Un étude réalisée entre le 5 mars et le 7 avril 2020, sur des prélèvements d’eaux usées, démontre que la détection quantitative du SRAS-CoV-2 dans les eaux usées parisiennes est en corrélation avec les cas confirmés par COVID-19.

Du SRAS-CoV-2 dans les effluents de Paris.

En raison de la présence de SARS-CoV-2 dans les échantillons de selles, une détection qualitative du SARS-CoV-2 dans les eaux usées a récemment été proposée comme outil complémentaire pour étudier la circulation du virus dans la population française. 

Il s’agissait de vérifier les quantités relatives de SRAS-CoV-2 dans les eaux usées qui devaient correspondre au nombre de cas confirmés de COVID-19. Les chercheurs ont effectué une analyse quantitative en temps réel du SARS-CoV2 par RT-qPCR dans 23 échantillons d’eaux usées brutes et 8 traités prélevés dans 3 grandes stations d’épuration (STEP) de la région parisienne collectant les eaux usée de 3 à 4 millions d’habitants rejetés. 

Cette étude a été menée du 5 mars au 7 avril 2020. Tous les échantillons d’eaux usées brutes ont obtenu un résultat positif pour le SRAS-CoV2. De plus, 6 échantillons sur 8 des eaux usées traitées ont obtenu un résultat positif par RT-qPCR. Les eaux usées traitées et rejetées en effluent ont montré une réduction de 100 fois de la charge virale par rapport aux échantillons d’eaux usées brutes correspondants, ce qui correspond aux travaux antérieurs sur les virus entériques. 

Ensuite une comparaison a été faite entre le niveau moyen des génomes du SRAS-CoV2 dans les échantillons d’eaux usées au fil du temps avec le nombre de cas mortels confirmés de COVID19 en région parisienne et en France. L’étude a confirmé que l’augmentation des unités du génome dans les eaux usées brutes suivait avec précision l’augmentation du nombre de cas mortels observés au niveau régional et national.

Par conséquent, ces analyses démontrent que la contamination des eaux usées et la détection du génome viral se sont produites avant le début de la croissance exponentielle de l’épidémie. Ces travaux de recherche ont démontré qu’une surveillance quantitative des génomes du SRAS-CoV2 dans les eaux usées devrait apporter des informations importantes et supplémentaires pour un meilleur suivi de la circulation du SRAS-CoV2 à l’échelle locale ou régionale.

En outre, l’enquête sur les eaux usées peut fournir un outil alternatif  pour détecter les agents pathogènes dans les populations lorsque les moyens sont difficiles pour des raisons logistiques, éthiques ou économiques.

Source : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.12.20062679v1

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