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L’Ordre des médecins, institution née sous le régime de Vichy, porte plainte contre Raoult, Perronne et quatre médecins.

Ce conseil de l’ordre : né sous Vichy et veut nous le rappeler encore…

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a porté plainte début décembre contre six médecins, dont les professeurs Didier Raoult et Christian Perronne, après des propos jugés “controversés” sur l’épidémie de Covid-19, a-t-il indiqué ce lundi soir.

Alors que Mitterand devait le supprimer en 1981, le puissant et secret Conseil national de l’Ordre des médecins n’a pas disparu, bien au contraire. L’institution, née sous le régime de Vichy qui règne sur un secteur vital pour les Français, la santé, a décidé de procéder à la mise à mort de la crédibilité de 6 courageux médecin, dont le Professeur Didier Raoult et Christian Perronne. Au total, ce sont donc six médecins qui font l’objet d’une plainte, dont certains en raison de propos tenus sur l’épidémie de Covid-19 dans les médias. Il s’agit des professeurs Raoult, Perronne et Joyeux, ainsi que des docteurs Delépine, Zeller et RezeauFrantz.

Une institution fasciste

Dans Blouses blanches, étoiles jaunes, le médecin-dermatologue et historien Bruno Halioua révélait que “ dès le 7 décembre 1940, le nouveau Conseil de l’Ordre annonce qu’il considère l’existence de cette catégorie comme un problème à régler en priorité. Ainsi, deux mois après sa création, alors que la France est occupée par les forces allemandes qui imposent des normes drastiques de ravitaillement à la population française, avec des conséquences importantes sur la santé publique, le Conseil de l’Ordre des médecins se propose de régler avant tout la question des médecins étrangers en général, et celle des médecins étrangers et juifs en particulier.

Pour bien souligner qu’il a pris en compte l’importance de cette question, Le Bulletin de l’Ordre des médecins rappelait : “ Nous demandons à nos confrères pour les mois à venir de faire confiance à notre volonté d’action. ” Et pour les historiens américains Michael Marrus et Robert Paxton, spécialistes renommés du régime de Vichy et de la collaboration en France, le Conseil de l’Ordre des médecins d’alors aide à “ légitimer le principe de l’épuration. ” Rien que cela ! Très vite, la volonté d’exclure les médecins étrangers et juifs s’affiche ouvertement, comme le fait le juriste André Oudin dans son livre. L’Ordre des médecins, justifiant l’attitude du Conseil de l’Ordre par le fait que « ces éléments israélites accroissaient la tendance à la commercialisation de la profession et que l’augmentation constatée avant la guerre du nombre des médecins étrangers ne relève pas de la moralité médicale ».

Dans la France de Pétain et de l’occupant nazi, le Conseil supérieur de l’Ordre des médecins – dont les premiers présidents furent le professeur René Leriche jusqu’à la fin de 1942 et le professeur Louis Portes de 1942 à 1956 – participe donc au recensement des praticiens, qui mènera à l’exclusion. L’Ordre, qui deviendra le Conseil national de l’Ordre des médecins après la loi du 10 septembre 1942, permettant à travers des élections internes la nomination des membres des Conseils départementaux, doit “ dresser dans chaque département un tableau public des personnes qui remplissent les conditions imposées par les lois et règlements concernant l’exercice de la médecine ”, selon l’article 8 du décret habilitant sa création.

Et cette inscription au tableau du Conseil de l’Ordre reste la condition indispensable pour faire son métier de médecin, ainsi que le note le premier article de ce décret : « ”Nul ne peut exercer la médecine s’il n’est pas habilité à cet effet par un conseil professionnel dit Conseil de l’Ordre des médecins.” Il est donc légitime de s’interroger sur le rôle du Conseil de l’Ordre dans l’exclusion d’une première catégorie de médecins : les étrangers juifs.

Pour Bruno Halioua, dermatologue et auteur de Blouses blanches, étoiles jaunes, l’implication du Conseil de l’Ordre des années Pétain dans ces mesures est indéniable et importante : 

“ Les circulaires des 1er et 27 novembre 1940 ont octroyé aux préfets un rôle décisionnel qui leur permet de statuer de leur propre autorité sur les dérogations à accorder en tenant compte de l’avis des conseils départementaux. Dans un second temps, après la promulgation de l’arrêté du 5 juin 1941, relatif aux dérogations, le Conseil de l’Ordre va jouer un rôle de plus en plus important. En effet, chacune des commissions supérieures de contrôle chargées des dérogations doit comporter désormais trois membres : le directeur de la Santé, un conseiller d’État et un représentant du Conseil supé- rieur de l’Ordre. Les conseils départementaux de l’Ordre des médecins et le directeur régional de la Famille jouent un rôle majeur dans ces commissions puisqu’ils sont chargés de formuler leurs avis motivés sur les demandes.

Extrait tiré d’un article de Revue Internationale

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