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Culture: le Conseil d’Etat laisse espérer une réouverture des lieux culturels si l’épidémie se calme…

Le Conseil d’Etat a validé mercredi la fermeture au vu du « contexte sanitaire » des théâtres et cinémas, décidée par le gouvernement jusqu’au 7 janvier au moins, mais a alimenté l’espoir d’une réouverture si l’épidémie se calme.

Pascal GUYOT - AFP/Archives

Le Conseil d’Etat a validé mercredi la fermeture au vu du « contexte sanitaire » des théâtres et cinémas, décidée par le gouvernement jusqu’au 7 janvier au moins, mais a alimenté l’espoir d’une réouverture si l’épidémie se calme.

Saisie en urgence par les professionnels de la culture, la plus haute juridiction administrative a rejeté leurs demandes de réouverture, soulignant le « caractère très évolutif » de la situation sanitaire et le « risque d’augmentation de l’épidémie à court terme ».

Dans ces conditions, la décision du Premier ministre Jean Castex de laisser les théâtres et cinémas fermés « ne porte pas une atteinte manifestement illégale aux libertés fondamentales », dont la liberté d’expression, invoquées par les représentants du monde de la culture.

Ces derniers ne se faisaient pas beaucoup d’illusions lundi, après l’audience, au vu des derniers chiffres de contamination, avec près de 12.000 cas positifs mardi, et les craintes autour des fêtes et d’une variante du virus.

Mais dans le même temps, le Conseil d’Etat leur offre de sérieux motifs d’espoir, en validant partiellement leurs arguments : si la situation sanitaire s’améliore, le maintien de la fermeture générale des cinémas et autres lieux de spectacles, attentatoire aux libertés, ne pourra pas être « justifiée par la seule persistance d’un risque de contamination de spectateurs par le virus SARS-CoV-2 », juge-t-il.

Il souligne aussi l’efficacité des protocoles sanitaires mis en place dans les salles de spectacles, où le risque de transmission du virus est dès lors « plus faible que pour d’autres évènement rassemblant du public en lieu clos ».

Le théâtre de la Sinne, le 29 octobre 2020 à Mulhouse, à la veille du deuxième confinement en FranceLe théâtre de la Sinne, le 29 octobre 2020 à Mulhouse, à la veille du deuxième confinement en France – SEBASTIEN BOZON – AFP/Archives

« Le Conseil d’Etat relève le caractère adéquat des protocoles sanitaires particulièrement stricts ainsi que les atteintes graves aux libertés », ont souligné auprès de l’AFP les avocats Vincent Brengarth et William Bourdon, faisant part de la « déception » des théâtres parisiens qu’ils défendaient.

Mais ils y voient aussi un « espoir » de réouverture pour des salles fermées depuis le début du deuxième confinement fin octobre : « Dès que la situation s’améliorera, les théâtres attendent du gouvernement qu’il tire toutes les conséquences de cette décision importante du Conseil d’Etat et de sa motivation ».

AFP / Paris (AFP) / © 2020 AFP

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