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“Nous voulons reprendre notre destin en main” Alexandre Larrey évoque le projet iVeritas

Pour Alexandre Larrey, fondateur de Sentinelle Citoyenne, “les dernières décennies de manipulations de l’opinion publique, se sont traduites par un démantèlement progressif de la nation, […] Nous devons tenter une contre-offensive en créant une nation numérique parallèle, si nous voulons reprendre notre destin en main. Seul notre autonomie provoquera l’auto-effondrement du système actuel qui, incontestablement, est le cancer de notre société”.

Avec un proche, Ingénieur en systemes&connectivite dans l’aéronautique, Alexandre Larrey  s’apprêtent à lancer leur campagne de crowdfunding pour le développement du réseau social iVeritas, il nous présente les contours de ce projet collaboratif innovant.

Domicilié dans l’Hérault et après avoir passé une quinzaine d’années sur les routes de France comme Commercial, à 38 ans Alexandre Larrey s’est lancé dans le webmarketing avec pour objectif de proposer ses services aux professionnels du Tourisme. Mais les mesures de restrictions gouvernementales sur les bars et restaurants, provoquées par la pandémie de Covid-19, ont eu raison de son business plan. L’autodidacte a donc développé une plateforme de veille de médias alternatifs et associatifs, avant d’élaborer un réseau social 3.0. 

Aujourd’hui Sentinelle Citoyenne reçoit plusieurs milliers de visiteurs chaque jour, pourquoi pas un réseau social intégré ?

 Sentinelle Citoyenne est née de l’idée de construire un mouvement citoyen. Son ambition était de fédérer des personnes autour de projets collaboratifs et participatifs dans le but de développer l’entre aide et la solidarité. Au fil des mois, le blog est devenu un espace de liberté d’expression jusqu’à ce que des personnes bénévoles participent à son édition. Bâti sur un socle de valeurs qui défend le souverainisme économique et territorial, nous y alimentions le débat autour de cette cause, avant de l’ouvrir à d’autres médias alternatifs partageant notre vision de la France. Progressivement, le site a évolué jusqu’à devenir aujourd’hui une plateforme de veille qui permet à l’utilisateur de découvrir une autre information, que celle distribuée par les médias de masse. Parallèlement, nous avons constaté que ces médias indépendants subissaient une sévère censure, la plupart du temps injustifiée et particulièrement sur les réseaux sociaux, tels que Facebook ou Twitter pour ne citer qu’eux. Il fallait donc trouver un moyen de les contourner, ainsi la création d’un réseau social est devenue évidente.

D’accord, mais il existe pourtant d’autres solutions alternatives, comme Vk, Gab ou Télégram par exemple?

Effectivement, notre ADN étant la citoyenneté, nous voulions d’un outil qui soit interactif, mais surtout constructif. Si parfois les réseaux sociaux sont pointés du doigt par les censeurs, il n’en reste pas moins un moyen de contre-pouvoir pour les citoyens. On peut s’informer, échanger avec des personnes à l’autre bout du monde, retrouver un animal, et même une personne qui a disparu ou simplement se divertir. Toutefois, nous pensons qu’ils pourraient avoir une utilité beaucoup plus importante pour nos sociétés. Celle de combler les carences de nos gouvernants et de contourner certaines entités systémiques qui monopolisent et exploitent le citoyen et l’entrepreneur. Pour y parvenir, nous avons besoin d’un outil qui nous permette autre chose que de publier, liker et partager.

Qu’entendez-vous par “contourner certaines entités systémiques ”?

Aujourd’hui, malheureusement pour nous, on ne peut que s’apercevoir de la puissance des lobbies ; qu’ils soient d’industries financières, pharmaceutiques ou agroalimentaires et surtout de leurs influences sur nos dirigeants politiques. Les manœuvres de ces groupes de pression ont des conséquences directes sur la vie de chaque citoyen. Si demain, nous avions la possibilité de nous réunir en nombre et de nous organiser intelligemment, nous pourrions alors acquérir une autonomie matérielle et financière qui nous permettrait de disposer d’un véritable pouvoir d’agir sur le destin de notre peuple. L’autre système à contourner, est celui des médias de masse détenus par de puissants oligarques qui évidemment défendent leurs intérêts. Le nerf de la guerre est la maîtrise de l’information. Les dernières décennies de manipulations de l’opinion publique, se sont traduites par un démantèlement progressif de la nation. On le voit aujourd’hui où les médias nous fabriquent des candidats, pour nous dire ensuite pour qui il faut voter. Ce pouvoir d’influence des médias, ne date pas d’hier. Je vous recommande de lire Quarante millions de pétainistes de Henri Amouroux qui démontre comment, sous influences médiatiques, des millions de français et l’Assemblée Nationale, se sont rangés derrière le Maréchal Pétain, mais devenus gaullistes de la dernière heure au moment de la Libération. 80 ans plus tard, le traitement médiatique de la pandémie par les médias de masse, faisant fi de l’utilisation scandaleuse du Rivotril chez les personnes âgées durant la première vague et le silence assourdissant sur les traitements évitant les formes graves, interdits en France, mais qui ont pourtant sauvé des millions de personnes dans le monde, nous démontre qu’il existe un système médiatico-politique qui nuit aux intérêts fondamentaux de la nation et de son peuple. Nous devons tenter une contre-offensive en créant une nation numérique parallèle, si nous voulons reprendre notre destin en main. Seul notre autonomie provoquera l’auto-effondrement du système actuel qui, incontestablement, sous la domination de Bruxelles, s’efforce : d’euthanasier notre système social, de broyer nos entreprises, d’assécher nos collectivités territoriales, de réduire les compétences de nos élus locaux, de créer les conditions d’insécurité, etc.

Lorsque vous parlez d’une France parallèle numérique, vous faites allusion à une sorte de communautarisme?

Au contraire, il s’agit de sortir les gens du communautarisme numérique. Il est intéressant de savoir que les algorithmes des GAFAM, fabriquent des bulles informationnelles qui conduisent à une segmentation par groupe d’individus. Rejetant toute segmentation sociale, nous nous sommes rapprochés d’experts en sociologie numérique pour développer iVeritas.

Selon vous, la manipulation de l’opinion est nuisible à notre société, mais comment être sûr que iVeritas ne finisse pas par devenir à son tour, un organe de propagande, en cas de rachat du concept par exemple?

Votre question est légitime et elle est justement celle que nous avions mise au centre du débat lors de l’élaboration du concept iVeritas. Dans le monde, d’un point de vue politique, il y a cinq pouvoirs : l’exécutif, le législatif, le judiciaire qui sont tous les trois liés à l’Etat. Puis vous avez le pouvoir médiatique et le pouvoir monétaire. Dans une démocratie, si vous avez le pouvoir médiatique, vous disposez de relais d’opinion qui vous permettent alors d’orienter la version collective des faits. Et donc en quelques sortes, avec une ou deux manipulations prés, vous contrôlez l’opinion publique et par voie de conséquence vous contrôler l’exécutif, le législatif et le judiciaire. C’est exactement pour cette raison que de puissants individus se payent des médias et que les politiques au pouvoir les subventionnent. Pour éviter toute corruption à moyen ou long terme, notre technologie est inspirée de celle utilisée par les cryptomonnaies. La technologie blockchain offre l’avantage que la donnée d’origine soit infalsifiable, confidentielle et décentralisée. Cela veut dire qu’elle permet de fournir à celui qui la consulte, une information certifiée, sécurisée et surtout non censurée grâce à sa décentralisation. De plus, par principe, le créateur d’une application décentralisée n’en est plus le maître absolu.

Plus concrètement pouvez-vous nous expliquer comment va fonctionner le réseau social iVeritas?

Notre concept est conçu autour d’un réseau social, d’un moteur de recherche et d’une intelligence artificielle. Pour être le plus factuel possible, iVeritas est un système d’exploitation qui grâce à un entrepôt sécurisé de données concrètes et quantifiables, propose aux utilisateurs de multiples services prêts à l’emploi. Le bouquet de services que pourrait proposer iVeritas est quasiment illimité. Cependant, nous nous sommes focalisés sur 8 univers pour la version bêta. On pourra y consulter ses médias alternatifs préférés, y suivre des formations en ligne, acheter, vendre ou échanger grâce à une cryptomonnaie, participer à des projets coopératifs, y trouver un job ou y louer son espace de stockage décentralisé. Pour faciliter la navigation, les développeurs qui nous soutiennent bénévolement, travaillent actuellement sur une web application.

Ce projet doit demander énormément de compétences, qui finance tout ça?

Nous-même. Et c’est exactement ce que nous souhaitons. Nous ne sommes pas sur un projet lucratif. L’objectif est par définition sociétal. Cela veut dire que nous ne voulons pas qu’il soit pollué par des investisseurs, alors nous misons beaucoup sur le mécénat de compétences pour développer le projet. Ainsi, c’est avec des valeurs telles que l’altruisme et l’engagement, que des développeurs, des designers ou des graphistes ont rejoint le projet iVeritas.

La mise en service de votre application est prévue pour quand?

La date de mise en service n’est pour le moment, pas encore programmée, car il y a encore quelques points techniques à corriger. Pour son lancement, l’application web fonctionnera en hybride, c’est-à-dire qu’une partie de ses données seront stockées sur des espaces de stockage décentralisés et l’autre partie seront stockées en data center, chez notre hébergeur. Nous espérons pouvoir lancer la version beta à la fin de l’été.

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