Bernard Arnault, proche d’Emmanuel Macron, homme d’affaire actionnaire majoritaire et PDG du groupe de luxe LVMH comprenant plus de 70 marques de prestige : tels que Château d’Yquem, Moët & Chandon, Hennessy et Glenmorangie (pour les vins et spiritueux), Louis Vuitton, Dior, Givenchy, Kenzo ( pour le domaine mode et joaillerie), mais également présent dans le domaine des médias, avec notamment Les Échos, Le Parisien ; s’apprête à redistribuer plus de 6 millions à ses actionnaires sur les résultats d’exploitation de 2019. Une générosité  qui ne l’empêche pas de faire appel à la solidarité de l’Etat et au chômage partiel dans cette crise de Coronavirus…

Monde d’après :
LVMH pratique le chômage partiel
et investit « en même temps »

Bernard Arnault, proche d’Emmanuel Macron, homme d’affaire actionnaire majoritaire et PDG du groupe de luxe LVMH comprenant plus de 70 marques de prestige : tels que Château d’Yquem, Moët & Chandon, Hennessy et Glenmorangie (pour les vins et spiritueux), Louis Vuitton, Dior, Givenchy, Kenzo ( pour le domaine mode et joaillerie), mais également présent dans le domaine des médias, avec notamment Les Échos, Le Parisien ; s’apprête à redistribuer plus de 6 millions à ses actionnaires sur les résultats d’exploitation de 2019. Une générosité  qui ne l’empêche pas de faire appel à la solidarité de l’Etat et au chômage partiel dans cette crise de Coronavirus…

Dans un courrier adressé en février 2020 aux actionnaires du groupe LVMH, Bernard Arnaud se félicite d’une nouvelle hausse à deux chiffres des ventes et du résultat opérationnel courant qui atteignent des niveaux record pour 2019.

En effet avec un volume des ventes de 53 670 M€ pour un résultat net de 7 171M€ et une évolution de 13% pour les dividendes a verser aux actionnaires… On peut comprendre que tout ce petit monde soit ravi !

 

Toutefois, les hommes bons (Bernard Arnault et les administrateurs de LVMH) ont décidé le 16 avril de renoncer à leur rémunération pour les mois d’avril et mai 2020 ainsi qu’à toute rémunération variable au titre de l’année 2020. Leur rémunération au titre de leur mandat social pour l’année 2020 sera réduite de 30%… Mais pour définir le montant du versement des dividendes, les modalités de versement seront définies fin juin car le groupe a décidé de reporter au 30 juin 2020 la réunion de son assemblée générale annuelle initialement fixée au 16 avril 2020. 

Néanmoins, ce qui nous surprend (ou pas), c’est la position contradictoire de Bernard Arnault vis-à-vis de certains de ses salariés. Et plus précisément ceux du Parisien et Les Echos pour qui le chômage partiel a finalement été choisi après que le groupe ait annoncé dans un premier temps ne pas vouloir faire appel au chômage partiel pour faire face à la crise du coronavirus.

L’information confirmée par La lettre A et titrée Chômage partiel au Parisien et aux Echos : le groupe LVMH a finalement donné son accord pour le déclenchement du chômage partiel à partir du 6 avril au sein des deux titres de presse du groupe, Les Echos et Le Parisien/Aujourd’hui en France.

 

Une acquisition de CHANGENOW le 15 mars 2020, pour préparer "le monde d’après…"

Ce qui est pour le moins surprenant, c’est que l’ensemble Les Echos – Le Parisien (LVMH) a annoncé jeudi 12 mars l’acquisition de 55 % du capital de ChangeNOW qui est un grand salon mondial dédié aux innovations positives du monde entier, pour les connecter  influenceurs internationaux, investisseurs, grands groupes, talents, médias et pouvoirs publics.

Selon Mind Média, Cette acquisition s’inscrit à la fois dans le développement des activités événementielles des Echos et du Parisien (Viva Technology, Inclusiv Day, Salon des Entrepreneurs, Netexplo…), et dans son positionnement éditorial et business amorcé ces derniers mois sur le développement durable et les nouvelles initiatives citoyennes.

Avec le support du gouvernement français, de l’UNESCO, de UN Environnement, de l’INSEAD, de Solar Impulse, de Dalberg, d’Ashoka, de B Corps, et d’autres grandes organisations internationales, le ChangeNow Summit rassemble plus de 25 000 participants de plus de 100 différentes nationalités dont un éventail d’entrepreneurs, d’investisseurs, d’entreprises, d’ONG, de villes, de journalistes et de participants.

Son fondateur, Santiago Lefebvre a d’abord travaillé dans des banques, avant de se lancer en 2010 dans l’univers des startups. Il fonde en 2016 l’événement ChangeNow, qui se donne pour mission d’accélérer les solutions pour répondre aux grands enjeux planétaires, en réunissant investisseurs, innovateurs et entrepreneurs engagés à faire face aux défis environnementaux et sociaux.

Passionné par le business, et la finance, cet ancien cadre financier de l’inspection générale du Crédit Agricole, spécialiste en audit, en banque d’affaires en dette et titrisation, initie ChangeNOW  pour mettre fin au clivage entre enjeux business et enjeux sociétaux et fédérer une communauté de leaders de changement. Convaincu que le business peut accélérer le changement positif, il décide de mettre sa triple expertise (événementiel, business, tech) au service du Positive Impact. Engagé dans l’écosystème Tech depuis 2010, année où il lance sa première startup. Il est également fondateur du Club Digital EM Lyon-Dauphine en 2012, du TEDxINSEAD en 2015, et du Startup Career Day, la job fair des startups et du digital lancée en février 2017.

L’Etat français marionnette assumée de la finance

Brigitte Macron habillée par Louis Vuitton, qui a été prof des jumeaux de Bernard Arnault,  conseillère influente du Président de la République, doit être ravie pour le père milliardaire de ses anciens élèves.  D’ailleurs, dans une interview au Financial Times du 17 avril 2020, Emmanuel Macron donne un aperçu de sa vision du monde d’après. Il voit la crise du coronavirus comme un événement existentiel pour l’humanité qui changera la nature de la globalisation et la structure du capitalisme international.

Pour Emmanuel Macron, la pandémie et le confinement qui s’en est suivi va pousser les citoyens à réfléchir sur notre modèle de société. « Quand nous sortirons de cette crise, les gens n’accepteront plus de respirer de l’air sale », dit-il au quotidien britannique. « Les gens diront « je ne suis pas d’accord avec les choix de sociétés qui m’obligent à respirer un air comme ça, où mon bébé attrape la bronchite à cause de cela », continue-t-il.

Et pas question de dire que les solutions prennent du temps. « Personne n’hésite à faire des choix profonds, brutaux, quand il s’agit de sauver des vies. C’est la même chose pour le risque climatique », affirme-t-il. Il espère utiliser l’élan actuel, qui a poussé les États à privilégier les vies humaines sur la croissance, pour s’attaquer au risque climatique et aux inégalités sociales qui menacent l’équilibre mondial. Des propos qui collent parfaitement avec la main mise de la finance sur les projets innovants de nos sartups.

Alors, tandis que nous sommes cloîtrés chez nous comme des CONfinés, le monde d’après, lui, est d’ores et déjà en train d’être fabriqué. Mais sans nous et avec ceux de l’ancien monde. Nul doute qu’il sera meilleur…

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