r.), toutes les activités sont supprimées… « 

Selon elle, la décision de changer les prisonniers de cellules serait liée à la situation sanitaire. 

En 2012, il avait été transféré de la centrale d’Arles à la prison de Réau en région parisienne car l’administration le soupçonnait d’avoir eu un projet d’évasion sans qu’aucun élément probant n’ait été fourni pour étayer cette hypothèse, selon sa défense.

Yvan Colonna avait finalement obtenu gain de cause 18 mois plus tard et réintégré la centrale d’Arles après plusieurs recours.

À quelques jours de l’anniversaire de l’assassinat du préfet Erignac

Hasard du calendrier, ce nouveau bras de fer se déroule à quelques jours de l’anniversaire de l’assassinat du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998. Yvan Colonna, âgé de 60 ans aujourd’hui, a toujours nié avoir participé à cet assassinat, bien qu’il ait été condamné trois fois par la cour d’assises spécialement composée de Paris. 

Il se déroule aussi alors que la situation carcérale de Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, seuls autres membres du commando condamnés encore emprisonnés, est très largement dénoncée ces dernières semaines. 

Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, incarcérés pour l’assassinat du préfet Erignac, sont conditionnables depuis près de 4 ans. Mais en raison de leur statut de DPS (Détenu Particulièrement Signalé), ils ne peuvent pas prétendre à un rapprochement en Corse.

Samedi dernier, 2000 personnes ont défilé dans les rues de Corte pour demander le retrait de leur statut de DPS et leur rapprochement à la prison de Borgo.

Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, incarcérés depuis mai 1999, ont terminé leur période de sûreté et sont accessibles à une libération conditionnelle depuis 2017. Yvan Colonna, arrêté en 2003, lui, purge encore sa peine de sûreté automatique. Elle arrivera à son terme en juillet de cette année.

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