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“Comment ose-t-on faire croire qu’il faudrait être prudent ? ” Geoffroy Didier (LR) souhaite une accélération de la vaccination de masse en France

Geoffroy Didier, Député européen LR et vice président de la région Ile de France, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 4 janvier 2021 sur Sud Radio

La vitesse de la distribution des vaccins en France, bien plus lente qu’ailleurs, fait polémique depuis le début de la campagne de vaccination. « La situation sanitaire est, ces jours-ci, très préoccupante », souligne Geoffroy Didier, député européen Les Républicains et vice-président de la Région Île-de-France, notamment à cause des « retours de vacances » et du « froid qui s’installe ». « Et puis il y a un mutant du virus qui le rend beaucoup plus infectieux », c’est-à-dire qu’il se répand plus rapidement (sans pour autant donner des formes plus graves de la Covid-19). « Le vaccin n’est pas seulement un espoir, il est devenu une urgence », souligne le député européen. « Nous sommes désormais dans une course contre la montre. »

Si la défiance envers les vaccins est très élevée en France, plus qu’ailleurs en Europe, « il y a des millions de Français qui veulent se faire vacciner », souligne Geoffroy Didier. Dans cette campagne de vaccination, « le gouvernement français est en train de s’humilier publiquement devant l’Europe entière ». Alors que ses voisins européens ont vacciné des dizaines de milliers de personnes, « la France, 516 », précise le député européen. « La question c’est : à qui la faute ? Est-ce vraiment la faute de l’Europe ? Non », alors que l’Europe est pointée parfois du doigt pour expliquer le retard dans la vaccination en France. « Est-ce la faute de la bureaucratie ? Sans doute », juge le député qui ajoute que « la bureaucratie est forte quand les politiques sont faibles ». « Je pense qu’il y a eu un défaut d’anticipation, un entêtement centralisateur, des erreurs stratégiques au niveau politique qu’ils n’ont même pas le courage d’assumer et qu’ils tentent de maquiller par une communication boursoufflée et fausse qui ne trompe plus les Français. »

Le gouvernement maintient sa stratégie qui consiste à prendre le temps de consulter et de recueillir un consentement sans équivoque de la part des Français. « Comment ose-t-on faire croire qu’il faudrait être prudent ? Bien sûr qu’il faut être prudent, bien sûr que la vaccination n’est pas obligatoire, bien sûr qu’il faut prendre le temps d’un consentement éclairé », concède Geoffroy Didier. Il veut toutefois proposer d’autres stratégies : « il faut, par exemple, élargir les cibles ». La vaccination dans les Ehpad prend du temps à cause du consentement éclairé parfois difficile à obtenir des résidents. « Mais, pourquoi, ne pas commencer en parallèle la vaccination de tous les soignants ? » ou encore « de toutes les personnes fragiles, c’est-à-dire celles de plus de 70 ans ». « Nous savions que le temps était long pour la vaccination dans les Ehpad, il aurait fallu débuter dès le départ avec d’autres cibles », juge le vice-président de la Région Île-de-France.

Certains pointent également du doigt l’organisation logistique de la vaccination, qui semble faire défaut. « On a un Conseil de défense sanitaire », souligne le député européen, « et la logistique ne suit pas ? » « Qu’on ne me dise pas que c’est uniquement la faute de l’administration, parce que c’est trop facile de se défausser sur l’administration », notamment parce que celle-ci est « au service du politique », analyse Geoffroy Didier.

Pour répondre à la question de la vaccination et à la défiance des Français, Emmanuel Macron va lancer un Conseil de citoyens composé de 35 personnes tirées au sort. « C’est ridicule », estime Geoffroy Didier. La réforme n’est elle-même « pas mise en place », le tirage au sort n’ayant lieu que cette première semaine de janvier 2021 et les temps pour l’organiser seront longs. « Mais il y a des dizaines de personnes qui meurent chaque jour », rappelle le député européen. « Je n’ai pas besoin d’être tiré au sort pour voir à quel point, aujourd’hui, le gouvernement n’est pas au rendez-vous… et j’ai honte pour mon pays. »
« J’ai honte et je suis scandalisé d’un tel défaut d’anticipation, d’un tel entêtement centralisateur et d’un tel défaussement politique. »
« Je demande surtout que les comptes soient établis », précise Geoffroy Didier. « Je demande que l’Union européenne mette en place un tableau de bord officiel et quotidien du nombre de vaccinations mises en place grâce aux autorités de santé, donc c’est facile de comptabilisé les vaccinations, afin que l’on soit mis face à nos responsabilités politiques. »

Source Sud Radio

Written by Sud Radio

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