in

En Espagne, fini la chasse aux loups

Jeudi 4 février, l’Espagne a mis un terme à la chasse aux loups sur son territoire. La décision est applaudie par les associations de défense de l’environnement, mais certaines régions autonomes et groupements d’éleveurs craignent pour la sécurité des cheptels, indique El País.

Le loup ne sera plus chassé en Espagne. Jeudi 4 février, le pays “a accepté d’inclure ce canidé sur la liste des espèces sauvages”, rapporte le journal El País. La décision a été prise lors d’un vote au sein de la Commission d’État pour le patrimoine naturel et la biodiversité, auquel ont participé les régions autonomes et le ministère de la Transition écologique.

La mesure est néanmoins rejetée catégoriquement par la Galice, les Asturies, la Cantabrie et la Castille-et-León. Ces quatre régions concentrent 95 % de la population de loups en Espagne. Elles regrettent que les voix de certaines régions aient fait pencher la balance en faveur de l’interdiction de la chasse aux loups, alors qu’elles n’ont qu’une faible (voire aucune) population du spécimen sur leurs terres.

“Des syndicats d’éleveurs ont aussi exprimé leur désaccord, en raison des attaques que subissent leurs troupeaux”, ajoute le quotidien le plus lu du pays.

Le loup est maintenant reconnu pour son importance dans le patrimoine culturel et scientifique espagnol, ainsi que pour son rôle dans les écosystèmes naturels :

les organisations écologistes y voient une victoire décisive pour l’avenir de l’espèce.”

La tourterelle moins soutenue en Espagne

Selon les dernières données disponibles, 110 loups ont été capturés légalement en Espagne en 2017. Entre 2 000 et 2 500 loups y vivent aujourd’hui. Rien qu’en Castille-et-León – la région la plus peuplée de loups –, environ 4 000 têtes de bétail mortes à la suite d’attaques de loups ont été recensées en 2019.

En revanche, la tourterelle n’a pas reçu le même soutien que le loup, poursuit El País. La présence de l’espèce sur le territoire espagnol a diminué de 40 % entre 1996 et 2016. Pourtant, “cet oiseau figure en tant qu’espèce vulnérable sur la liste rouge (mondiale et européenne) des espèces menacées”, conclut le journal de centre gauche.

Source

Fondé en 1976, six mois après la mort de Franco, “Le Pays” est le journal le plus lu en Espagne. Quotidien de centre gauche, il appartient au groupe éditorial espagnol Prisa.
À la fin de 2013, elpais.com a lancé deux nouvelles éditions pour ses

[…]

Lire la suite

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Loading…

0

Conflits d’intérêts : Quand France Soir lève des lièvres

“Le régime Macron, c’est l’anarcho-tyrannie”, selon Jean-Yves Le Gallou