Alors que nous sommes au 36ème jour de confinement, qu’un scandale planétaire se prépare à émerger, que la simple grippette qui ne tuait que les vieux chinois ravage désormais l’économie mondiale : Les sachants ne sachant plus quoi faire, eux, pagayent et écopent désespérément, espérant ainsi sauver leurs places au palace. Pas très loin et en même temps, nos EHPAD délaissés, eux, se sont convertis peu à peu en quelque chose de dégelasse… Récit d’une honteuse affaire d’Etat assumée par des éhontés !

CHRONOLOGIE D'UNE HONTEUSE
AFFAIRE D'ÉTAT

Alors que nous sommes au 36ème jour de confinement, qu’un scandale planétaire se prépare à émerger, que la simple grippette qui ne tuait que les vieux chinois ravage désormais l’économie mondiale : Les sachants ne sachant plus quoi faire, eux, pagayent et écopent désespérément, espérant ainsi sauver leurs places au palace. Pas très loin et en même temps, nos EHPAD délaissés, eux, se sont convertis peu à peu en quelque chose de dégelasse… Récit d’une honteuse affaire d’Etat assumée par des éhontés !

Une origine du virus qui pose question...

Le 17 novembre 2019, un premier cas d’une infection virale d’origine inconnue, est détecté dans la ville chinoise de 11 millions d’habitants de Wuhan.

Le 31 décembre 2019, la Chine alerte l’OMS de cas de pneumonie graves et d’origine inconnue à Wuhan. Taïwan impose un contrôle sanitaire des avions en provenance de Wuhan et interroge l’OMS sur une possible transmission d’humain à humain, qui répondra trois semaines plus tard.

La plupart des patients sont des vendeurs d’un marché de gros de fruits de mer local de la ville. Toutes les personnes touchées étaient tombées malades entre le 12 et le 29 décembre 2019.

 

Nouvelle année, nouveau virus

Le 7 janvier 2020, un séquençage génétique du virus et confrontation aux bases de données: un coronavirus est identifié, baptisé 2019-nCoV puis SARS-CoV-2. La maladie est appelé Covid-19, coronovirus disease 2019 ou maladie à coronavirus 2019.

Le 9 janvier 2020, la ville de Wuhan enregistre son premier décès officiel du Covid-19.

Le 11 janvier 2020 : La ministre de la santé de l’époque (Agnès Buzyn) envoie un message à Emmanuel Macron pour l’informer de la situation.

Dix jours après, le 21 janvier 2020, la ministre de la santé fait un point presse : « Le risque d’introduction en France est faible mais ne peut pas être exclu, d’autant qu’il y a des lignes aériennes directes avec Wuhan ». « Notre système de santé est bien préparé, professionnels et établissements de santé ont été informés. » Annonce Agnès Buzin.

A ce moment là, pour le comité d’urgence de l’OMS : « Il existe une transmission interhumaine du virus » et « sur les cas confirmés, 25 % sont signalés comme étant sévères ». « Des cas infectés en Chine ont été exportés aux États-Unis, en Thaïlande, au Japon et en République de Corée. On s’attend à ce que d’autres cas soient exportés vers d’autres pays et que la transmission se poursuive.»

Les liaisons aériennes entre Paris et Wuhan sont suspendues, mais pas de mesures particulières aux frontières pour les passagers venant de Chine. Il faut reconnaître qu’avec plus de 2 millions de visiteurs par an, les Chinois représentent une clientèle de poids pour la France et sont surtout les plus dépensiers…

Le 24 janvier 2020, trois premiers cas de Covid-19 en France sont détectés. Il s’agit d’un français d’origine chinoise et de deux touristes Chinois ayant séjourné à Wuhan, foyer d’origine du virus en Chine centrale. Ces trois personnes sont également les premiers cas annoncés en Europe. Deux d’entre elles sont hospitalisées à Paris, la troisième à Bordeaux.

Le 25 janvier 2020 : le président chinois Xi Jinping, la situation est « grave » et l’épidémie s’accélère. La région entière de Hubei (60 millions d’habitants) est placée en quarantaine. 1320 cas de Covid-19 en Chine sur 1350 cas signalés dans le monde.

Le 26 janvier 2020, la Chine annonce que des malades asymptomatiques peuvent transmettre le virus. Mais, pas d’inquiétude pour Agnès Buzyn, « Nous avons des dizaines de millions de masques en stock en cas d’épidémie, ce sont des choses qui sont d’ores et déjà programmées. Si un jour nous devions proposer à telle ou telle population ou personne à risque de porter des masques, les autorités sanitaires distribueraient ces masques aux personnes qui en auront besoin. » Tente de rassurer la ministre de la santé.

Le 27 janvier 2020, un centre de crise sanitaire est constitué en France.

Le 28 janvier 2020 : L’Union européenne se réveille et active son dispositif de crise sanitaire, dont l’objectif principal est le partage d’informations entre États membres.

Le 29 janvier 2020 : Louis Gautier, ancien secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDN) s’inquiète devant la presse de l’absence de déclenchement du plan Pandémie2.

 

Le 30 janvier 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) décide de déclarer « l’urgence de santé publique de portée internationale ». L’ OMS recommande aux Pays dont la France réduire l’infection chez l’homme et prévenir la transmission secondaire et la propagation internationale.

L’Italie suspend ses vols avec la Chine. Ce jour là, Agnès Buzyn aurait dit à Édouard Philippe que les élections municipales ne pourraient sans doute pas se tenir (selon son entretien au journal Le Monde du 17 mars 2020.)

A ce moment là, la Direction générale de la santé (DGS) demande à l’agence Santé publique France d’acquérir « dès que possible » 1,1 million de masques FFP2.

Le 31 janvier 2020, environ 220 Français sont rapatriés de Chine et atterrissent à la base aérienne d’Istres, à bord d’un Airbus A340. Ces personnes sont placées en quarantaine dans un centre de vacances de Carry-le-Rouet.

La conseillère santé d’Emmanuel Macron, Marie Fontanel, quitte son poste à l’Élysée pour s’installer à Strasbourg, où son époux est candidat LREM à l’élection municipale. Elle ne sera remplacée que le 1er mars 2020.

Le comité d’urgence de l’OMS demande la mise en place des « mesures fortes pour détecter la maladie à un stade précoce, isoler et traiter les cas, retracer les contacts et promouvoir des mesures de distanciation sociale proportionnelles au risque. »

La France ne peut procéder à quelques centaines de tests de dépistage du SARS-CoV-2 par jour. 

photo : Marie Fontanel, conseillère santé d’Emmanuel Macron qui a quitté l’Elysée ce début d’année, pour aller soutenir son mari candidat LaREM aux élections municipales de Strasbourg.

Février, le mois que le gouvernement a raté

Le 1er février 2020, tous les pays de l’espace Schengen, sauf la France, suspendent les visas avec la Chine (soit 25 pays).

Le 3 février, L’Organisation Mondiale de la Santé diffuse un document « Préparation stratégique et plan de réponse » : « Tous les pays sont exposés au risque et doivent se préparer. » L’OMS insiste sur les approvisionnements et les chaînes logistiques, en particulier de matériels médicaux. L’OMS recommande aux pays qui ont des cas importés (notamment la France), de prévenir immédiatement les populations de la gravité de la maladie, comme on peut le lire dans la traduction ci-dessous :

Pour les pays où des cas et / ou des foyers de COVID-19 ont été importés :

1. Activez immédiatement le plus haut niveau de gestion de la réponse nationale
protocoles garantissant l’approche pangouvernementale et pangouvernementale nécessaire pour
contenir COVID-19 avec des mesures de santé publique non pharmaceutiques;
2. Donner la priorité à la recherche active et exhaustive des cas et aux tests et isolements immédiats,
suivi minutieux des contacts et mise en quarantaine rigoureuse des contacts étroits;
3. Sensibiliser pleinement le grand public à la gravité du COVID-19 et à son rôle dans
empêcher sa propagation;
4. Étendre immédiatement la surveillance pour détecter les chaînes de transmission du COVID-19, en
tester tous les patients atteints de pneumonies atypiques, effectuer un dépistage dans certains
les patients souffrant de maladies des voies respiratoires supérieures et / ou d’une exposition récente au COVID-19, et
l’ajout de tests pour le virus COVID-19 aux systèmes de surveillance existants (par ex.
les systèmes de type grippal et SARI)
5. Réaliser une planification de scénarios multisectoriels et des simulations pour le déploiement
des mesures encore plus strictes pour interrompre les chaînes de transmission selon les besoins (par exemple,
la suspension des rassemblements à grande échelle et la fermeture des écoles et
lieux de travail).

Malgré ces importantes recommandations de l’OMS, le gouvernement, certains médecins et la plupart des médias mainstreams feront tout leur possible pour relativiser le Covid-19, comme on en a la démonstration le 27/02/2020 sur BFM et Christophe Barbier qui dit que le Covid-19 n’est pas si grave que ça. il faut savoir que ce dernier est très proche du couple macron et sa communication n’est jamais hasardeuse… (Vidéo)

Le médecin Li Wenliang alerte ses collègues de la dangerosité du SARS-Cov2. Le lendemain 4 février, il est arrêté par la police et sommé de s’excuser. Il meurt dans un hôpital de Wuhan le 6 février 2020. (Vidéo)

Le 7 février, la DGS fait une nouvelle demande à l’agence Santé publique France(SPF). Il s’agit cette fois d’acquérir 28,4 millions de FFP2, à travers « une procédure accélérée d’achat ». Le besoin en masques pour les seuls personnels soignants est estimé à 40 millions par semaine; pour toute la population plus de 500 millions par semaine.

Le 8 février, la France décide de ne pas fermer les frontières avec l’Italie. En Chine l’épidémie de Covid-19 a déjà fait 811 morts et devient plus meurtrière que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002/2003 : 774 morts.

Le 12 février, l’Académie nationale de pharmacie rappelle que 80 % des principes actifs pharmaceutiques utilisés en Europe sont fabriqués hors de l’espace économique européen : « La preuve est faite une nouvelle fois que, du fait de la multiplicité des maillons de la chaîne de production, il suffit d’une catastrophe naturelle ou sanitaire, d’un événement géopolitique, d’un accident industriel, pour entraîner des ruptures d’approvisionnement pouvant conduire à priver les patients de leurs traitements, assurent les académiciens. Il faut relocaliser la production de nos matières premières pharmaceutiques. » Insiste l’Académie Nationale de Pharmacie. Elle avait déjà alerté à plusieurs reprise sur ce point stratégique : en 2011, 2013 et 2018.

Le 12 février : sur les 28,4 millions de masques commandées le 7 février, l’agence SPF n’en a reçu que 500 000. Il en a commandé 250 000 autres.

Le 14 février, le premier mort recensé est l’un des deux touristes chinois arrivés en France le 23 janvier 2020 et hospitalisés le lendemain. Âgé de 80 ans, il décède dans le service de réanimation de l’hôpital Bichat, à Paris. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) autorise initialement la présentation du corps à la famille puis revient sur sa décision. Trois morts avaient été recensés hors de Chine continentale aux Philippines, à Hong Kong et au Japon.

Le 16 février, Agnès Buzyn quitte le ministère de la santé pour remplacer Benjamin Griveaux à la tête de la campagne à la mairie de Paris. Elle est remplacée par le médecin neurologue et député LRM de l’Isère Olivier Véran.

Le 17 février, débute le rassemblement évangélique de l’Église Porte ouverte chrétienne à Mulhouse. Celui-ci réunit entre 2 000 et 2 500 personnes jusqu’au 21 février 2020. Un millier de personnes au moins sont contaminées. Cette manifestation jouera un rôle majeur dans la propagation du virus en France après le retour des fidèles à leur domicile et provoquera un important foyer épidémique dans le département du Haut-Rhin, puis dans la région Grand Est.

Le 18 février, Olivier Véran sur France Inter : « La France est prête car nous avons un système de santé extrêmement solide. » certifie le nouveau Ministre de la Santé. le même qui annoncait 10 jours plus tard qu’il n’y avait aucun risque à aller voter…

Le 21 février, les premières mesures de confinements en Italie sont prises.

Le lendemain, le 22 février le directeur général de l’OMS avertit : « la fenêtre d’opportunité pour contenir l’épidémie se rétrécit ». Dans le même temps s’ouvre le Salon de l’agriculture à Paris qui accueillera jusqu’au 1er mars 483 000 visiteurs et 1050 exposants. Seul le dernier jour sera annulé.

Le 23 février: La France déclenche un plan de réaction à la pandémie de coronavirus, qui repose sur le plan Orsan et plus précisément le volet Orsan REB, consacré aux risques épidémiques et biologiques par Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé15. Ce plan comporte quatre stades.

Le 25 février 2020, dans la nuit du 25 au 26, le premier français décède : c’est un enseignant dans l’Oise, âgé de 60 ans. En arrêt maladie depuis 12 jours, Dominique Varoteaux, professeur de technologie au collège Jean-de-la-Fontaine de Crépy-en-Valois et conseiller municipal de Vaumoise, décède d’une embolie pulmonaire à l’hôpital de la Salpêtrière. Cet homme de 60 ans, devient le premier Français à succomber à la maladie depuis le début de la pandémie. Cinq nouvelles personnes atteintes de la maladie sont diagnostiquées les 25 et 26 février 2020.

 

Le 25 février au matin, dans une interview donnée à RTL Olivier Véran déclare :  » Il n’y a pas aujourd’hui à l’heure à laquelle je vous parle, il n’y a plus, de malade en circulation en France, il n’y a plus de malade hospitalisé. Le dernier patient est sorti guéri hier de l’hôpital de Lyon. (…)

Le 26 février, après polémique, le Match OL – Juventus de Turin qui se joue à Lyon avec 3.000 supporteurs turinois, aura finalement lieu.

Ce même jour Audition de Jérôme Salomon, directeur général de la santé par la commission des affaires sociales est auditionné par le Sénat.

« Les tests ont été disponibles très rapidement grâce à l’Institut Pasteur. Plus de 1 000 tests ont été réalisés […]. Il faut freiner la diffusion en isolant les malades. »

« Nous avons débloqué les stocks stratégiques et passé en urgence une commande de masques protecteurs à destination des professionnels de santé. Santé publique France détient des stocks stratégiques importants de masques chirurgicaux. Nous n’avons pas d’inquiétude sur ce plan. Il n’y a donc pas de pénurie à redouter, ce n’est pas un sujet. »

Le 27 février, alors que des doutes s’installent chez les français, un point presse est organisé par le gouvernement. Olivier Véran justifie l’action de ce dernier à propos de la pénurie de masques, de tests et de gel hydro alcoolique : « Nous sommes depuis plusieurs semaines dans l’anticipation. Nous avons et nous garderons un temps d’avance. »

En même temps Emmanuel Macron rend visite à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière. Le Pr Éric Caumes, chef du service maladies infectieuses, le prévient d’« une situation à l’italienne » car « le virus circule parmi nous » et « probablement qu’il se transmet beaucoup mieux que ce qu’on pensait ».

Le 28 février on dénombre 57 cas dans l’hexagone, plusieurs clusters (foyers épidémique) se développent autour de Creil dans l’Oise, les Contamines-Montjoie en Savoie, en Alsace, dans le Morbihan et à l’Assemblée nationale. .

Un premier cas est détecté à Nice et deux cas supplémentaires à La Balme-de-Sillingy, tous liés au foyer viral de Lombardie(Italie).

L’Oise compte désormais six nouveaux cas (dont trois militaires de Creil), ce qui porte le nombre de personnes hospitalisées dans ce département à 18, tandis que 200 membres du personnel hospitalier sont confinés chez eux. L’hôpital Tenon (Paris) annonce que trois personnels de soins de l’hôpital sont positifs, après l’arrivée le 21 février d’un patient âgé de l’Oise. Ces trois personnes sont hospitalisées à la Pitié-Salpêtrière.

Trois cas sont détectés au centre hospitalier universitaire d’Angers chez une femme de 58 ans originaire de la Mayenne, ainsi que chez sa fille et son gendre résidant dans le Maine-et-Loire. Ils ont été identifiés comme « cas contact » d’un patient hospitalisé en Bretagne.

Un premier cas est testé positif à l’hôpital de Mont-de-Marsan.

Un cas est signalé à Bois-Guillaume. Il s’agit d’un médecin du centre hospitalier universitaire de Rouen qui a contracté le virus en Allemagne, au contact d’une personne revenant d’Italie.

Un conseil de défense suivi d’un conseil des ministres “exceptionnels” sont convoqués en urgence pour le lendemain matin afin de faire le point sur le coronavirus.

Selon l’OMS, il faut « adopter une approche englobant l’ensemble du gouvernement et l’ensemble de la société. Ce n’est pas un travail pour le seul ministère de la santé ».

La mission d’observation de l’OMS en Chine publie son rapport sur la réponse chinoise à l’épidémie : La plupart des pays ne sont pas prêts « ni mentalement, ni sur le plan matériel » à mettre en œuvre des mesures similaires à celles prises en Chine. Ces mesures « sont pourtant les seules à avoir fait leurs preuves pour interrompre ou minimiser l’épidémie» Insiste l’OMS.

Le 29 février, une réunion d’un conseil des ministres exceptionnel consacré à la crise du Covid-19.

Le gouvernement décide de recourir à l’article 49-3 qui met en cause sa responsabilité sur le projet de loi de réforme du système de retraite en examen à l’Assemblée nationale.

Le stade 2 est déclenché alors que  déjà 100 personnes sont atteintes du virus. Le principal foyer de contamination se trouve dans l’Oise avec 36 cas. Les écoles des communes touchées sont fermées. La présence de l’infection en divers points du territoire ne justifie plus le confinement des personnes de retour des zones « à risque », notamment la Chine et l’Italie. La stratégie du gouvernement est à ce moment là de freiner la propagation de la maladie sur le territoire français et, pour ce faire, de nouvelles mesures sont prises tant au niveau local que national.

Dans l’Oise, les rassemblements sont interdits, les habitants invités à limiter leurs déplacements et les écoles des communes touchées fermées. Au niveau national, les manifestations de plus de 5 000 personnes en milieu fermé sont interdites.

Dans le compte rendu du conseil des ministres, l’Elysée précise que les français n’ont pas besoin de porter de masque.

Le pouvoir sur la planète Mars

Le 1er mars , les premiers cas d’Outre Mer sont diagnostiqués, dans les Petites Antilles, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin.

Le 2 mars, le directeur de l’OMS prévient : « Avec des mesures précoces et agressives, les pays peuvent arrêter la transmission et sauver des vies.».

Le nombre total de cas confirmés s’élève à 191. Parmi eux, le tiers est lié au foyer épidémique de l’Oise. Les trois-quarts des cas français ont une origine identifiée. Au minimum 20 % d’entre eux proviennent de zones à risque à l’étranger. Douze régions sont touchées et cinq d’entre elles ont plus de dix cas. Dans le Morbihan, qui compte 19 malades, dix écoles primaires et sept établissements du secondaire des communes concernées sont fermés par arrêté préfectoral. Le Premier ministre indique que l’objectif du gouvernement est de ralentir pour empêcher, ou au moins retarder, la libre circulation du virus sur le territoire qui marquerait l’arrivée dans la phase 3, c’est-à-dire l’épidémie proprement dite de coronavirus en France.

Du 3 mars au 5 mars : la presse se fait l’écho de trente personnes, déclarées porteuses du virus, qui apparaissent avoir participé à un rassemblement évangélique de près de deux mille personnes à Mulhouse (Haut-Rhin) organisé par l’Église Porte ouverte chrétienne dans le quartier de Bourtzwiller, du 17 au 24 février.

 

Le 6 mars, quatre-vingt-et-un cas ayant été détectés en 24 heures à Mulhouse, le préfet déclare que les moyens ne sont plus suffisants pour dépister systématiquement tous les cas suspects. Seuls les patients dont l’état est le plus grave sont hospitalisés. Il parle de « stade 2 avancé ». Mulhouse devient alors un foyer important. Dans ce même département, des mesures restrictives sont prises pour limiter les rassemblements de personnes, ceci passant par la fermeture d’écoles et la limitation des rassemblements.

Le 4 mars, l’Italie compte 3 100 cas d’infections et décide de la fermeture des écoles.

Plus de 200 cas identifiés de Covid-19 en France.

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement (France Inter) : « On ne fermera pas toutes les écoles de France. », « Si nous basculons dans le stade 3, à savoir une épidémie qui circule dans tout le territoire, on ne va pas arrêter la vie de la France. »

L’ARS Grand Est indique par la voix de son directeur général, Christophe Lannelongue, rapporté par les DNA « On ne fait plus recherche de cas contact, aujourd’hui, notre objectif majeur est de soigner ».

Le 5 mars, Macron déclare : « Il y a un moment où, nous le savons tous, une épidémie est de toute façon inexorable ».

Le rythme des décès commence à s’accélérer avec trois morts, portant à sept le nombre de personnes décédées. L’ensemble des régions métropolitaines françaises et la Guyane sont touchées. Les principaux foyers de cas groupés sont l’Oise (99 cas), la commune de La Balme, en Haute-Savoie (30), et le Morbihan (20). Un premier député, Jean-Luc Reitzer, est testé positif le 5 mars et hospitalisé à Mulhouse. Franck Riester, ministre de la Culture, est testé positif au coronavirus le 8 mars. Ce même jour, après l’Oise, le Val d’Oise, le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, Mulhouse et le Morbihan, Ajaccio fait partie des foyers d’épidémie où sont prises des mesures renforcées, la ville regroupant 23 cas. Les établissements scolaires et crèches sont fermés et les rassemblements de plus de 50 personnes prohibés.

 

Les pharmacies reçoivent l’autorisation de fabriquer du gel hydroalcoolique. Des alertes de pénurie avaient été lancées dès le début février.

Le 6 mars, l’OMS indique que le seuil des 100 000 cas de Covid-19 est dépassé dans le monde.

En soirée, Emmanuel Macron et son épouse vont au Théâtre voir la pièce « Par le bout du nez » qui met en scène un psychiatre et un président de la République victime de démangeaisons du nez juste avant son discours d’investiture. Selon le président, « La vie continue. Il n’y a aucune raison, mis à part pour les populations fragilisées, de modifier nos habitudes de sortie.»

Le 8 mars, le président du Conseil italien Giuseppe Conte décide la mise en quarantaine les régions italiennes les plus touchées, puis le lendemain l’extension du confinement à toute l’Italie (9 172 cas et 463 morts) avec fermeture des commerces non essentiels.

Le 9 mars, le couple Macron inaugure le Café Joyeux des Champs Elysées sans se poser de question sur les gestes barrières que le gouvernement nous rabâche en longueur de journée…

En France, les rassemblements de plus de 1 000 personnes sont interdits.

Le gouvernement maintient un stade 2, différencié selon les territoires selon qu’ils connaissent ou non une circulation active du virus. Il se veut proportionné pour garantir une vie sociale tout en limitant les risques. Dorénavant, seuls les cas graves seront hospitalisés et les médecins de ville doivent assurer un filtrage.

Un décret met fin à l’obligation d’avoir eu une consultation physique avec son médecin dans l’année précédant une téléconsultation.

Le 10 mars, Création du Conseil scientifique Covid-19 chargé de conseiller le président de la République, présidé par le Pr Jean-François Delfraissy. Sa composition de 11 membres est officialisée le lendemain 11 mars selon des procédures de nomination discrétionnaires opaques Olivier Véran installe un conseil scientifique pour éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au Coronavirus. Certains de ses membres ont des liens financiers avec l’industrie pharmaceutique. Il est rappelé que c’est la mission du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) de conseiller l’exécutif, ce qu’il précise dans un communiqué.

Le 11 mars, le ministre de la santé annonce que dorénavant toutes les visites aux EHPAD sont interdites. Un nouveau foyer de contamination se révèle dans les environs de Montpellier.

Selon le ministre Olivier Véran, « les enfants ne constituent pas un public fragile, il ne faut donc pas avoir peur de les envoyer à l’école.»

Des mesures restrictives visant à limiter les rassemblements de personnes sont prises dans l’Oise, la Corse et dans la région de Montpellier.

Maintien des matchs de football OL-Juventus de Turin et du huitième de finale retour de la Ligue des champions PSG-Dortmund. Lors de ce dernier, 4 000 supporters sont massés à l’extérieur du Parc des Princes où le match se joue à huis clos.

Les inquiétudes économiques occasionnent un krach boursier mondial la deuxième semaine de mars. La Bourse de Paris s’écroule et connaît ses pires séances, surpassant la crise des subprimes de 2008.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère l’épidémie de coronavirus comme une pandémie mondiale.

Le 12 mars, le cap des 1 000 morts est franchi sur l’ensemble de l’Italie.

Le matin, le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer annonce : « Nous n’avons jamais envisagé la fermeture totale des écoles. »

Le soir, dans une déclaration télévisée, le président de la République Emmanuel Macron parle de « la plus grave sanitaire depuis un siècle ». Il décrète la fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées et universités. Toutes les entreprises pourront reporter « sans justification, sans formalités, sans pénalités » le paiement des cotisations et impôts dus en mars.

Un mécanisme « exceptionnel et massif » de chômage partiel est annoncé et les salariés sont encouragées à pratiquer le télétravail.

En revanche, le premier tour des élections municipales prévu le 15 mars est maintenu. Selon lui, les scientifiques « considèrent que rien ne s’oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes ».

Ce n’est pourtant pas l’avis du conseil scientifique qui précise que « cette décision éminemment politique ne pouvait lui incomber ».Le  #JeNIraiPasVoter apparait dans les réseaux sociaux.

Le ministère de la santé demande la déprogrammation des interventions chirurgicales non urgentes. Le lendemain, les rassemblements de plus 100 personnes sont interdits.

Le 13 mars, le quotidien Le Monde titre « Covid-19 : vue d’Italie, l’insoutenable légèreté de la France » après les scènes de liesse qui ont entouré, à l’extérieur du stade, la qualification du Paris-Saint-Germain à l’issue du match joué à huis clos contre le Borussia Dortmund.

Du 13 au 16 mars, le porte-avions français Charles de Gaulle est autorisé à faire une escale à Brest. L’équipage a la permission de sortir en ville comme bon lui semble. Bilan, près des deux-tires de l’équipage (1046 marins sur 1760) seront testés positifs au final quelques semaines plus tard.

Le stade 3 du plan Orsan REB est activé face au doublement de contaminations en 72 heures; le bilan passant à 4.500 et 91 morts.

Le Premier ministre Édouard Philippe annonce à compter du 14 mars à minuit et jusqu’à nouvel ordre, la fermeture de tous les lieux publics « non-indispensables ». Les exceptions sont les pharmacies, les banques, les magasins alimentaires, les stations-essences, les bureaux de tabac et les bureaux de presses.

Le 15 mars, le premier tour des élections municipales est maintenu et  21 millions d’électeurs se déplacent pour participer au vote.

Malgré les mesures sanitaires mises en place dans les bureaux de vote, le taux d’abstention au premier tour des élections municipales dépasse 55%, soit 20 points de plus qu’en 2014.

Des médecins (dont le Pr Rémi Salomon, Pdt de la CME de l’AP-HP), des élus, des présidents de région ont demandé depuis plusieurs jours l’annulation du scrutin.

Le 15 mars, 5 423 cas sont confirmés, dont 400 graves ainsi que 127 décès.

Fermeture effective de tous les lieux publics non indispensables à la vie du pays à la suite de l’annonce du Premier ministre faite la veille.

Premier décès en Martinique. Il s’agit d’une personne de 86 ans ayant été en contact avec un membre de sa famille qui avait effectué une croisière maritime quelques jours auparavant.

Le président du parti LR, Christian Jacob, est testé positif et confiné à domicile.

Le PDG du groupe LVMH, Bernard Arnault, annonce qu’il va mettre à contribution l’ensemble des unités de production de ses marques de parfums et cosmétiques afin de produire des quantités importantes de solution hydro-alcoolique. Celles-ci seront offertes aux autorités sanitaires françaises et notamment à l’APHP.

Fin de l’escale du porte-avions Charles de Gaulle du 13 au 15 mars à l’arsenal de Brest : Une quarantaine de marins présenterait des symptomes ORL ou respiratoires compatibles avec un Covid-19.

Le 16 mars, 6 633 cas sont confirmés en France ainsi que 148 décès. Olivier Véran, ministre de la santé se veut rassurant : « À mesure que l’épidémie progresse, nous sommes en mesure de prendre les décisions qui permettent de protéger les Français.»

Le Conseil scientifique Covid-19 explique dans un avis que « seules doivent persister les activités strictement nécessaires à la vie de la Nation ».

Les présidents de conseils départementaux et les fournisseurs des laboratoires départementaux d’analyse, destinés habituellement aux filières agricoles et viticoles, indiquent au directeur général de la santé Jérôme Salomon disposer d’un stock suffisant de réactifs pour réaliser 150 000 à 300 000 tests de dépistage du SARS-CoV-2 du Covid-19 par semaine. La suspension de la norme interdisant aux biologistes vétérinaires de traiter des prélèvements émanant d’un corps humain n’intervient toutefois que le 7 avril.

L’OMS insiste encore une fois « testez, testez, testez ! Isolez les personnes positives et remontez leurs chaînes de contacts ». « Vous ne pouvez pas combattre un incendie les yeux bandés. Et nous ne pourrons pas stopper cette pandémie si nous ne savons pas qui est infecté. ».Les capacités hebdomadaires de tests sont de 35 000 en France et 500 000 en Allemagne…

À 20 h, le président de la République, Emmanuel Macron, prononce une allocution retransmise en direct par les chaînes de télévision et les stations radio nationales. Insistant à plusieurs reprises sur le fait que la « France est en guerre » contre la COVID-19, il annonce la mise en place de nouvelles dispositions entrant en vigueur le lendemain à midi pour une durée minimale de quinze jours

Le 17 mars, la veille lundi et le mardi 17 au matin: De nombreux français quittent leur lieu de résidence pour leur lieu de confinement. Plus d’un million de personnes quittent ainsi l’Île-de-France, avec embouteillages et gares saturées, sans qu’aucune mesure ne soit prise.

12 heures: Entrée en vigueur du confinement en France, annoncé la veille lors d’une intervention du président de la République, qui s’est gardé de prononcer les mots confinement ou quarantaine, laissant le soin à son ministre de l’intérieur d’expliquer les mesures. Un confinement limité puisque des millions de salariés doivent continuer à travailler dans des secteurs non essentiels de l’économie.

7 730 cas confirmés dont 699 graves ainsi que 175 décès ; 602 personnes sont guéries et ont quitté l’hôpital88. La Chine avait décidé du confinement de Wuhan avec environ 600 cas officiellement recensés.

Olivier Véran revient sur la pénurie de masques, selon Olivier Véran « Nous avons assez de masques aujourd’hui pour permettre aux soignants d’être armés. Nous avons suffisamment de masques FFP2 pour faire face aux besoins hospitaliers et pour équiper les infirmières ou les médecins libéraux. »…

Le lendemain, le 18 mars le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique Covid-19, reconnaît que la stratégie adoptée par le pouvoir est une stratégie par défaut, adaptée à la pénurie de moyens (masques, tests). Le manque de tests est « un vrai problème », insiste-t-il. Anne-Sophie Lapix l’interroge explicitement sur la forte différence de mortalité entre la France et l’Allemagne.

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire appelle « tous les salariés des entreprises qui sont encore ouvertes, des activités qui sont indispensables au fonctionnement du pays, à se rendre sur leurs lieux de travail ».

Le 19 mars, le Collectif C19, qui réunit plus de 600 médecins, porte plainte auprès de la Cour de justice de la République (CJR) contre Agnès Buzyn et Édouard Philippe, qu’il accuse de « négligence coupable » et de « mensonge d’État ».

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner assure que les policiers « ne sont pas en risque face au coronavirus » et qu’ils n’ont pas besoin de porter des masques.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud parle de « défaitisme » sur la matinale de LCI à propos du secteur du BTP, qui a interrompu les chantiers. « Arrêter d’aller bosser, arrêter de faire vos chantiers, ça c’est du défaitisme. » « Les entreprises qui ne jouent pas le jeu, qui se disent “l’État paiera”, ce n’est pas du civisme », ajoute-t-elle, en les menaçant de la suppression du chômage partiel. Des appels à la reprise du travail sont lancés par d’autres ministres.

Le 20 mars,  Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, certifie qu’il n’y a pas de pénurie de masque: « Les masques sont livrés très régulièrement. […] Non, je ne reconnais pas qu’il en manque. Nous en avons parlé au conseil de défense, ces masques sont en cours de livraison, pour la plupart des départements ils ont été acheminés ».

La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, déclare: « Vous savez quoi ? Je ne sais pas utiliser un masque. Je pourrais dire : ‘Je suis une ministre, je me mets un masque’, mais en fait, je ne sais pas l’utiliser »; « les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde »

Le 21 mars, concernant la polémique sur la pénurie généralisée de masques et de matériel de protection (lunettes, visières, blouses et casques jetables en papier), le ministre Olivier Véran déclare: « Je dis aux soignants que je comprends et partage leurs attentes et, parfois, leur colère. Je veux vous présenter la situation telle qu’elle est.

Le groupe LVMH annonce pouvoir livrer 10 millions de masques (7 millions de chirurgicaux et 3 millions de FFP2) en France par semaine durant un mois grâce à ses réseaux commerciaux en Chine.

Un premier soignant est signalé décédé des suites de la maladie.

De leur côté, l’Italie et l’Espagne interrompent toutes les activités économiques non essentielles.

Le 22 mars, Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France (FMF): « L’imprévoyance du gouvernement et de l’administration française a été totale » et les autorités « auront des comptes à rendre ».

Adoption de la loi sur l’état d’urgence sanitaire qui autorise le gouvernement à gouverner par ordonnances.

Alors que la pénurie de tests – réservés aux malades graves – se poursuit, la secrétaire d’État Emmanuelle Wargon annonce sur Twitter qu’elle a bénéficié d’un test en n’ayant que « des symptômes bénins ». D’autres VIP ou politiques annoncent leurs tests négatifs ou positifs malgré l’absence ou la bénignité de leurs signes.

Le 23 mars, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, sur CNews se défend : « On ne peut pas dire qu’il y a eu un défaut d’anticipation de cette crise, bien au contraire. »

Les vols entre la métropole et l’Outre-mer sont interrompus.

La totalité des cas de Covid-19 de La Réunion concerent des personnes récemment arrivées de métropole.

Le conseil scientifique Covid-19 « estime de manière consensuelle nécessaire un renforcement du confinement ».

Le 24 mars, le seuil des 1 000 morts est atteint.

« Rendez-vous au procès », tweete Jérôme Marty, président du syndicat de médecins UFML, en réponse à Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement

Le ministre de l’agriculture Didier Guillaume lance un « grand appel à l’armée de l’ombre » des confinés : « Rejoignez l’armée des agriculteurs, 200 000 emplois sont disponibles. » Bref, restez chez vous mais allez travailler dans les champs.

Le 25 mars, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement insiste : « Il n’y a pas besoin d’un masque quand on respecte la distance de protection vis-à-vis des autres. »

Emmanuel Macron visite l’hôpital de campagne de Mulhouse avec un masque FFP2 sur le visage.

Le 26 mars : Un article du Courrier international reprenant des articles publiés dans la presse allemande, fait état d’un rapport d’experts allemands qui, sur la base d’une visite des hôpitaux de Strasbourg, font état d’un tri des malades en fonction notamment de l’âge.

Le 27 mars,Georges Gao, directeur du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (SCDC), met en garde : « La grande erreur aux États-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque. » « Il faut porter un masque. » alerte celui-ci.

Quatre pays d’Europe centrale (République tchèque, Slovaquie, Autriche et Slovénie) ont rendu le port du masque obligatoire dans l’espace public.

Le premier ministre Edouard Philippe prolonge le confinement national au moins jusqu’au 15 avril 2020.

Le 28 mars, dans une conférence de presse Édouard Philippe avec le ministre menace : « Je ne laisserai personne dire qu’il y a eu du retard sur la prise de décision du confinement. »

Emmanuel Macron dans un entretien à trois quotidiens italiens déclare : « J’ai abordé cette crise avec sérieux et gravité. »

Olivier Véran annonce qu’une commande de respirateurs artificiels pour les services de réanimation vient d’être passée.

Au Royaume-Uni et aux États-Unis, il a été demandé aux industries automobiles d’adapter leurs lignes de production pour produire des respirateurs artificiels.

Le 30 mars, la barre des 3 000 décès à l’hôpital (3 024) est franchie en France, soit 418 de plus en 24 heures. Le nombre de personnes hospitalisées pour cette maladie est proche de 21 000 (+1 592 depuis dimanche 29) (+ 424 en réanimation) où sont admis à ce jour 5 056 patients.

Pour la région Île-de-France, la plus touchée, 954 décès ont été comptabilisés dans les hôpitaux (+147 en 24 h) ; 597 nouveaux patients ont été hospitalisés portant leur nombre total à 7 689.

Le Grand Est enregistre 3 950 hospitalisations, dont 844 en réanimation et 917 morts à l’hôpital.

Le 1er avril, un couvre-feu de 20h à 5h est instauré en Martinique et en Guadeloupe.

Le 2 avril, le gouvernement se décide enfin de comptabiliser les morts dans les EHPAD.

Le 3 avril l’Académie Nationale de Médecine recommande le port obligatoire de masques protecteurs pour les sorties. Elle recommande au grand public d’utiliser des masques « alternatifs » afin de ne pas priver le personnel soignant des masques médicaux traditionnels, en pleine pénurie.

Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon déclare: « Si nous avons accès à des masques, nous encourageons effectivement le grand public, s’il le souhaite, à en porter ».

Le 6 avril, 2417 morts ont été enregistrés dans les EPHAD. Le ministre de la Santé annonce « une vaste opération de dépistage » dans les EHPAD.

3 semaines après leur demande auprès de la Direction générale de la Santé, les laboratoires départementaux d’analyse sont enfin autorisé à pratiquer des tests PCR du coronavirus SARS-CoV-2 du COVID-19.

Le 7 avril, la France passe le seuil des 10 000 morts. 7 091 décès sont enregistrés en milieu hospitalier (607 de plus en 24 heures) et 3 237 dans les EHPAD.

Le nombre de patients en réanimation commence à diminuer dans les régions : SUD, Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Le 8 avril, Olivier Véran annonce : « Depuis le premier jour de la crise épidémique, nous avons décidé d’être dans l’anticipation, c’est-à-dire de disposer au moment opportun de tous les moyens possibles pour lutter contre la diffusion du virus. »

Le 9 avril, Sibeth Ndiaye revient insiste sur le port de masque « il n’y a pas aujourd’hui de consensus scientifique en la matière », soulignant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « ne recommande pas le port du masque dans la population de manière générale ».

Le 12 avril : Dans une interview à La Republica, Jean-François Delfraissy, du Conseil scientifique COVID19, déclare que faute d’avoir une capacité à tester suffisante, le confinement était la seule solution pour la France.

Le 13 avril : 4e allocution du Président de la République liée au Covid-19. Le confinement est prolongé jusqu’au 11 mai 2020…

En attendant, le gouvernement continue à enchaîner les contradictions et commence à agacer les plus en plus de monde… jusqu’à Jean Pierre Pernaud lui même !

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