in

Monde d’après: Le Conseil d’Etat refuse d’accorder la transparence sur les discriminations faites au femmes dans les entreprises

Ceux qui ont cru que la crise sanitaire changerait notre société et notamment l’égalité des droits entre hommes et femmes, vont probablement être déçus. En effet, le conseil d’Etat vient de rejeter une demande de deux associations qui demandaient que les citoyens puissent accéder à une liste    des entreprises sanctionnées…

 

Les deux mois de confinement n’auront pas eu raison de l’intransigeance du Conseil d’Etat. Ce dernier avait été sollicité par les associations « Le pouvoir citoyen » et « Les effronté.és », une association féministe qui lutte contre la discrimination envers les femmes. En 2018, elles avaient demandé au tribunal administratif de Paris d’annuler pour excès de pouvoir la décision implicite par laquelle Marlène Schiappa du Ministère des familles, de l’enfance et des droits des femmes, avait refusé de leur communiquer la liste des entreprises franciliennes condamnées pour non-respect de l’égalité salariale entre femmes et hommes, avec les sanctions infligées. 

Marlène schiappa ex-blogueuse de "Maman travaille" avait dit non à plus de transparence sur les entreprises sanctionnées pour discrimination sexiste

Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, ex blogueuse militante aux droits des femmes, s’est fait connaître par un blog, « Maman travaille ». Auparavant, la secrétaire d’Etat dénonçait ardemment les discriminations faites aux femmes dans les entreprises.

Mais ça c’était avant que la blogueuse fasse campagne pour Emmanuel Macron et entre au gouvernement grâce à un poste spécialement conçu pour elle. La nouvelle secrétaire d’état promet d’innover dans la manière d’associer les Françaises et les Français à cette révolution culturelle en faveur de l’égalité réelle.

Cependant, quelques mois plus tard après sa nomination, Marlène Schiappa exerce déjà sa première contradiction. En effet, des associations souhaitent depuis  longtemps que les citoyens aient accès à une liste d’entreprises sanctionnées pour discrimination sexiste. L’objectif est que le citoyen français qui veut acheter un produit et/ou service provenant de telle ou telle entreprise, puisse pouvoir consulter (s’il le désire), un listing d’entreprise ne respectant pas le droit des femmes. Mais Marlène Schiappa s’y oppose et les associations entament alors une action en justice.

Pourtant, les dépositaires du recours rejeté en 2018 par le tribunal administratif de Paris, affirment que selon ce même tribunal, le document pourrait être rendu public si la demande satisfaisait un critère d’intérêt public… 

Une demande d'arbitrage du Conseil d'état faite en septembre 2018, rejetée en 2020...

Sachant par le tribunal administratif que leur demande pourrait aboutir, les bénévoles sont déterminés à aller jusqu’au bout de leur combat judiciaire. Pour se faire, il sollicite le Conseil d’Etat par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 juin et 18 septembre 2018 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat. Les associations demandent au Conseil d’Etat d’annuler ce jugement.

Mais malheureusement, après avoir tardé à prendre sa décision, le Conseil d’Etat vient d’annoncer le rejet de la demande d’annulation du jugement, indiquant que son attaque est infondée. Tout ceci aura été peine perdu pour les militants de Pouvoir Citoyen et Les Effronté.es.

De son côté, Marlène Schiappa a annoncé le 6 février 2020, Marlène Schiappa vouloir dénoncer des entreprises qui font de la discrimination à l’embauche.

On y croit…

Partagez l'info :

What do you think?

Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Loading…

0

Appel du 16 juin: Chalençon, Traoré, Oliv Oliv… l’union des luttes est En Marche!

La confédération des PME propose un plan de relance pour l’économie