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Perpignan: Un sous traitant d’Amazon licencie ses salariés car ils ont fait grève.

Constat surréaliste à Perpignan ce vendredi pour les 25 employés d’un sous-traitant d’Amazon. En effet, en pleine nuit le patron a déménagé l’entreprise dans laquelle ils étaient embauchés car ses salariés étaient en grève pour protester contre leurs conditions de travail et qu’ils n’ont pas voulu reprendre le travail malgré les recommandations de la direction de l’entreprise.

Punis pour avoir fait grève la veille

Alors que les salariés de l’entreprise B2S située près de l’aéroport de Perpignan, se sont présentés comme chaque matin à 9 heures pour prendre leur service, cette fois-ci leur outil de travail (des camions de livraisons) avait disparu.

C’est en arrivant sur place et lorsque l’on leurs a refusé l’accés au site distribution de colis pour le compte d’Amazon que ces salariés ont compris que quelques choses n’allait pas.

Et pour cause, leur employeur, une entreprise spécialisé dans la distribution de colis a tout simplement déménager durant la nuit. En effet, alors qu’ils s’étaient mis en grève la veille contre les cadences de travail qu’ils jugent « infernales » , le patron a décidé de fermer instantanément le site avant de prendre le soin de faire évacuer les véhicules de livraisons.

Pour les salariés, cela ne fait aucun doute : « c’est une punition » pour avoir fait grève la veille :

« Vers midi, nous avons pu échanger avec le patron par téléphone. Il a proféré des menaces contre nous : ‘si vous ne reprenez pas le travail, ce n’est pas la peine de revenir demain’. Nous n’avons pas voulu céder. Et ce matin, nous découvrons que notre entreprise a déménagé dans la nuit« , explique un salarié qui souhaite rester anonyme. « Seul notre responsable d’équipe a reçu un message hier soir par texto : ‘tu pourras aller pointer au chômage demain’ « .

Propos rapportés par France Bleu
Grévistes devant B2S sous traitant Amazon

Des violences pendant la nuit

Selon plusieurs sources, une violence bagarre aurait éclaté durant la nuit quand des salariés qui avaient remarqué un étrange va-et-vient sur le site, ont tenté de s’interposer pour empêcher le transfert des camions par des chauffeurs venus d’un autre site. Un employé aurait été blessé et suite à cet incident de nombreux véhicules ont été dégradés (pneus crevés et vitres brisées).

 

Une cinquantaine de militants syndicaux ont rejoint les salariés rassemblés devant le site.

« Cet événement est symptomatique de l’état du dialogue social aujourd’hui en France. Plutôt que de négocier avec ses salariés, le patron préfère vider les locaux de l’entreprise et déguerpir en catimini ».

Alexandre Pignon, secrétaire départemental de la CGT-FAPT,

En mettant fin au contrat d’une vingtaine d’employés recrutés en CDI avant la période de Noël. La CGT accuse également l’entreprise B2S d’avoir enfreint le code du travail ces derniers jours :

« Aucun n’a été conservé à l’issue de sa période d’essai. Il s’agissait de CDD déguisés ».

Alexandre Pignon, secrétaire départemental de la CGT-FAPT,

La CGT a obtenu un rendez-vous avec l’inspection du travail jeudi prochain et un huissier de justice mandaté par les salariés du site perpignanais est venu constater le déménagement de l’entreprise

« Des salariés ingérables », selon le patron

France Bleu annonce avoir Joint par téléphone, le gérant de l’entreprise B2S. Le patron affirme que le site ne rouvrira pas :

« J’ai perdu toute autorité sur les salariés. Une véritable mafia s’est montée dans l’entreprise et j’ai été pris en otage. Le plus triste dans l’histoire, c’est pour moi : eux ont juste perdu un travail, mais moi j’ai perdu 25 tournées ».

Entrée du site B2S

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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