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L’Ordre par la Force

Voilà plus de 430 jours que le pays vit la plus longue crise sociale de son histoire. En métropole comme en outre mer, ils sont plusieurs centaines de milliers de français à descendre dans la rue ou à mener des actions chaque samedi pour exprimer leur ras le bol. Le weekend dernier, nous avons assisté une fois de plus à la démonstration d’une répression qui ne semble plus avoir de limite.

Le gros casse « têtes » des manifs

Pour cette 62ème semaine de manifestation des « gilets jaunes » (qui d’ailleurs n’en portent pratiquement plus), les interventions policières pour « maintenir l’ordre » ont été particulièrement violentes. Si parfois certains casseurs reçoivent la monnaie de leur pièce, il n’est pas exagéré de dire que beaucoup de manifestants sont lamentablement lynchés et sans ménagement.

Cette nouvelle doctrine mise en place par celui que l’on appelle communément le « boucher de Beauvau », devient de plus en plus effroyable aux yeux de l’opinion publique et ce depuis plusieurs semaines déjà. Malgré cela, chaque samedi le sang continue de couler sur les pavés de nos villes à grands coups de pompe et de matraque, si ce n’est pas parfois à mains nues au point de s’en fracturer les phalanges.

A Paris, là où les manifestations sont les plus importantes et où l’IGPN reçoit le plus de signalement, « le pré-fait » à la casquette visée sur la petite tête, celui qui revendique ne pas être dans le même camp que ceux qui le font vivre, s’obstine encore et toujours à balancer du flic pour fracasser du manifestant.

Pourtant, avec un taux de suicide jamais inégalé dans ses troupes depuis 2018, il devrait comprendre que la violence ordonnée n’est pas assimilable pour l’être humain et que ses ordres ne vont qu’amplifier à moyen et long terme le mal être policier qui brisent des familles lorsque qu’un jour la conscience se réveille…

Mais ça le « l’exécutant » n’en a rien à cirer. Lui n’est pas la pour faire du social et seul compte le sentiment du devoir accompli. Alors imprégné de supériorité sans commune mesure, le minijusticier sali l’honneur de l’uniforme pour mater la plèbe c’est à dire les sans dents, les ivrognes, les idiots, ceux qui n’ont qu’à traverser la rue pour trouver du taf’…

Tout cela, au nom du maintien de l’ordre !

Plus de 30 éborgnés en France depuis 2019

Selon le collectif Désarmons-les (un collectif qui dénonce les violences policières en France), ils ont été plus de 30 citoyens en 2019 à avoir perdu un œil après avoir reçu un tir de LBD (lanceur de Balle de Défense).

Ces mutilations sont régulièrement filmées et diffusés sur les réseaux sociaux et plus de 300 enquêtes du IGPN sont liées à l’utilisation de ces armes de défense. Pour le moment, la plupart des enquêtes sont classés sans suites…

En France : 85 policiers ou gendarmes se sont suicidés en 2019.

Au cours de l’année 2019, 58 Policiers 1 tentative, 10 Policiers municipaux et 17 gendarmes se sont donné la mort.

La question du suicide au sein des forces de sécurité intérieure est pour moi une préoccupation majeure et je mettrai tout en œuvre pour y apporter les réponses qui sont en mon pouvoir, car je sais combien nos policiers et nos gendarmes sont exposés au stress dans leurs difficiles missions au service de nos concitoyens.

Christophe CASTANER devant les forces de l’ordre en novembre 2018

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Written by Alexandre LARREY

Curieux et passionné par les questions de géopolitique...

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